La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

samedi 28 mai 2011







aux tribus YAKA et YAPUKA de la région Ile de France



Je dédicace mon travail du jour, à ceux qui meurent en tapinois, seuls, au fond de leur misère,
à cause du système de vie actuel...
à ceux qui sautent dans le vide,
à ceux qui se pendent,
à ceux qui se tirent une balle, sans que ce ne soit la faute de quiconque.




Bonne fête Maman que j'aime...


Arrêtez de vous prendre pour ce que vous n'êtes pas. Un peu de simplicité, de vérité dans vos vies, un peu de modestie. Ici, je ne croise que des génies du Blog, des premiers de la classe des exégètes du land art, des professeurs de maintient et des donneurs de leçon.
C'est pour cela que le monde va mal. Il y a trop de chefs et pas assez de courage. Pas assez de mains et trop d'enfants crevards maltraités, d'employés esclavagés oui, j'ai inventé ce mot, il est moins scandaleux que ce qu'il prétend dénoncer. Je reviens de loin après cet accident et me reconstruis petit à petit.La mort comme la misère, les accidents, la maladie, ça rassemble pas autant que le football. ça fait pas rêver comme le loto ou le journal de Jean pierre apéro. Où sont les gens, à Carrefour, au foot, sur les autoroutes, bientôt sur les plages, mais ça représente pas la France, juste ceux qui en ont. Et alors, ceux qui en ont pas, on en fait quoi ; des blogers géniaux lol ? Des petits profs de land art à cent balles, des je ne sais quoi qui décoiffe.
Marrez vous bordel. Déridez vous avant d'y aller dans le trou. Lâchez vos confitures. Je donne quatre ans de ma vie pour réaliser trois films documentaires sur la maladie d'Alzheimer? Vous croyez que ça intéresse les grosses TV ?

L'autre jour un patron de chaine TV me dit, faut pas passer ça, LA MÉMOIRE AMNESIQUE ça fait fuir l'auditeur, un mec qui palpe des centaines de milliers d'euros. Il a raison ? non et il faut lui dire quite à ne pas voir son film acheter et résister à cette mafia du multimédia. Et tant pis pour les patients, es familles, il s'en fout dans sa belle auto avec sa poule de 25 piges qu'il trimbale partout pendant que bobonne elle torche les chiards.
On a toujours le droit de réfléchir et de bâtir au lien de détruire ce qui gène le facile. Flatter l'égo du populo,c'est toujours plus facile pour gagner du pognon, ça c'est une réalité et faire des blogs qui racontent rien avec des belles photos volées partout, c'est facile aussi. Signez les au moins nos photos. Ayez au moins ce courage. Aujourd’hui, fête des Mères. La mienne, elle suce des pissenlits par la racine en Bretagne, ma terre lointaine, pendant que je me morfonds ici.
Je ne serai jamais normand, surtout mort.

Roger Dautais




à Sylvie...

Royaume


En ce temps là,
j'avais détaché mes entraves

J'allais vers mon Solstice
J'allais vers ma Liberté

Alors il y avait
Tant d'oiseaux dans mon Arche

Que j'étais comme un arbre
au milieu de l'été

Claude Vaillant
Dans l'incendie,
tout à brûlé



à Manue,

disparue dans sa vie de brumes
et que je n'oublie pas...


Passage

Je suis votre cri d'angoisse
au soir des grands nuées
bouches ouvertes, l'autre saison,

Je suis votre colère
entre l'Olympe et Amsterdan
ce jour de novembre, tous feux éteints

Je suis votre outremer
au lever des soleils de minuit
recul du temps et ds enfers

Je suis votre mémoire
cuissardes de nacre et blouson doré
appelez-moi Mâdâme

Je suis vos juin et vos décembre
ailleurs...une autre année
Che Guevara chantait encore

Je suis pierre et fumée
et dans mes cheveux
ma mère a déposé ses trésors.

Jacqueline TANNER
Aurore pétrifiée

Lausanne 1979




Nouvelle inédite, à ne lire que si l'on aime...

Après l'accident...


