La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

mardi 14 mai 2019

Semis :  pour Thérèse
Fulgurance  :  pour Alfonso
Classement sans suite  :  pour Christine Saint-Géeours
Sémiotique  : pour Manouche



Aux Anges du Grand Garage Blanc.



Chambre 64
La nuit sera longue. Mon voisin de chambre est en urgence cardiaque et  respiratoire, il étouffe. J’appelle l’infirmier de garde. Ils interviennent à deux, rapidement. Plusieurs alertes dans la nuit, suivies de plusieurs interventions des soignants. Il délire, il crie.
 Je suis très souffrant, aussi, depuis  mon opération à cœur ouvert.. Distribution de morphine, trois fois cette nuit. J’allume ma veilleuse. Je ne dormirai pas. Je prends des notes, pour plus tard, avec l’idée d’un avenir compromis.
Service des soins intensifs -Cardiologie .
CH.Chubert Vannes



***


Petite musique de nuit

Le temps m’échappe, en suis-je responsable ? Suis-je plus responsable de cette force intérieure,de cette énergie, née d’un cœur abîmé qui se bat.
D’où viennent tous ces signes perçus, que je transforme en land art ? A qui s’adressent-t-ils, sinon à moi ? Je suis bien dans la dernière ligne droite. Je sais maintenant, qui aura le dernier mot.Souffrir est une injustice faite à la vie.
A quel âge devient-ton vieux pour aimer ? Parfois, dès l’enfance quand celle-ci est piétinée.
*
Souvenirs d'été...
J'avais 14 ans,. Elle aussi. Un premier rendez-vous, sous les marronniers des remparts de Dinan. Et ce banc de bois, pour nous, tous seuls, puis ce premier baiser advenu à la fin de l’été 56. Enfants, on découvrait l’amour.
*
Avant la mort, les séparations, les retrouvailles, les fâcheries, les histoires d’amour inattendues et l’esprit qui remonte le temps pour gagner quoi, en fin de compte,
*
Chaque année, un nom rayé parmi les personnes aimées, et puis un jour,vient celui de passer ton tour. Tu deviens «  le rayé de l’année « .
*
Entre le souvenir de ton visage aperçu dans un délire, et la solitude de l’après, une longue plaine où rien ne s’arrêter, rien ne se passe si ce n’est une longue mélancolie,tenace et sans fin


***
Notes pour plus tard

Note°1
Il est déjà bien tard. Une fois mort, le temps perdu le sera, définitivement.

Note 2
S’écarter de ce qui est évident, normal, prévu, attendu, et prendre le risque de se perdre dans l’inconnu.

Note°3
Est-ce grave, si je n’ai rien écrit d’important, aujourd’hui ?

Note n°4
Comprendre l’horizon avant qu’il ne bascule.
Il faut choisir entre la mort et la création. Parfois, c’est la mort qui choisit d’enterrer la création.

Note n°5
Rien

Note n° 6
Pendant mes absences, je m’éloignais de la terre entre morphine et perfs.
Et pendant ce temps, l’herbe avait continué à pousser sans moi. Chez toi, aussi.

Note n° 7
Au cœur de la nuit, je crie ma désespérance dans cette douleur qui me poursuit. Un seul désir, mourir, ou bien alors, de la morphine et que finisse ce manège où je n’ai pas le droit de monter.
J’aimerais aimer, plus tard, quand la vie sera plus fréquentable. Mon présent est détestable. L’illusion antalgique ne tient jamais sa promesse, longtemps.

ROGER DAUTAIS
 pour 
LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
Avril 19
Dans ce mois, j'aurais été opéré  à Rennes-Pontchaillou et transféré au CH de Vannes. Au bout de 4 jours de ranimation, j'ai commencé  à prendre des notes, sous morphine.

lundi 13 mai 2019

Ombre et lumière  : à Guy Allix
Spirale en  lumière  :  pour Liplatus
Hommage  :  pour Anne, Claude et Joseph Fraiberger ( + 16.O8.44)
Cercles  pour  poètes disparus  : pour Odile et Jacqueline


 Suis ta vocation  les  yeux  grands ouverts. 
De nombreuses  professions exigent les sacrifices
 des  nuits blanches,  pour la vie

