La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

dimanche 15 novembre 2009





Apprend à mépriser le peuple et tu t'élèvera au rang du cochon

Grand Mamamouchi


Je sais maintenant. J'ai été visité cette nuit par une Sainte, une icône, que dis-je, une révélation.
Cette Sainte Trouille est venue me confirmer mon intronisation. J'en fait parti . Attendez, pensez pas déjà tout de travers. Je fais parti de la grande confrérie des Bloggeurs. Pas des ferrailleurs et récupérateurs de métaux, les pompes à merde( ce n'est pas vulgaire, c'est ce qu'ils font qui est vulgaire), ni les autocopieurs, ni les aspirateurs à photo, ni les rimailleurs, ni les malades, ni les pompaégo...Non,non...les bloggeurs. Les vrais., les sublimes, les sublissimes, les formés de l'univers cité, les zénarcs les ziuffmêm's, les professors, les doctor's es tout. Bref, je suis dans l'élite.
Je suis de ceux qui passent leur 3 heures par jour à délirer devant leur Mac, de ceux qui se prennent pour des poétesses et qui surfent sur le bidonnage des foules aveuglées, ceux qui à 70 balais mettent sur leur blog, leur photo en short pour nous faire croire qu'ils sont des communiants. Celles qui portent à 60 balais les fringues de leur fille pour faire majorette. Bref, le mondes lettres et du salon littéraire à deux balles. Ces salons, sous toile de tente, où le bloggeur célèbre dédicace facile, ses trois livres dans la journée aux vrais intellos qui le comprennent, alors qu'à côté, Didier Decoin, le pauvre homme, n'a pas assez de sa pile de 150 ouvrages pour tenir l'après-midi. Ah, c'est dur de se réveiller le matin et de savoir que l'on est, sauveur du monde.
Tiens, c'est bien simple, il y a quinze joius un Dimanche, après la messe, je pratiquais le Land art (Oui , je pratique le land art, le Dimanche, et quatre fois par ans, mais je donne des cours d'initiation à qui me le me demande...Et...alors ?). Je réalisais une sorte de figure géométrique de base, appelée spirale, quand un homme très bien mis, que j'avais remarqué à l'église de Courseulles sur mer, s'approcha.
- Dites-moi, mon bon
il m'appelait mon bon !
-Savez-vous que selon les lois du Seigneur, il est interdit de tourner le Dimanche ?
-............................?
-Seriez-vous, mécréant à ce point que de fouler le sol de notre paroisse, et de vous autoriser vous-même
-..................................................?
-M'est avis qu'un tel mépris cache encore une extraction de base souche...Seriez-vous.....étranger ?
-Oui
-Me supputations sont Divines. Merci mon Dieu.
-Je suis Breton.

L'homme se signa. Il court encore.

J'ai terminé ma spirale sans avoir même eu le temps d'expliquer aux gendarmes venus me "ramasser" sur la plage comme un vulgaire bulot, que je pratiquas le land art.
J'en ai oublié mon appareil photo. Notez que ces choses là, ne sont jamais perdues pour tout le monde.
J'ai eu le droit à une amende de 9o nouveaux francs pour entrave à la libre circulation des Ferries. J'ai eu beau dire au juge de Caen, qu'à Courseulles sur Mer, il n'y avait pas de ferries, il n'y a rien eu à faire. Il prédendit même que " des ferries, il pourrait y en avoir".
C'est là que j'ai entendu l'injure suprême " horsain ".
Oui, je suis un "horsain" un sale étranger, un Breton égaré dans cette belle Normandie, terre natale de tant de génies.
Je suis en centre de rétention à Rouen et j'attends d'être transféré à Deauville Saint Gatien pour prendre le vol charter n°117 en direction de Brest Là-bas, je serai relaché dans la jungle Bretonne en attendant de retrouver ma belle Normandie, chère à l'exilé que je suis, si verte, si accueillante, fleuron des provinces françaises, qui sent bon le calendos, la gniole( pardon , le calva), la teurgoule à nanard, la tripe et l'andouille de Vire. Quand on a l'habitude de se gaver de bonnes choses, on aime aussi s'élever dans le domaine de l'esprit.
C'est pour cela que j'allais à la messe. Mais le pauvre gueux que je suis, n'avait pas compris. Il faut porter des gants et des bottines cirées.
Alors, bien sûr, avec des croquenots, faire des ronds dans le sable, un Dimanche, sans gants , tout le monde n'est pas Goldsworthy, tout le mon ne s'appelle pas Walter de Maria, ou Ana Mendiet, ou Richard Long, ou emmanuel Prenevieille.
Je ne plaisante jamais. J'ai pas d'humour. Moi, mon truc, c'est les livres d'histoire, les histoires de Cochon. Z'avez vu comment elle a terminé, Jeanne d'Arc. Encore une Horsain. Et les évêques, ils aiment pas ça !




Roger Dautais
" Dit Horsain le Bloggeur

LE CHEMINDES GRANDS JARDINS

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.