La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

jeudi 21 mars 2019

Répétez-le et laissez-moi en paix :
"ici se consuma une passion, partie au fil de l'eau et de la vie ".



Aime la vie même si elle doit finir demain
S.L.

l'humilité se vit pieds nus, la tête dans les étoiles.
Moïse Cl.



L'étrange beauté du réel se trouve où vous êtes.

Élèves des Beaux arts, au début des années 60,  pour certains comme moi, rebelles et jeune sauvageons perdus dans les paradis artificiels, enfants de la beat  generation,  nous apprenions la discipline. Elle se nommait dessin, anatomie, peinture, gravure, sculpture, histoire de l'art, décoration, philosophie, lecture, et personne n'en souffrait plus que cela.

Après vint le temps de l'oubli, de la jachère, du doute, du vide, indispensables à toute autonomie dans la création.

C'est la discipline bête et disciplinée, ahané par des chefs abâtardir par les règlements, les normes et autres  originalités sociales, que je m’appliquais pendant toute ma vie, à combattre, à fuir comme la peste.
L' assujettissement à qui que ce soit me parut être moins utile que la pire des mauvaises herbes sur un trottoir de ville. Au moins, elle, poussait un cri de révolte contre le béton, la lourdeur, une  faisait  naitre en moi,  lueur d'espoir. Une vie libre dans le caniveau, valait  dix fois mieux que tout concepteur de dogme ou règlement inutile.Je vis mes frères s'éloigner  à jamais et devenir un étranger à leurs  yeux d'hommes d'affaire.

On peut parler d’amour avec une poignée de coquelicots et quatre bois flottés, posés au bord d 'une rivière , pour peu que ce land art soit traversé, par un élan du cœur et par la divine lumière descendant de la canopée.
Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com/

Photo :création land art de Roger Dautais
"ici se consuma une passion, partie au fil de l'eau et de la vie ".

7 commentaires:

  1. Réponses
    1. Manuche.
      Merci chère Manouche. J'ai pris du retard dans les réponses à vos commentaires. Ma vie est parfois difficile, et même au-delà, car mon cœur a du mal à suivre. Je suis obligé de me coucher souvent, pour éviter les chutes. Cette gymnastique nouvelle, sert à me garder à peu près en forme avant l'opération. J'i encore un mois et demi à tenir. Je m'éloigne donc de vous, mais de tout le monde aussi. J'ai besoin de me retrouver physiquement, lorsque je suis perdu, au point de ne même pas pouvoir écrire. Tout ça est nouveau pour moi, comme cette menace permanente, avec en tête,l'hémorragie interne, l'idée du SAMU à appeler si ça allait mal. C'est une expérience très dure que je partage ici avec vous, car cela fait partie de ma façon de m'exprimer et de me tenir envie.
      Je t'embrasse chère Manouche.
      Roger

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  2. "Et que nos coeurs chaque jour s'ouvrent à la fraîcheur et à l'éclat des coquelicots" (...) "Je veux bien souffrir, mais je ne veux pas désespérer. Je ne laisserai personne éteindre en moi la petite lampe rouge de la confiance."

    Christian Bobin / le Christ aux coquelicots / lettres vives p.40 et 46


    merci et je conclurai page 57 : "Le rouge des pavots monte à mon coeur comme une flamme."

    abrazo hermano

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    1. mémoire de silence.
      Le coquelicot est la fleur sauvage que je préfère. Lorsque nous habitions en Normandie, ils fleurissaient en grand nombre, puis Monsento est passé par là, avec son usine de destruction massive de la planète.
      Les coquelicots étaient plus rares, mais suffisamment pour en trouver ds champs entiers. J'aimais faire la sieste dans ces champs rouges et admirer le bleu du ciel en fond de tableau. Des coups à devenir croyant.
      Non, pas encore.
      Je les ai beaucoup employé en land art. Beaucoup ramené en bouquets à mon aimée. Beaucoup photographié et parlé avec eux. Si beaux, si libres, rouge sang, si rebelles et si résistants. Tu vois pourquoi j'aimais ces combattants de Monsento.
      Et puis Christian Bobin, que je lis et que j'aime. Bel ensemble tout de même. C'est un homme profondément humain, profondément religieux,avec un sens du sacré que je partage. Un ami, en somme que j'aurai pu côtoyer et accompagner sur des chemins de Normandie, bordés de coquelicots.
      Je t'embrasse très fort, petite sœur.
      Roger

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  3. Comme un oiseau qui construit son nid pour y mettre la vie et l'amour
    Le confier à l'eau symbole de vie
    Rien ne meurt qui est présent en pensée
    Belle soirée Roger
    Je t'embrasse

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    1. Océanique
      Précieuse amie que j'aime lire.
      Je t'embrasse très fort.
      Roger

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.