 Edith Boukeu




Nuit blanche et de dérive

Au fond, ma légende s‘écrit au jour le jour, sans que je ne n’aie à m’en occuper. Ce sera plus ou moins juste, bien entendu. Ce qui compte vraiment, c’est d’être attentif au chant du monde qui nous est donné, de l’entendre, d’y participer et non de vivre en courant.
La voie est étroite qui me permet d’avancer, dans ma vieillesse, entre une mort certaine et l’indifférence bourgeoise, qui vote pour une éternité immédiate.
Il faut , probablement avoir été humilié par ces dominateurs, pour accéder enfin à la liberté.
Liberté d’être, de penser, d’aller, de faire ou ne pas faire, et de laiser de côté, beaux discours, dogmes et autres embobinages.
Le land art est mon médium, mon trait-d’union, mon engagement, mon lieu de vie, mon
expression.
Je n’aimerais pas tomber dans le travers qui consisterait à intellectualiser, ce qui n’est qu’une expression manuelle.
Le cœur commande et cherche à recevoir cette onde née d’un autre cœur, sensible à mon travail.
Cela peut s’arrêter là, dans ma vie de coureur d’estran, sans rechercher plus de confort de vie, sans accumulation de richesses matérielles, avec l’idée d’une vie consacrée à l’art, sans but particulier et ne demander rien d’autre que d’être en progression sur le chemin de la connaissance et de la sagesse.
Il est inutile, approchant de la conclusion de ma vie, de me faire la morale, de m’apprendre  à vivre, ou de me récupérer dans votre société de l’avoir.
 L’aisance proclamée me crispe.
 L’obsolescence programmée de notre société de consommation, n’arrête en rien la création de surabondance de biens, réservée aux plus riches ;. Notre société, fait l’impasse sur la pauvreté, la vieillesse, la maladie, l’expression artistique. Il m’appartient aussi de condamner ce choix et de m’engager dans cette voie étroite où il faut résister pour vivre,  loin des foules en acquiescement permanent..
Le land art m’aide à dans cette douloureuse et dernière partie de ma vie d’artiste. Je suis venu sur terre  pour réaliser certaines choses et je tiens  à le faire,jusqu'au bout.
Roger Dautais
Notes de land art pour la Route 77



Grand Garage Blanc.

 Rythmes circadiens.

Cercle n°1
Mon land art ? Des lambeaux de vie, sans retenue. Un goût d’inachevé, parfois, recherché jusqu’à la mise en danger.

Cercle n° 2
La désespérance ? Elle m’a été offerte dans ma prime jeunesse. Ma mémoire a fait le reste ;
Dans notre monde individualiste, l’indifférence est une arme qui rejoint le mépris de classe. Il me faut vivre dans ce vide organisé, ce no man’s land de l’âme.

Cercle n°3
Est-ce grave si je n’ai rien fait d’important, aujourd’hui en land art ?
Il faut savoir aussi,s’écarter de ce qui est évident, normal, prévu. Il faut attendre dans ce vide et prendre le risque de se perdre dans l’inconnu.

Cercle n°4
Comprendre l’horizon, avant qu’il ne bascule.

Cercle n°5
Néant.

Cercle N°6
Il faut choisir entre la mort et la création. Parfois,c’est la mort qui choisit d’enterrer la création.

Cercle N°7
Pendant mes absences, je m’éloignais de la terre, entre exsanguination ,morphine et perfusions. Pendant ce temps ce temps, l’herbe continuait à pousser sans moi. Une vraie consolation, à mon retour.

Roger Dautais.

Nuit blanche sous morphine.
Service ce chirurgie cardiaque
CHU Rennes-Ponchaillou.
Avril 2019



samedi 11 mai 2019

Maternité  : to Erin

Disposition  :  pour Marie-Claude

Voix  ouvrières  : pour Christian Cottard

Un  jour en Décembre  n°  1  :  pour Patricia Anisten
Les dormantes  : pour Marie-Josée Christien


 Publié par le PORTAIL DU LAND ART *

Une œuvre :

Le voyage de la sphère – Basse – Normandie – FRANCE

Démarche :

