La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

mardi 24 mai 2011



















à Saint Emilion
que je prie à chaque occasion...


a nanou B973 pour ses délicieuses cerises.

à Marie, voisine de Caen,

à Florence Aubenas, que j'adore,

à mes lectrices,

à Patrick Lucas,
l'homme libre qui marche dans sa tête,

à Jacques Dautais,
mon frère

à Marie-Claude que j'aime tant...




La vérité six juments(?)

J'adore pochetronner.
Je vous entend: il picole.Attention. Je dis stop. Eduquons les masses, camarade. Pochetronner veut dire " faire le roi". Pourquoi ? Mais dites donc, incultes,faites latin-grec comme moi, pendant sept dans la même classe et revenez-y, me voir.
Vous me croyez royaliste...effectivement, je suis sur la liste des courses.
Les femmes m'ont toujours étonné par leur grand intelligence. Si j'avais pu choisir, j'aurai choisi de naître fille.
Pourquoi me dires-vous,adeptes de Freud ? Pour être enceinte et pour donner la vie. En fait, je ne me suis jamais guéri de la séparation de ma mère. J'ai pourtant consulté Winnicot. Rien à faire. Cette permanence perdue m'obsède, me détruit, me construit, m'instruit, me libère et, comme Patrick Lucas, mon frère, je continue la route.
Me voila donc petit Poucet, perdu, non loin de la caverne vulvaire, parti à l'assaut de ma vie.
J'ai liché de bonne heure, comme tout Breton. 2levé à la gnôle dans le biberon de lait, j'assumais ma consanguinité royale.
J'ai liché de très bonne heure, je vous répète. Après ces années lactées, ce fût le cidre de Quimper, le gwenn ru, le muscadet sur lie, le guewurstraminer, le pineau des Charentes, le chouchen, puis à l'âge d'homme, vers 14 ans, le pastage servi en yaourth( c'est pour les Bretons seulement)le Whisky, l'aguardente,, la volga( je sais, mais moi, je l'appelle la Volga, car j'adore les défonces russes et les nuits de Saint Petersbourg) et le sirop de rue.
Autodéterminé et complètement abruti d'alcool, je suis devenu poète puis fonctionnaire, ce qui est pareil. Un jour, je vous expliquerai, pour les énarques métissses.
Après, mes pauvres amies blogeuses, j'ai appris à écrire et pas à la maison de l'image.C'est là que tous mes ennuis ont commencé.
J'ai rencontré Annie Girardot. Je lichais sec et cela mit fin à notre relation malgré une carrière bien commencée de pianiste de bar. J'avais, pourtant, une belle caisse, la fameuse jaguar type E. J'avais 23ans. Nous étions en 1965. Elle faisait du cinéma. Elle était belle comme le jour, courtisée par tous les mâles et elle fumait avec une grâce infinie.Je draguais. Les voitures, ça aide, mais il faut pas être con. Or je l'étais.
En plus, il paraît que plus le capot de la voiture est long, moins le matériel de l'homme, l'est.
Elles savent toutes, cela, les femmes. Elles épousent des homes à grosse voiture et prennent des amants à longue queue. Pardonnez le mot, mais cela s'appelle comme ça, même au gouvernement.
Bref, avec Annie, ce fût court. Très bon, mais ...bref.
Après, je revendis ma caisse et j'achetais une petite Austin Cooper. Allez savoir pourquoi, j'emballais plus facile.
Ah, les nuit folles à Saint Germain des Prés, quand on danse en pattes d'eff et col pelle à tarte.
je portais des chemises à fleurs, comme Antoine de Saint Exulpéry, des chemises très équivoques. Je me cherchais sexuellement.Les mecs touchaient la soie et me disaient
- t'as piqué le chemisier de ta femme ?".
Et boum, patatras. Bourre pif. Raisiné. Coton. Terminé. Rideau.
Il faut dire que mon nez de Juif n'arrangeait rien.
A cinquante ans, je lichais toujours et commençais mon tour du monde, à Brest chez De Kersauson, dans son restau des Moulins blancs. Je partis avec la photo d'Anie dans mon larfeuil.
Cinq continents en dix ans et rien à faire, je lichais et la lichette me perturbais vu que j'avais attaqué le rosé.Et c'est là que j'ai rencontré Dieu.
Putain,ça m'a fait mal. Parait que la sodomie, ça fait mal aussi.
Je me suis emplafonné un pilier en béton armé qui sontenait le parking aérien de Mantes la Jolie. Assommé.
En me réveillant, je me suis pris pour Paul Claudel. C'était assez désagréable. N'est pas schizophrène qui veut.
