La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

jeudi 24 septembre 2009



aux moulins à vent...


Ils nient l'évidence
tuent le temps
assassinent le rêve
enferment les idées.
Ils défilent en cadence
haranguent les foules
Interpellent
montrent l'avenir
expliquent le grand tout

et oublient
d'être humain

Roger Dautais
nuit du 23 au 24 septembre 2009

Pourquoi le choix de ces trois photos : j'aime le froid et il revient, je suis né en hiver et cette saison m'inspire et enfin parce que l'errance a repris dans le nord pour des femmes des hommes et des enfants. Cette inhumanité qui partage le monde entre ceux qui ont de trop et ceux qui ne possèdent rien, n'est pas une fatalité. Il faut sans doute avoir connu l'errance pour s'en rendre compte et encore, je ne sais pas si cela suffit.
A ceux qui me disent que je montre toujours les mêmes photos, je réponds qu'il m'en reste plus de 20 000inédites. Je leur réponds également à ces exégètes , que la Spiral Jetty de Smithon est leur icône, qu'il la montrent depuis des dizaines d'années, qu'ils s'appuient sur elle pour raconter, raconter et encore raconter dans "Leur livre" le seul qui vaille sans se demander si c'est du revu.
Smithson est un grand artiste que je respecte, certes, mais je pense que nous avons droit d'intéresser aussi. Ma démarche n'est pas dans le "plaire" quand je crée ou lorsque j'écris ces lignes. C'est ma vie et j'assume le fait d'être comme je suis. Le mépris ne mène pas à grand chose et tant de spécialistes vivent avec des lunettes d'aveugle ! L'humanité ne s'arrête pas à ce que l'on sait ou à ce que l'on croit savoir. Ne vous étonnez pas d'être mordus par nous, vous considérés comme des chiens errants.
Le land art n'est qu'une expression et avant d'exprimer, il faut penser, puis faire, et ensuite montrer. Ne l'oubliez pas. Jamais vous ne pourrez dissocier la création de l'artiste, si, dans vos discours,( et c'est cela qui est grave) mais je garderai, du moins, tant que je serai lucide, cette vision holistique de l'homme, qui prime en tant que telle sur toute autre spéculation intellectuelle et intéressée.

R.Dautais 24 septembre 2009

Ces photos font partie de mon exposition itinérante portant le nom LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS" composé de 50 pièces 50 x 60, encadrées sous verre avec passe partout. J'accroche cette expo à la demande.
Elle peut être accompagnée de films land art, de rencontres avec un public, de conférence sur le sujet, de travail et de création "in situ" avec des groupes d'élèves, des groupes d'adultes, des personnes handicapées. Elle peut être présentée en prison, ou en hôpitaux spécialisés.
Cette démarche est un choix de ma part et repose sur une grande expérience de ces publics empêchés avec qui je travaille en qualité d'artiste, depuis longtemps.

Les photos de mes instalations land art,les textes que j'ai écrits et qui les accompagnent, ne sont pas libres de droit.
Vous pouvez vous renseigner en m'écrivant : roger.dautais@numericable.fr

à Francis Eustache,
Professeur en neuro-psychologie, et à son équipe de chercheurs ...





































Dans un seul regard,

Dire
Toute l'humanité
D'un départ
Définitif.

*

Adieu,
Jamais...
Au diable !
Au secours...
Déjà, la fin
De la partie,
S'annonce brûlante.

*

Hier
Tu appelais ta mère,
là,
Au seuil de la Maison-Amnésie,
Tu hésites.

Basculer, perdre la tête
N'est pas évident.

*

Allons ensemble
Encore une fois.
Il est temps de sentir l'automne
Qui s'envole en nous.


La maladie d'Alzheimer continue à faire des ravages dans la population et fait peur, à juste raison. Pourtant, c'est par la diffusion d'informations scientifiques dans le grand public, qu'il sera possible de la dédramatiser. La recherche progresse. Une équipe de plus de 70 chercheurs, oeuvre sous l'autorité scientifique du Professeur Francis Eustache, à Caen. C'est en assistant à sa conférence de cet après-midi, organisée par la Mairie de Caen, et àprès m'être entretenu avec lui qui j'ai pensé à lui dédier cette page qu'il partagera avc ses collaborateurs. J'étais allé, au par avant, visiter le travail du photographe, Philippe Bertin. Installé dans la salle d'honneur de la mairie, cet artiste qui a travaile en équipe, a scénarisé, dans un espace ressemblant à une sorte demanège où sont regroupées les photos d'objets ayant servi à animer des ateliers mémoire, pour des personnes atteintes de cette maladie. On peut entendre par un système de casques, les voix de ces personnes, lien d'humanité indispensable pour nous faire comprendre que derière l'esthétisme, un drame humain, se joue, en grandeur réelle et sans décor.
Je pense à Jean, aujourd'hui décédé, après qu'il ait contracté cette maladie. Il venait dans mon atelier d'Art Thérapie et je constatais chaque semaine que le mal progressait. Un jour de lucidité, il me dit : " Tu sais Roger, parfois, je ne sais même plus que je suis un homme ". A mes yeux, il restait cet homme élégant, cultivé et très aimable, que j'avais commu au début de sa maladie. Et puis, comme beaucoup d'autres, je l'ai vu disparaitre derrière l'horizon, à tout jamais.
Révoltant. Révoltant, cette coupure avec le monde, avec les proches, avec eux-mêmes. Nous passions pourtant de bons moments et même quand, trop avancé dans la maladie, il arrêta de peindre, il vint encore pendant plusieur séance pour être avec le groupe. Après, j'allais le voir dans sa chambre.
Voila 18 ans que je cotoie ces persones âgées, et lorsque l'éqiuipe soignante me coopta, je répondis présent. Des histoires humaines, j'en ai des dizaines à raconter et me direz-vous, quel rapport avec le Land Art.
Cherchez.
Mes spirales, le les nomme "identité" parce que dans ma pratique de soignant, je cotoie des personnes qui ont perdu ou vont perdre la notion d'identité. Ce qui nous rattache à nos origines, à la terre, à l'humanité, ce qui nous définit en tant qu'être, citoyen, c'est bien cette identité. Singularité d'une vie, d'une maladie qui nous sépare du reste de l'humanité et que nous pouvons adoucir par un changement de comportement envers ces malades. Dire que la recherche en ce domaine est plus qu'important, serait insuffisant. Ces chercheurspasent leur vie et essaient de donner un sens à cette dérive, ce bateau ivre chargé de toute la missère du monde et que certains vouent aux gémonies. Il est bien que les responsables politiques s'engagent à soutenir cette recherche, s'ils le font effectivement. Aucune de ces personnes malades n'est capable de comprendre les effets d'annonce, si rien ne se passe après, mais le confort de vie qu'il leur sera apporté par ces moyens financiers, participera au bonheur de l'humainté, si cela existe encore. Roger Dautais

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.