Adepte de l’expression minimaliste, parce qu’elle me convient, j’ai choisi le Land Art, depuis dix ans, comme mode d’expression principal et complémentaire à l’écriture. Dans ma pratique journalière, devenir sculpteur d’éphémère, c’est réaliser, rêve après rêve, une rencontre au « cœur à cœur » avec la Nature. C’est au milieu des éléments, parfois éprouvants, qui la constituent que je trouve, l’équilibre et matière à nourrir mon imaginaire. J’arrive, ainsi, à faire prendre le relais de la parole et des mots dans la création d’une installation silencieuse et muette. C’est ma façon d’honorer cette Nature, si mal en point, d’y vivre malgré tout, en osmose avec elle. J’essaie de faire partager cette passion en rencontrant des publics divers, sans oublier ceux pour lesquels, privés de liberté ou de moyens, l’art devient médiation, autre façon d’approche singulière, lien d’humanité, tout simplement.
LE VOYAGE DE LA SPHÈRE
Délaissant, pour une fois, mes espaces maritimes favoris, qui se prêtent aux grandes installations, je me suis lancé dans un voyage de compagnonnage d’une année, avec une sphère végétale de ma création. Réalisée en coudrier, en aulne et en osier, je lui trouvais une telle énergie contenue dans ses courbes que l’idée me vînt de l’engager dans une route, une sorte de voyage initiatique, qui lui ferait connaître les quatre saisons et représenterait sa vie. Nous avons réalisé ce rêve, parcourant bois et forêts, mais aussi, la campagne, remontant les berges d’un fleuve, descendant les ruisseaux, arpentant les plages, sous la neige et par tous les temps. Cette sphère aura été le fil conducteur d’un voyage réalisé dans un carré de 30 kilomètres de côté. J’ai vu cette sphère, se modifier d’aspect au fil des saisons, alors que je l’habillais de couleurs locales. Je la trouvais « magique » et « magnétique  » à la fois, cette compagne solitaire, qui me suivait à la rencontre du monde. Puis, considérant sa vie terminée, je l’ai brûlée le long du fleuve, avant d’y répandre ces cendres. Depuis, j’ai souvent raconté le Voyage de la Sphère, estimant que cette œuvre éphémère englobait, la fabrication, le voyage, et l’évocation de sa mémoire. 
Roger Dautais
En Normandie, le 14 juin 2009
 *http://www.landarts.fr/land-art/dautais/index.html
 Je  m'y retrouve en excellente compagnie. Je salue au passage  l'équipe de journalistes qui défend le land art comme nulle part ailleurs. Un grand merci à eux.


Sphère n° 1
Les moments attendus ne sont jamais au rendez-vous. La nature est trop libre pour répondre à de telles injonctions. Il faut  modestement, avant toute création land art,se glisser  modestement dans le paysage.

Sphère n° 2
La  pluie,  lien naturel entre le ciel et la terre, me prend dans ses filets. Elle  m'adopte, me transforme. Je deviens un autre, sorte de poisson à deux pattes et je me déplace  à l'aise dans cet atmosphère semi-liquide. Je regarde les  plumes  mouillées du merle qui s’ébroue et prend son envol. Ne pas désespérer de la  pluie, elle est nécessaire. d'ailleurs, je n'ai jamais aimé les gens qui ne se  mouillaient pas.

Sphère n°3
Jour de  bruine
personne
qu'elle

Le vent seul
croise le chant d'oiseaux
où dorment les étoiles.
A.B.
Quelques instants d'elle
Editions Océanes  1998

Sphère n° 4
L'oubli règle  à peu près tout et parfois
dans notre  propre vie,
 il nous englobe dans sa  béance.

Sphère n°5
vide

Sphère n°6
 àMarie-Claude

La vigne de Farinet, regardait
les Alpes dans les  yeux.
Je faisais de même avec toi ,
 pensant déjà  à notre  prochaine nuit.

Sphère n°7
Cairn
J'aime cette transformation lente
qui part de  l'obsession transgressive
 et se termine par  un corps à corps.
Une fois dressées contre le scandale,
 ces  pierres sont douées d'une lucidité farouche.

Roger Dautais
pour le CHEMIN DES GRANDS JARDINS


P.S.
Je ne demande pas  mieux que de retrouver mes  photos land art dont je suis le seul créateur, repris  comme  illustration. J'aime  moins quand certains indélicats se les attribuent sur leurs blogs.

vendredi 10 mai 2019

Migrants  : aux  âmes de Lampedusa.
La trouble illusion de vivre ;   pour  Agnès Bihl
L'heure unique : pour Jean Aunay,  frère de Loge
Affection  :  pour Ariane Callot


Ce qui donne un sens à notre comportement,
à l’égard de la vie, est la fidélité à un certain instant
et notre effort pour éterniser cet instant.
Mishima
Le pavillond’or



Déplacements

Voyage n° 1
Ni dans le monde,ni hors du monde, j’avance dans cette insécurité partagée, espérant du mieux, comme je souhaite une meilleure vie au cairn qui s’écroule.

Voyage n°2
N’apposer qu’un dernier regard sur le monde,sans regrets et me dissoudre dans l’amnésie générale.

Voyage n°3
à Maman
Oh ! C’est très simple, ce que je voulais dire, en Janvier de cette année là, à cet instant même où elle quittait la terre pour toujours, tout était pareil, vous savez, au temps de mon enfance : l’air, l’eau,la terre, le feu. Mais les hommes avaient oublié l’amour. Le éléments me fascinaient tout autant. Pourtant,cela n’avait pas suffit à éviter le drame. Vous me croyez joyeux, mais c’est de la désespérance dont je parle encore aujourd’hui, en pratiquant le land art autour de l’air, l’eau, la terre, et le feu.