Lors de mon précédent tonneau,avec mon Austin, c'était ma quatrième, avec les deux bandes blanches rallye sur le capot, le klaxon italien 3 tons,je compris ce que voulait dire être fonctionnaire. Je tirai, six mois à l’hôpital Necker sans regretter mon travail ni mes collègues de bureau qui ne lisaient jamais LIBERATION. Atteint de fractures ouvertes, je m'enfonçais dans le fonctionnarisme aigu, thème que j'aborderai en Sorbonne le mois prochain, pour mes élèves de psycho master V.
Sur mon lit de douleur, partageant ma chambre avec un goy du Front National de Carpentras,, je criais, paraît-il:
- Je suis Jean d'Ormesson....Je suis Jean d'Ormesson.
Je ne m'en suis jamais remis lorsque, quelques années plus tard, regardant la télé dans un bar de la Place des Abbesses, non loin du bobinard ou je ma faisais éponger l'excédent. Je vis, une espèce de créature extravertie, mi-m^le mi je ne sas quoi,un chanteur gothico-médiatico-ringardien, sympathique au demeurant, car il me resemblait,arborer un tatouage au non de jean d'Ormeson.
Il s'appelait, Julie Doré et je l'ai adoré. Mon taux de créatinine en prit un coup.
Je me suis remis à lapompe, direct, couché sur le bar et vas-y Charlot, envoie les Leff, Kro,1664.
J'avais un bide, on aurait dit Môrouat, le chetimi à la Rose au poing.
Aujourd'hui, je fais du 64 de pantalon et pour les chemises, mon épouse m’interdit de porter du pose.Elle me dit que ça fait P.D.
La différence entre un home et une femme ?
Je raconte une histoire de rencontre par exemple.
Je rencontre mon premier marteau. je vois mon père s'en servir. J'attends qu'il soit parti. Je prends un clou et je frappe. Putain, c'est con , un marteau. Premier pinçon.
La femme, elle, rencontre son premier marteau. Elle le regarde, l observe...manche...tête...elle apprend.
Elle saisit le marteau, prend un clou délicatement entre le pouce et l'index, auriculaire levé, le pose sur la planche et frappe sur la t^te à petits coups répétés, jusqu'à ce qu'il tienne tout seul. Puis elle frappe plus fort. Elle sourit et pense aux homes dont les doigts sont ornés d'un pinçon. Mais il faut avoir fait le tour à pied de l'Ile aux Moines, dans le golfe du Morbihan et visité les chantiers du Gip, pour comprendre cela, comme Fanny, par exemple...
Voilà donc la différence homme-femme et moi, ça me sidère d'être aussi con pour une erreur de gamètes. J'aurais aimé finir Ministre de la Culture pour entre dans mla Mittérandie par la petite porte.. C'est rappé. Ne voyez là, aucune allusion, bande de malpropres, d'incultes.
Si j'avais été moins con, j'aurais été architecte en Auvergne, pas archi facho qui n'aime pas les juifs ni les étoiles de Daved, non, un architecte normal, qui aime bien les Juifs.Mais voilà, je ne suis qu'un homme et malgré mes nombreux stages à Castorama, je reste désespérément con ds doigts.
Si au moins, j'avais un cerveau.
Il le sait bien,ce con de Siné. Il me l'a dit et répété:
-laisse tomber le muscadet du matin.
Je ne peux pas.
Alors j'ai arrêté la lichette. Je me suis autoproclamé gros consommateur.
Maintenant, je bois. Au cubi, direct et comme je tâche facile, ma femme qui a le sens de l'humour ce qui est rare chez les femmes, l’acheté une chemise en éponge.
Je sais, les femmes ,avec leur sixième sens, comprennent tout, comme Freud. C'est bien là mon drame. Je les aime tant. C'est pour cette simple raison qui j'ai entamé, c'est bien le mot, une psychanalyse didactique.

Le roi des con...
Moïse Clément dit Roger Dautais

j'ai écrit cette nouvelle dans la nuit du24 au 25 mai 2011, à Hérouvile Saint Clair entre 4 heures et 6heures 25

PS. L'illustration est de Christophe Huet pour un de mes livres en chantier LE DEROULEUR DE REVES. Le pianiste, c'est moi, sur le Ferry le Mont St Michel, le jour de la traversée en Angleterre, A12 heures avant notre terrible accident de la route. Je vous ai épargné la musique mais, je peux l'envoyer sur demande. Les dedux danseuses, des amies de la Bibliothèque de Caen la Mer, dans une cr&éaton sur une musique Marocaine. Superbe, et les filles et la musique.
Pour le reste, les dessins des géniaux Caennais de Mur Mures et mes élucubrations landartistiques

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.