La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

jeudi 15 octobre 2009






à Angèle Arsenault
à Marcella Richard,

Chanteuses Acadiennes
...

elles courent le monde pour nous enchanter






Ne me dérangez pas, je veille...

... sur les enfants du monde, sur ce que vous en faites, sur Lilia, Sylvie, Jacqueline, cachées, casher, étoilées.
Pas vous ?
Mais qui parle de vous...
Je veille sur Shulamit, sur le voyage de Jacques, sur la tombe marquée d'une pierrel blanche Encore une tombe ?
Mais la Terre est une tombe et ce n'est pas pour cela que nous arrêtons de nous entretuer. Le Grand Dérangement Acadien, consista à déplacer tout un peuple d'émigrés en Amérique du nord vers l'europe, leur pays d'origine, pour le mettre en de meilleurs dispositions de comprendre ce que voulait dire le mot domination.
Demandez aux enfants des Leblanc, des Ligères. Demandez-leurs à nos cousins partis de Bretagne, du Berry, de Touraine, du Poitou ou de Normandie. Ils étaient" ces piétons de l'atlantique", si bien chantés par Angèle Arsenault, dans sa chanson Grand Pré, la vie, l'avenir, la forte jeunesse. Ils furent sacrifiés. Demandez leur, à ces enfants d'aujourd'hui où sont les tombes de leurs ancètre. Ou sont leurs mémoires disparues...
Dans leurs tombes explosées d'oubli, ou de mémoire si présente dans le coeur de chaque Acadien, sans haine, ils survivent aux violences d'un peuple colonisateur aveuglé et cupide pour une poignée de livres sterling à mettre en plus dans la poche de quelques profiteurs aux coffres forts déjà bien remplis.

L'injustice est de l'homme, comme le besoin de présider, dominer, faire la guerre, emprisonner , déporter.

L'homme porte médailles, fièrement.

La femme porte la vie, comme elle peut dans cette vie de misère où un dixième de la population riche baise les quatre vingt dix pour cent du reste et se gave de bonnes choses, sous leurs yeux effarés.

Je veille sur l'amour pour qu'il ne s'éteigne pas . Je suis un homme, alors, je connais la chanson, la mienne,c'est moi qui l'écrit !

Je veille sur les yeux de l'amour, si beaux, si bleus, si bretons, si doux, si...humains et qui ont vu la mort de si prêt, jusqu'à l'accompagner. Vous ne me croyez pas. J'ai vu aussi cela, et de près.

Je veille sur la corde du pendu pour qu'ele ne s'éourte pas et sur le plaisir de l'homme qiu lui a vendu cette corde.


aux enseignantes...
à Manue,

Je veille sur la prospérité des ventrés replets, les pavaneurs d'estrade, les pavanants, les paons à la pourpre cardinale, les orgueillants, les fortitudistes de la fraternitude, les droiditudes traitres à la constitution, les arrivistochats, les petites institutoches, si belles si paumées, si seules face à l'ogritude de l'Edukazion Mammouthale, je veille sur les GéPés à paruchute doré qui sautent par la fenêtre des tours de la Défense et oublient de fermer la fenêtre derrière eux. Je veille pour les flaques de sang de la mémoire ne se fige pas trop vite.

aux équipages...

Je veille sur la météo marine pour qu'elle soit favorable aux marins Bretons de ma famille, aux équipages de Gérard, à Cherbourg.
Je veille à la mémoire de l'homme poussé dehors par notre beau monde de performance, qui cette heure, se pend définitivement.
Je veille sur les enterrements, sur les faux culs, les tueurs qui suivront le corps.
Je veille sur l'avenir, sur la Voix des femmes, sur leur détermination à être moins con que nous les porteurs d'honneur, les grandes gueules, les arrivistes de l' arrivitude.
Je veille à fermer la porte pour que le chauffage n'arrive pas jusqu'aux SDF. Je rêve à la gargouille de la rue Froide. Je rêve au soleil qui me réchauffera.
Je veille sur l'avenir.


à mes patients...

Je veille sur Jeanine, sur Germaine, Lea, Henri, tous entre 80 et 93 ans, atteints de plein fouet par la maladie d'Alzheimer et que j'accueillerai dans mon atelier d'art thérapie.Je veille sur leurs enfants, leurs petits enfants qu'ils ne reconnaissent plus.
Je veille sur la chanson de Bashung "Osez, osez Joséphine" que nous chanteront, tout à l'heure.

aux soignantes de nuit...