Voyage n°4
Rencontre
On attend l’orage, ensemble, sans parler. Chacun avec ses craintes, ses peurs, ses attirances,ses frisons, peau contre peau. Après, ce sera mieux, sans doute, sur les grèves de Sené.
Certains attendent la pluie pour leur jardin.
Je l’attend pour cette mélancolie qu’elle m’offre à vivre, sans pouvoir y échapper.

Voyage n°5
Annulé


Voyage n°6
Elle a affaire avec l’invisible. Beaucoup trop, selon la foule. Elle devient invisible. Étranges ses visions pour les initiés.Prophètes, poètes ou mystiques, ils le savent en la voyant dans l’ordinaire de ses jours. Si elle manque de temps pour tout faire, elle allonge le temps, voyez. Si c’est pour l’amour ce manque, alors elle allonge l’amour, jusqu’à l’asphyxie. C’est son jeu, voyez., faire tanguer le navire, bouleverser qui embarquera avec elle.
Elle déclenche l’orage, dans ses hanches et personne n’aurait imaginé ça, dans l’ordinaire de ses jours. Les prophètes se noient dans ses fragrances. Tourbillons de fatalité invisible, voyez.
Il ne faudrait pas quitter la lumière blafarde des réverbères et s’enfoncer dans les docks, se faire oublier dans la nuit poisseuse. Il ne faudrait pas se perdre par là, au pays des gueules cassées, des poivrots cuits. Il ne faudrait pas risquer de se perdre par là, sous les grues à charbon.
Elle se serait tapie, voyez, pour attendre, pour provoquer, pour cueillir l’invisible, malgré les visons des poètes, des prophètes et des mystiques, magnétisés, consommés sur place, debout.
Mante religieuse de l’amour, je vous dit. Voyez comment c’est facile, dans l’ordinaire des jours,de perdre sa vie, sur les docks, pour un baiser de trop.
Roger dautais
Texte écrit sous morphine
Service de cardiologie
Rennes Pontchaillou


Voyage n°7
Crac’h
Comment dire ces instants de beauté fragile, lorsqu’au coucher de soleil, un de mes cairns, s’apprête à vivre l’unique nuit de sa courte existence.

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com/

 


***
 Agnès Bihl

jeudi 9 mai 2019

Yoni  : à la marcheuse aux  pieds nus
Rafle  :  pour Ilana (+ 1942)
Black Quarry  : To Richard Shilling
Franchir le  pont  : à Raymond Anisten
Demande de logement .
Petit  oiseau sentimental cherche
abri dans cage thoracique, près cœur sensible.  
Pierre Dac  - L'os à moelle.



Les Espérides



Rez-de Jardin
Si tu perds ta liberté de créer en te demandant, par exemple, ce qui pourrait  plaire  à tel  ou tel public, tu peux abandonner l'art. Ce n'est pas  pour toi. Le conformisme n'est pas dans ma nature, ni marcher dans les  pas de tel  ou tel artiste. Éclater les codes, introduire le symbole, aborder tous les sujets, prendre des risques, voilà ce qui m'a toujours guidé dans le land art. Je ne crains pas la critique. Je ne m'en occupe pas. Plus le temps de  plier sous le joug, quand la dernière  ligne droite est si parlante : la mort,  mon ami, voilà ce qui m'attend,  à brève échéance.
Il est donc plus nécessaire d'expliquer dans le détail, chaque land art. C'est suffisemment parlant.

1er étage
Jeong
C'est le lien puissant  qui  unit deux  individus, entrainant une générosité et une affection mutuelle indéfectible. Ce peut être des atomes crochus qui apparaissent des la première rencontre,  ou bien  une confiance qui s'installe dans la durée. Ce sentiment se décline sur le  plan amical ou  intime.

2ème étage
L"aube bascule. Le jour vire au blanc sur le marais. Le langage des eaux se désarticule. Les âmes en peine s'étreignent. Je te  reconnais, là mais je peux rien faire.

3ème étage
Je pense qu'il faut donner à l'art bien plus que  l'on ne reçoit. C'est pareil en amour, où  il faut donner le  meilleur, de cœur  à cœur quitte à en perdre la vie.

4ème étage
On est pas  obligé de donner des  formes aux choses crées. On  peut aussi s'abandonner  à elles. Guetter la surprise d'une sensation nouvelle, née d'un regard inconnu, croisé, éphémère, sans  vouloir le retenir plus que ça, t'emmène dans  un bouleversement des sens qui peut aller très loin.

5ème étage
En travaux.