J'ai fait le tour de mon quartier, vu qu'après l'accident, on avait laissé la voiture en Angleterre, vers Polperro. A pied, on voit mieux les voisines. C'est Sarkome qui me l'a dit.
Sarkome, dit talonnettes, c'est mon beau-frère des douanes . Il s'est classé 2ème du département des Vosges en triplette, derrière l'équipe à Sylvain, le peintre.Il fait équipe avec Nono et le gros Simar. Sa paire de boules est célèbre dans tout le quartier. Toutes les femmes l'adorent. C'est exagéré à mon goût.
Simar, dit trompette, à cause de sa grosse bouche, il est sympa. Un peu bronzé, mais sympa.
On est des potes. On va tous ensemble à la syna pour déconner en sortant,,après l'office religieux.
Nono qu'est arabe, le pauvre, il tient le ZANZI, un rade avec trois flippers, années 60 et une assiette kascher à 9,95, le midi. Des fois, on mange là.
Son vrai blase, c'est Ahmed. Impossible de vivre en France avec ce nom là, c'est comme si il s'appelait Moïse. Alors il s’est mis à la Kro tirette et il va plus à la mosquée. On lui dit:
- NoNo, tu vis dans l'péché.
Mais lui, il s'en fout.
L'été dernier, Sarkome, il s'est fait défriser et teindre en blond vénitien, dans le sentier, par la sœur à Nono, Judith.
Elle est psycho. elle a des poteaux, énormes, si bien que ce con de Nono, il l’appelle psycho-pâtes. Tu parles, ça lui plait pas. Elle est mariée avec un Italien. Bref, avec ses gros nibards,, je dis à Sarkome, un jour:
- C'est pas étonnant qu'elle a une clientèle de goy friqués, avec ses boops
-Elle met pas de bottes, Josiane, qu'il m'a répondu ce con.
Sarkome, en blond, il croyait emballer sec et puis, il s'est fait emballer par une bande de travelos de Clichy. En revenant, huit jours plus tard, il marchait entre parenthèses.
Il est redevenu brun et frisé et maintenant, il tient la boutique,sérieux.
J'ai vendu mon étoile de David à Pompon, pour cent dollars américains. Après, j'ai acheté une gourmette en or et une autre étoile en plaqué, à Salomon. Rien que pour emmerder, David, je lui ai piqué son étoile et je lui ai refourgué l'autre, avec la gourmette pour 300 dollars.
Moi, les potes, ils m’appellent Long Noze ou, Pif.
je m'en fout, vu que les gonzesses, elles croient toujours ce qu'on dit sur les longs pifs.
Et en plus, c'est vrai.
En traversant le parc, je me suis arrêté chez Roger, le Juif Tunisien. Il a bien grossi.On dirait Moati.
Je me suis acheté un string pour la piscine. Il m'a apprit comment laisser dépasser les frisettes et installer le peigne. Comme y’avait une ficelle qui pendait entre mes jambes je lui ai demandé ce que c'était et à quoi ça servait. Tu sais pas ce qu'il ma dit ?
-Laisse, c'est pour amuser les chattes.
Il est sympa, Roger, mais franchement, il est un peu con, comme tous les Séfarades. Nous les Ashkénazes, on a du savoir vivre.
Tiens, par exemple, Sarcome, lorsqu'il a gagné sa grosse somme au loto, à Clichy,il acheté une grande propriété de 1500m2. Il a fait une piscine et au bord, il a fait construire une tour de 8 étages, par des arabes de Ménimontant.
Ensuite, il a entouré la pelouse de murs de 3 mètres de haut. Il a élevé quatre miradors et embauché 1é matons à la retraite, à cause des 35 heures et des R.T.T. il leur a bâti un local syndical dans un chalet de jardin, désigné un chef et il le paye 750 euros par mois. Si tu voyais comme ils sont heureux.Bon, ça picole, hein,mais faut pas déconner, garder une tout vide avec des fusils à lunette, ça déprime.
Au-dessus du portail d'entrée, il a fait peindre, sur l'arc : Le Roi...avec trois points de suspension. Des petites frappes d'arabes, à ce qu'on dit, da,ns les pavillons,ont bombé:
...des cons.
-Moi, qui m'a dit Sarcome, je nettoierai tout ça au Karcher.
Je lui ai répondu:
- Tu te rends pas compte que tu assèches la France, en pleine sécheresse. C'est pas citoyen...
Et vlan !!!
Y'a des mecs qui l'appellent Charles martel. Je sais pas ce qu'ils veulent dire, ces cons de Normands émigrés, pourquoi pas Charlesmarteau.

N'empêche que les Anglais ils me réclament 200 livres
par jour passé derrière leur grillage des douanes. Pour l'épave de ma bagnole, c'est trop et pour moi, aussi. J'ai calculé, depuis mon accident,400jours à 200 livres, ça fait 8O 000 livres.
J'ai dit au Rabbin,:
- ça fait combien 80 000 livres. Im m'a dit
- ça représente plus que les livres de la bibli de l'agglo.
Ils sont fous,ces Anglais. Me faire payer en livres. Mo qui ne lit pas.