Je veille pour l'infirmière qui va quitter sa nuit, épuisée de mort et de délires.
Je veille pour Véronique et ses guetteurs de Pierre,
Je veille pour Patrycian, sur sa belle âme.
Je veille pour Patricia, Michelle, Lee, Elizbeth, Marie, Gwenla, Nolwenn,Fanny, Flo,Sissi, Annick, Gaelle, Françoise, Evangeline, Maria, Leone, Yvonne, Angela, Anne, Sylvie, Manue, Lilia...
Je veille et le soleil va se lever sur la misère du monde sur les immondices de Bogota, sur les Favellas de Rio, sur les taudis de Caen, les bidonvilles, les cimetières que sont devenues les entreprises.

aux résistantes et résistants du XXI siècle

aux survivantes...

à Simone...

Je crois au soleil, je crois à la vie...
Mais les enfants du monde, qu'en avez-vous fait en 1942 année de ma naissance. Pourquoi cette étoile de la honte...Pourquoi, les cendre, les os, les sourires de terre. La louve blonde est là qui convoque déjà l'orchestre de violons. Avez-vous oublié la Chaconne de Bach et la finesse des doigts de fée, qui à Auschwitz, accompagnèrent de larmes et de musique, le souffle de suppliciées, au pied du gibet. Un " détail" qu'il faut oublier ?

aux enfants du monde...

Mais les enfants du monde, ls vous regardent vous agiter dans le poste à la TV sur vos estrades et les enfants du monde, ls ne comprennent pas pourquoi leur papa il balaye la merde des autres. Pourquoi ils ont froid, pourquoi, ils ont faim. Pourquoi leur papa aimé, il a pas un beau costume, comme les messieurs de la Télé.
Les enfants du Monde, de ce monde là, de ce Quart Monde,vus croyez qu'ils croient encore au soleil, qand un beau matin, le 16 octobre 2009, devenus cadre ou encore ouvrier, ils écriront.

: "J'aime plus la vie.
Adieu, ceux que j'aime"

avant de monter sur la chaise, avant de se pendre.

aux Ponce Pilate...

Faut être fou pour faire un tel geste. Dérangé, malade, suicidaire, lâche, pauvre type. On entend ça dans les conseils d'administration, chez les " administrateurs". Ne riez pas, je l'ai été assez longtemps, administrateur.
Demandez à mon ami, Bernard F. pied noir Algérien et homme d'honneur, ce qu'il pense de notre belle société. Dans son restaurant, on n'est pas prêt de voir descendre un ministre. L'hiver arrive et il va ré-ouvrir ce lieu de perdition,plein de clochards affamés, plein de blessés,


la vie, au bout du rouleau et qu'il sert par 40 ou 50 repas chaque jour, offerts à leurs bouches affamée. Si vous ne savez pas quoi faire de votre amour de l'humanité, adressez vous au CHRS REVIVRE de CAEN ils feront suivre. Ils manquent de bras.


Je veille, sur la lie du monde, car cette part du gâteau qui a dépassé la date de consommation, et que c'est aussi, l'humanité.

L'humanité, elle n'a que deux frontières, la naissance et la mort
.Et encore, elles sont ouvertes, ces frontières. Le reste, c'est du remplissage. Le remplissage, c'est la vie, la votre, la mienne. Tous concernés, une fois là. Alors qui organise ce grand bordel ?


Souvenez-vous, nous faisons la guerre et nous portons les médailles
Eles portent les enfants, les mettent au monde, les élèvent, dans l'ombre.

Femmes, je vous aime chante Julien Clerc.

Depuis mon poste de veilleur de nuit, alors que le jour va se lever et moi, prendre ma casquette , ma veste, mon vélo et mes souvenirs, je pense la même chose que Julien. Puisse ce bon sentiment me remplir d'amour pour la journée.

Roger Dautais


à ceux, qui, portent chapeau et sauvent l'Art...

Le land Art, c'est bien plus facile que tout ça. Pour moi, ça fait douze ans que je m'en occupe et je croise parfois de sgens qui me disent d'arêter, ou bien que je ne fais rien de bon, de montrable. Faut voir leur tête à ces petits insanes,ces petits imbus, drappés dans leur petit savoir, bienau chaud sous leur petit chapeau. Comme disait Brel " avec mon ptit chapeau, j'avais l'air d'un con ma mère, avec mon p'tit chapeau, j'avais l'air d'un con.
Quel visionnaire ce Brel !


Le land art est colère , rebellion, liberté. Le land art, est le sang de la Terre nourrie des hommes qui y sont enterrés. Le Africains savent cette chose, les Celtes, aussi, les Basques, Les Bretons, enfin,la Terre entière le sait.
Qui prend le risque de le dire.
A nous de sortir des conventions si nous voulons découvrir nos propre codes de fonctionnement, si nous voulons créer en toute sérénité, au sein de la Nature.



Roger Dautais
LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS





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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.