6ème étage
à Marie-Claude
Encore  une fois, avant la  plus fâcheus des conclusions, croire  à la jeunesse du soleil levant, dans l'éclat de tes yeux
Encore une fois, parcourir le chemin  invisible qui mène  à la mort, sans le voir.
Encore  une fois, après "avoir-été" , "être" en toi,et risque ma vie au quotidien, sans regrets,  à tes côtés.
 Que rien ne se mette en sommeil en moi,  jusqu'à l'ultime seconde et  que le  mektoub me fasse  brûler ma vie dans l'amour, quitte  à en souffrir.

7ème étage
à Mooji *
Félure
Le temps  me dépouille. La  nitrification des idées, me rend,carcasse rigide, le mental, épais. Mais quand reverrai-je donc cette lumière  intérieure qui m'indique la bonne direction ?
Mais quelle peut être la réelle altérité dans ce partage de cœur  à cœur ?


 à la Marcheuse du Sal
Sita Ram
https://www.youtube.com/watch?v=M_XsWZahsmQ

Toujours en  progression , LE CHEMIN DES GRANDS JARDIN
atteint des 480000 visiteurs et approche des 500000. Tenir un tel blog est très difficile  pour  moi, surtout  pendant ma convalescence, mon opération à cœur ouvert ne remontant qu'à un  mois. Un bonheur de  réussite pour ce blog qui mit  plus de deux ans  pour décoller de  anonymat !
Merci à tous.
 Roger Dautais

mercredi 8 mai 2019

L'échappée belle  :  pour Jacqueline O.
Alliance :  pour Josette de la cachette
Destins croisés : pour Odile
 
 Rien n'est plus désolant que ces gens 
 qui ne disent et ne font jamais rien de " déplacé". 
Christian Bobin



Café Latté

Je te  l'avoue bien simplement, ne pas entrer dans la copie conforme, c’est une de mes limites et je  m'y tiens. Ma folie créatrice est bien plus débridée que cela. Que l’on me copie ne me gène pas. Ça fait partie des reconnaissances possibles et  ça  peut me faire  plaisir.
Mon idée, depuis très longtemps, c’est de vivre quelque chose d’exaltant, tu comprends et d’avancer dans cette direction jusqu’au  terme de ma vie d’artiste. Ce qui approche, maintenant que je suis âgé et malade.
Je ne cherche pas à me maintenir au sommet., ni à préserver mon image.
D’ailleurs, cette notion est très subjective. Quand une personne te décrit comme l’un des meilleurs land artiste , l’autre te trouvera, quelconque.
Le land art n’échappe ni aux passions ni aux règlements de compte. Tu vois ce que je veux dire.
On ne peut pas, dans ce domaine, tenir compte des opinions. Laissons cela aux politiques et aux algorithmes qui le construisent.
A notre époque, qui accepterait encore, de tout perdre de son, savoir, chaque matin, de se remettre en question, puis de prendre la route, sans défenses ni repères, à nu ?
Peu de gens, sans doute.
Le mental est fort résistant. Il ruse, il nous trompe pour garder le contrôle. Or, seul le cœur à cœur, entre la nature et moi, m’intéresse, car il est capable de faire naître ce courant de confiance, pour éradiquer ses résistances ;
On voit bien qu’il reste l’essentiel : une disponibilité totale des cinq sens, capable de capter toutes les énergies créatrices, présentes dans la nature.
Seulement après l’apparition de cette alchimie personnelle, advient l’instant lumineux qui permet à l’idée de surgir. Certains appellent ça, l’inspiration.
Reste à objectiver cette idée cette idée, puis à me servir de mes mains. Un nouveau land art vient de naître, qui me surprend toujours. Tu sais, je ne suis qu’un exécutant, un passeur.
D’ailleurs, je n’aime plus l’idée d’enseigner le land art, comme je le faisais autrefois, je préfère le partager, en discuter quand il faut, comme avec toi, ce jour, autour d’un café latté.

RogerDautais

à propos du land art, le temps d’une rencontre avec un ami.

 LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com/

 Les 3 création  land art, présentées aujourd'hui  ont été réalisées dans les années 2000. 
Petite précision  pour ceux qui donnent de fausses  infos, me concernant, j'ai bien résidé 30 ans en Normandie et non, 3 ans comme je viens de le  lire.



***



Taoïsme

Pour régir les êtres, on mesure à l’aune du yin et du yang. Pour régir le grand tout, il existe six mesures : le ciel est le cordeau, la terre le niveau, le printemps le compas, l’été la balance, l’automne l’équerre, l’hiver le poids de la balance.


 Mon corps est uni à mon centre, le centre est uni à l’énergie, l’énergie est unie à l’esprit et l’esprit est uni au non être

Lie Tseu

mardi 7 mai 2019

Remember  : to  Maé

Anamorphose d'une vie :  à  Chochana  Boukhobza,

Bris de voies   : Thibault Germain
 Notre mémoire est  hors de nous dans  un souffle pluvieux du temps.
Annie Ernaux

La mécanique du cœur,  lorsqu'elle s’enraille, tu vas au tapis.
R.D.