Un jour, Nono, pendant qu'on sifflait des jaunes yaourt, il m'a dit que les livres, c’était comme ça qu'on appelait le pognon Angleterre. Mois j'y suis allé, je sais que c’est pas vrai, on appelle leur petit fric des pinces,de pounedes, mais pas des livres. Je lui ai conseillé d’arrêter de boire le pastaga, vu déjà que le Rabbin, il voulait pas non plus pour nous. Je l'ai traité de sale jaune et de Zimer. Je lui ai dit:
- Tu finiras comme Aloïs le Zimer.
Si fallait tout écouter, avec lui, où on irait donc-t-il ?
- Va en Angleterre chercher ta ferraille, qu'il a crié ce con et ne nous fais plus chier, ici.
Je lui ai mis un pain et là, bagarre générale avec les goys du quartier. J'aime pas trop me faire traiter de youpin. Les bicots, ils nous ont aidé. Nono a sorti son Karscher pour siffler la fin de la partie. Si t'avais vu le Zanzi.

Je pensais à ça, ce matin, en traversant le parc, dans la rosée. D'habitude, à cette heure, toutes les baies vitrées des appartements sont allumées et avec un peu de chance, tu mates des anges déplumés. Là, rien aucune gonzesse à loilpé. Dommage, ça me rappelle toujours Amsterdam. Pendant que les femmes se fadaient les champs de tulipes, qu'est-ce qu’on s'est tirés comme coups avec Salomon. Faut dire qu'il y avait du choix dans les vitrines, rien que des belles gonzesses. On avait dépensé toute la caisse de l'amicale de foot et puis après on avait dénoncé la racaille du quartier.J'avais chopé une chaude lance. Putain, ça fait mal. Depuis, je mets ds capotes.
En plein désarroi,certes,d'être bredouille,j'errais dans les allées de sable.
Mais oui,j'errais.
vous me faites rigoler, à mon âge, on aime bien se tenir au courant ce ce qui se fait chez les voisine, des fois qui faudrait rendre service. Ou a du temps librs à la retraite.
J'ai croisé Dédé la Canne.Je l'ai interpelé.:
- alors, vieil escroc, vieux grigou, t'es pas avec ta Juliette ?
- Non, qu'il me dit, elle retapisse l’appartement avec Roger.
- Encore, mais le mois dernier, elle l’avait déjà fait.
- Je sais, mais Roger, il a dit:
-faut tout refaire.
-Et alors.
Alors, on refait et Roger, il lui donne un coup de main.
Tu parles, je la connais, Josiane, une chaudasse, oui, comme toutes les maroco revenues en France dans les années soixante. C'est pas son âge qui l'empêche d'aimer se faire encoller l'intérieur. Mais son con de Mari, il ne voit rien.
Rien de rien.
C'est con, les facteurs, comme les poissons rouges ou es oiseaux et presque autant que les douaniers.
Tu sais, comme dit Sarcome:
- les fonctionnaires, il faut les diminuer.
Je pense qu'il dit ça, à cause de sa taille, le nabot.
Enfin, il ne dit pas que des âneries.

En passant de l'autre c^té du pont,, j'ai vu Sissi., la petite à psycho. Vingt trois ans et rien à jeter. La pouliche sur qui tu paries les yeux fermés. Une beauté avec des cheveux noirs jusqu'au cul.Et puis, y'a du monde sur les étagères. Elle soutient ce qu"elle avance. Bien dardée qu'elle est, la mignonne, montée sur ses échasses. Parait qu'elle aurait une carte du Parti de Gauche en plus et qu'elle est de la pelouse. Quel gâchis. La Mélanche, il doit être ver, lui qu'aime bien tout ce qu'est jeune? à partir de 22ans. Il en aurait fait son attachée.
Les mecs de la politique, y sont tous de la pointe. C'est ce que dit mon beau-frère.