Mémoire n°1
Il  y a plus de  poésie dans le simple va et vient de la mer que dans le  plus beau de  mes cairns et cela me rassure de la côtoyer si souvent.

 Mémoire n° 2
Anamorphose d'une vie
Capter la magie d'une spirale de sable, m'avait  pris  une grande partie de ma vie. A chaque fois, pourtant, je devais mettre  mon savoir de côte et laisser  parler  mon cœur, tant chaque nouvelle spirale devenait  avant  tout une  vie anamorphosée  à découvrir.

Mémoire n°3
Le dernier jour où il fît beau.
Hier,  il a fait beau  jusqu'à l'horizon, jusqu'aux  chênes que tu aimais enlacer.
Hier,  il a fait beau  jusqu'à l'écluse de Pompérin, où tu aimais te baigner  nue.
Hier, il a fait beau jusqu'à la cabane des silences, où tu avais collé  un lion en rut.
Hier, il a fait beau près de  l'Ange cendré en ria, au pied du pin maritime.
 Hier,  il a fait beau dans le jardin des simples, au pied du château fort que tu aimais regarder.
Hier,  il a fait beau jusqu'aux premières gouttes d'eau, salées par mes larmes sur mes joues, quand tu es  partie.
Hôpital de Vannes
Service de cardiologie.
La nuit

Mémoire n°4
Corse
Ils parlent. Ils sont bien, sur le chemin de terre  battue. Les souvenirs remontent, croisés, échangés du bout des regards. La rivière accueille  une nouvelle marée.
 Le clan Corse, siège au village. Extraordinaire et noir, dans le silence de Nonza, rôles distribués.
Les galets  luisants raconteraient leur histoire, plus tard, vague après vague de désir, remuée, rejouée.
Ils  quittent la mer, de vue,escaladent  le maquis jusqu'au chemin de terre battue. Ils sont bien,  à nouveau. Chacun marche en se tournant le dos. Un ravissement Divin emplit leurs deux cœurs.
Demain n'est jamais écrit, pensent-ils, ensemble.
 Hôpital de Vannes
Service de cardiologie.
La nuit

Mémoire n°5
Vide

Mémoire n°6
Pour M.G. l'amnésique

Quand le corps fait naufrage
Ce n'est  plus la douleur criante, délirante, absolue, celle qui cotoie la mort dans  une boîte grise.
Non, c'est la douleur  lourde, que la morphine  ne suffit  plus  à calmer. Délire noir, épais, indigeste qui laisse  peu de place à autre chose que celle d'une idée de sortie de vie, brutale.
Le corps est plaqué par la gravité de l'instant, collé, horizontal. La  poitrine  brûle et rappelle cette  longue cicatrice rouge, preuve que  mon thorax a bien été scié en deux. Le cœur réparé, souffre en silence. Une immense fatigue me fais voyager. Loin, très  loin. Haut, très haut.
L'esprit décroche, sombre,  un isntant,  pèse le pour et le contre, d’une telle condition humaine. Faut-il vivre ?  Faut-il arrêter les frais ?
Puis, la vie reprend le dessus.

 Hôpital de Rennes-Pontchaillou
Service de réanimation cardiaque.

Mémoire n°7
  à Marie-Claude

Mon corps décédé, descend le Nil...

Asouan, ta main dans la mienne.
Sous la felouque, le Nil.
Le bonheur dans tes yeux de rencontere les  miens.
Tout est lenteur
tout est beauté.
Sans cesse, les  pêcheurs, frappent le fleuve de  leurs filets.
Demain, ce sera
Abbou Simbel
et notre amour des temples.
   Roger Dautais

Nuit morphinique
Service de réanimation
en  chirurgie cardiaque
Hôpital de Rennes Pontchaillou.

lundi 6 mai 2019

Grand soir : à Pascale Delagne


Délire-moi  : pour Coline Malice

Chanson  blanche  :  pour Éveline Galet



Au restaurant, chaque désir s'additionne.
Gaëtan Faucer


BARADOZ

Table n° 1
 Tsaddé
Je me dois de faire remonter le rêve qui vit en moi,  jusqu'à la surface.Mes nuits sont de  morphine.
Apprendre  à vivre avec soi demande  une attention continue.

Table n° 2
Daleth
Le temps du silence blanc est revenu,cyclique,  morphinique. Nécessaire, il s'est imposé .Il  a fini  par chasser ma fébrilité. Les mots s’intériorisent, s 'assemblent  pour  plus tard,  ou  pour jamais, de la  même façon.

Table  n°3
Mem
Je me revois très bien, ce dimanche de décembre,  où je voyageais avec  mes étoiles de David. Je les ac vais perchées, très haut, dans le châtaigniers, à cause des  loups, revenus.. La semaine siuivante,  il s'était mis à neiger sur ma peine.

Table n° 4
Tav
Parfois, ça sent le  naufrage, au beau milieu de cette société de consommation. Le naufrage définitif, l'over dose, tu vois,  ni corps, ni biens  à récupérer en  mer. C'est un mauvais rêve, mais le le fais. Et  puis, au réveil, le goût de la vie reprend le dessus.

Table n° 5
Samekh
Réservée.

Table n°6
Noun
J'ai connu le désert et sa  longue traversée, ses Paradis artificiels.. J'y suis, de nouveau et seul. Les hurlements nés de ces  longs voyages, se  pratiquent en  loup solitaire. Je n'ai pas d'autre solution que de survivre et je le fais. Il  n'y a rien  à comprendre.

Table n° 7
Shin
Il  me faut vivre une part de vrai silence blanc,  puis une autre part de  vraie solitude, pour  oublier ce que je connais. Non, mes cairns ne sont pas des tas de cailloux. Ils me  mènent au rêve,  à la sérénité. Après, je peux les  offrir à l'immensité, les  oublier  pour faire  place aux autres.

Absurde,  la course avec le  temps. Au final,  il raflera la mise.

Roger Dautais
Grand Garage blanc
coutures et cicatrices. Avril 19

Hôpital de Rennes-Ponchaillou,
service de chirurgie cardiaque

Hôpital  de Vannes
Service de  cardiologie

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Trouvé sur  un blog

.../Roger Dautais est surtout connu pour son œuvre de Land Art, discipline à laquelle il se consacre depuis 1997. Que ce soit, dans le sud du Maroc (Agadir, Tafraout, le moyen Atlas) ou dans le sud de la Tunisie (Djerba, Matmata, Douz, Médenine),jusqu'aux rives du Nil,  où  il s'approche du Soudan , il aime à croiser les cultures, créer des installations éphémères « in-situ  », hommage rendu aux berbères rencontrés pour les remercier de leur accueil et de leur sens de l’hospitalité. Ces parenthèses de création vécues à l’étranger, il reprend la route en France et sillonne inlassablement, plages, grèves, berges de fleuves et rivières, campagne et carrières pour créer sans cesse, installer, poser sa marque, écrire à même le sol, dans cette nature qu’il aime tant, l’histoire de sa vie d’artiste. Rêveur impénitent depuis son enfance à laquelle il est resté fidèle. L’art et la création auront pris une place majeure dans sa vie. Et la résistance à l'extrême-droite. 

C'est  à peu près ça, mais  il y a a eu tant d'autres choses.
 Merci quand  même.

dimanche 5 mai 2019

Aux Anges du Sal  : pour Marty

Shirin Yoku  :  pour Odile

Mandala :  pour Marie-Josée Christien



Le rossignol chante  mieux dans la solitude des nuits qu'à la fenêtre des rois
P.Lorain



  Grand garage blanc
Hopital de Rennes-Pontachaillou
service de chirurgie cardiaque



Au Docteur Marie Aymami

Fenêtres sur cour

Fenêtre n°1
Au paradis, tes yeux seront toujours
un camaïeu de Lapis Lazulite.

Fenêtre n°2
Ni  ombre  ni  lumière, saumon  frétillant, mange  mon corps exsangue qui descend la rivière. Emmène-moi  mourir  loin d'ici, sur les  pierriers qui scintillent sous la  lune. J'espère  un exil définitif  dans ce voyage morphinique.

 Fenêtre n°3
Tu me crois un géant, je ne suis que  poussière d'étoile dans ton  œil. Je t'aveugle et tu cries au soleil de se rallumer. Je suis ta nuit, debout, tes  insomnies, tes étoiles.
Réveille-toi amie, je veille, mais pas  pour  longtemps. L'opium brûle mes veines.

Fenêtre n°4
Parfois, je me perds dans le temps qui  passe. Le brumes de  Ganja, crament mes poumons Le temps tourne toujours dans le même sens. Il finit par  m'emporter aux portes de  l’indicible. J'oublie les  mots, les remplace par des  pierres. Ici, je suis vraiment  moi-même, au cour de la nature dont je fais  intimement partie. Les  pierres me regardent, je suis des  leurs.

Faire remonter le rêve qui vit en  moi, à la surface. Apprendre à vivre libre avec soi, loin des  injonctions.

Fenêtre n° 5
Fermée, définitivement. Donne sur le vide.