faudrait pas vieilli. On arrive par sentir le vieux et puis pour emballer, c'est gênant.
Je vais me racheter une caisse.Un genre Nissan Almera, années 2000, version coupé, avec vitres tintées, gentes alu et cendrier au centre. Je ferai poser un klaxon italien et je me paierai une paire de Rayban. Après j'irai voir le cousin Raymond à Deauville.
C'est bientôt la saison. Paraît que les pouliches commencent à descendre de Paris vers la côte.
Nono, il dit: les paripatétiennes, non péri...Péripatéticiennes. C'est ça. Je crois que ça veut dire: coiffeuses Parisiennes. Cette année, elles seront encore belles.
Malgré mon âge,que je fais pas,j’arrive quand même, j'arrive à m'en faire, une par semaine. Mais j'ai un truc.Duras.
Atendez, j'explique.
J'ai acheté un bouquin de poche Yann Andréa Steiner. C'est une histoire de Juif, écrite par Marguerite, six ans après La Pute de la Côte Normande. Bref,j'aborde les meufs sur les planches, le livre à la main. Je baratine. Je dis que j'habite aux Roches noires dans l’appartement de Marguerite Duras. Puis je dis :
- J'ai roulé dans la R16 de Marguerite Duras.
Ca plait toujours. Elles aiment le mensonge, ces intellectuelles de Paris. Alors je me fais des intellos qui cachent leur envie de sexe basique et hors champ, derrière une curiosité littéraire exacerbée. Je feins de les croire. Nos mensonges entrelacent. Je leur dit :
Venez, je vais vous montrer l'I.M.E.C., à Ardennes, près de Caen. Nos passerons par Balbec. Ils y conservent tous les manuscrits de Duras.
Alors elles me suivent et montent dans mon auto blanche, une Mercéces des années 8O, aux sièges parfumés au Patchouli. Dans la côte de Villers sur Mer, pour ceux qui connaissent, j'attaque.
A Cabourg, je couche. je ne dépasse jamais Cabourg, à cause du prix du carburant. Un scandale.
J'ai dégoté une petite pension cosy, pur V.R.P. lubriques, face à l'église. Ils me font des prix et saluent toujours la dame sans demander pourquoi, ni comment.J'aime pas les fouineurs chez les hôteliers.
Je dérouille mes clientes. Elles ne sont jamais déçues vu que je repasse les plats pour les plus gourmandes... Ma spécialité reste la brouette chinoise qui permet de lire le journal en cas d'ennui, mais c'est rare. Il y en a beaucoup qui en redemandent.
Quand elles ont payé les 400 euros, je leur paye une pizza, dans la rue de la mer, face au casino de Cabourg. La boutique est tenue par un de chez nous et elle est juste en face de celle du Fils du PÔvre. . C'est trop compliqué de vous raconter la saga. Trop compliqué pour vous, cette vie de commerçant. Le Pôvre Dany, c'était le mec le plus courageux de toute la rue de la mer. Un peu comme le patron des Blancs du Nil, que j’appelle l'Ibis. Des mecs qui font les 35 heures en deux jours alors que mon beau-frère, il les fait en un mois.
Il a cédé sa boutique au fils, y'a rien à redire. Pas devant moi,e,n tout cas.

Moi, il faut pas me forcer. J'ai une nature généreuse. J'aurai du bosser au F.M.I.
Dommage que je sois basané, avec ds cheveux crépus et que je ne mesure, au grand dame de ma femme,qu'un mètre soixante quatre, sans mes bottines.
Un jour d'été, je me suis fait une suédoise de 1.92, parfaitement trilingue. Ce qui aide.Je lui arrivais sous les nichons. Oh ! La crise.Notez qu'à l'horizontal,elle a dérouillé comme les autres.J'ai pas repassé les plats. Elle chantait trop fort et dans les hôtels, ils aiment pas. Ils préfèrent la discrétion de faux-cul. Si j'avais insisté, je perdais ma remise. Et vous savez bien, je suis cupide et très attaché à l'argent.
Elle a payé comme les autres, 400euros et en plus, elle m'a offert la pizza. Y a du savoir vivre dans les pays Nordiques.
Ce jour là, je sus entré à 12heures40. Ma femme a gueulé et j'ai rien dit, vu sa taille.
Je la maudit. C'est comme ça. On est faibles, nous les hommes. Dès qu'il y a un coup dur, on se barre. Encore une fois, elle m'avait traité de sale juif pied noir et elle m'avait lancé:
-ils avaient raison de t’appeler la teigne, tes frères, car t'en es une, une merde, une serpillère.Moi, j'aime bien la teigne, ça fait espagnol.
Vous trouvez pas ?
Non?
Bon, allez vous faire foutre et comptez pas sur moi pour dire du mal de la communauté, bande de goy.

Moïse Clément.

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.