Fenêtre n° 6
Entouré de personnes qui savent exactement ce qu'est la vie, je sais combien ils se trompent. La vie est tout sauf un état stable et prévisible. La vie est  mouvement, surprise, changement;  mutation, mais elle avance toujours dans le  même sens. Elle nous  impose  l'entropie.
Elle danse, Marie-Jeane, dans sa blouse blanche. Elle  pique. Elle chasse la douleur. Je suis A-Morphe.

Fenêtre n°7
Lorsque le soir tombe, j'ai envie de lui téléphoner, de savoir comment  il va. J'ai envie de l'inviter  à la maison, d'oublier  mon enfance, de lui raconter ma  journée, d'écouter ses  histoires de guerre,  mille fois entendues. Parfois, je  l'appelle : Papa.
Alors,  il se tient  muet, près de  moi, bien qu'il soit  mort en Janvier 2010.


Roger Dautais



Le 9 avril, je subissais  une opération à cœur ouvert. Ceci demanda  une  prise en charge de ma douleur, par la morphine. Après les 4 jours de réanimation, je décidais de profiter des modifications de  conscience , dues  à ce  produit. Je me retrouvais 40 ans en arrière,sur la route des paradis artificiels. J'ai pris des  notes et me suis mis en écriture pendant 19 jours. Cette période d'inspiration particulière a transformé  mon écriture.


 LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com/

samedi 4 mai 2019

La porte des sept Îles :  pour Erin, seulement.
Hésitation  :  pour Edith et Maud, mes étoiles.


A cœur  ouvert  : Pour Océanique
 Parce qu'il faut
" Sauver quelque chose du temps  où  l'on ne sera jamais  plus".
Annie Erneaux



Range ton couteau, je suis au bord du gouffre. Mon cœur saigne encore. Ce serait perdre ton temps, tu sais. La  mort se chargera de  moi en temps  utile. Je n'ai plus guère de  larmes  pour toi, ni d'espérance non  plus. Mes étoiles s'éteignent,  une  à  une. Garde ta haine, amie, tu vaux  mieux que cela. Le monde est là , qui te tend les bras. Tu dois aimer et non tuer . La fin de  l'histoire va dans ce sens. Sous le poids des souffrances, se  lève l'espérance. .
R.D.


à Marie-Claude, femme aimée.

Naufrage.

Bouée N° 1

Brisures
Petites chapelles à l'écart, que  l'on appelle des cœurs, parcourues  pieds  nus, dans quel labyrinthe avez vous conduit  mon âme d'athée...
Le corps  nu, comme  offrande, la flamme  pour  prière, libre jusqu'au bout des croyances
et mon cœur aux mains expertes. Chirurgie du voyage  ultime.

Bouée N °2
Dérive
Mon esprit épais, s'évade, libre, dans les plaines  à morphine. Partout, alentour, les  pierres  m'appellent. Pierres  à lever, vierges  à délivrer de l'estran  avant le tsunami blanc. Sauver, des  mères  à  l'enfant,  nées sous le varech, d'une  intention pure. Célébrer la vie et celles qui la donnent.

Bouée N° 3
Embruns rouge sang.
Entre elle et moi,  un silence établi. Au  juste pays des sternes blancs qui glissent, célestes et me font lever la  tête.Les rivières  pourpres débordent de  passion.
Prière;
 " laisse moi la chance d'une dernière fois, regarder les cardinale sacrées, de caresser les directions angéliques et me laisser le choix final. Ce sera le Nord des eaux froides pour ne  plus revenir, ici.

Bouée N° 5
Coulée.

Bouée N° 6
Je ne demande  pas l'admiration, ni l’aumône dans ma petite maison, ni  même que vous demandiez de mes nouvelles, chers aisés familiaux. Vous aurez votre tour. Je ne cherche  pas  à étonner gratuitement, par mes  installations réalisées,  humblement, sur cette terre, dans ma vie d'artiste. Non. Je circule, seul, entre dolmens et  menhir, sur cette terre sacrée, je prolonge cette vie souterraine de mes aïeux. De mare en mare, je cherche dans les dormantes, le  miroir d'eau qui fera  interface entre le visible et l’invisible, des deux  mondes rassemblés. Si  je vibre  à  l'amour,c'est parce que je suis fait  pour aimer et non haïr.
Je veux être  un homme libre, marchant dans le chuchotement du  monde.

Bouée N°7
Délire morphinique
Le sable se  fait chat, le chat se fait sable. Incantations.
 Je souffre tant, ici, dans ce  grand garage  blanc.
Jachère ne veut pas dire, renoncement. Simple période  longue et douloureuse,  loin de  tes yeux bleus.
Tou ceci doit servir  à quelque chose, mon amour.

Roger Dautais

Grand Garage Blanc
Hopital de Pontchaillou -Rennes
Service de soins  intensifs - Cardiologie. Avril 2019
La

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Qui êtes-vous ?

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.