La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

Un voyage étonnant au cœur du land Art

lundi 25 mars 2019

Le gisant de Saint-Jean :  pour Alona, seulement

à Geneviève Le Gay
en toute amitié fraternelle.


Les promesses n'engagent que ceux qui le croient...


Tu m'avais dit, un hiver " je t'emmènerai voir la maison où rêvent les arbres "
Puis, quelque chose avait cédé en toi qui écartait le ombres mouvantes de ton âme : une contestation profonde émergeait comme une île.. Un anonymat trompeur te transportait ailleurs, loin de nos visites, hors de villes Tu fumais de plus en plus d'herbe.
Une succession de violences déchira ton propre ciel ciel, en strates bien nettes. Mais le bleu n'arrangea rien.
Les vieilles maisons du port s'écroulaient peu à peu, l'une après l'autre comme nos certitudes, chassant les junkies vers d'autres ports.
Dans la terre retournée de nos ancêtres, nos pas avaient laissé la trace d'une histoire bien singulière.
A flanc de vie, l’essoufflement du cœur parlait de fin du monde. J' étouffais dans ce monde égotique. Ma bouche cherchait de l'oxygène, comme un poisson qui se noie sous les draps.
La sentence était tombée. Ils nous avaient dit qu'il ne fallait plus aimer, simplement travailler, gagner de l'agent, amasser. Alona avait cessé de respirer leur air pollué à cet instant, abandonnant l'idée d'aller voir un jour, cette maison où rêvent les arbres, en ma compagnie.
Alona reposait au cimetière des Quatre Nations de Caen, parmi les siens .
A chaque visite, je lui déposais un pierre, pour qu' elle commence à bâtir la maison où rêvent les arbres, en m'attendant.
With love, my love.
Moïse Clément

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
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" Le gisant de Saint Jean " pour Alona, seulement.
Bretagne - 2014


Pour moi, l'avenir est aussi flou que le passé. Seul le présent semble m'intéresser, et encor. La mort m'a rendu plutôt Zen, au fond.
Isaac Marion

dimanche 24 mars 2019

Le fleuve, la  pierre et  l'arbre :  pour Albertine Sarazin



à Marie-Claude, femme aimée...

Nous n'avions que les hauts murs comme point commun. L'amour passait par là.Tu m'avais attendue, au-delà du raisonnable quand les bourgeois de la famille, te demandaient de me laisser tomber pour sauvegarder la morale.
Ils ont divorcé, pas nous.
Souviens-toi, amour nous regardions la même étoile au même moment, de chaque côté du mur.
Dieu s'était absenté, occupé.
Maintenant, lorsque tout demeure incertain, et que le soir prend le dessus, abandonnant notre besoin de lumière, nous laissant la bouche douce-amère, seule la force du poème choisi et adressé par Amour, nous donne envie de vivre, après le vide que nous propose cette société nauséabonde et pudibonde.
Le ciel est toujours vide, pas notre cœur .
Roger Dautais

à mes frères de misère, les vrais...

Qui n'a jamais perdu la liberté, ne serait-ce qu'une seconde, n'en connait pas le goût
Roger Dautais - 1973

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
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Photo : création land art
'Le fleuve, la pierre et l'arbre " pour Albertine Sarazin
Quelque part en Normandie, il y a longtemps


*

"Je ne sais pas, ne comprends pas où tout va.
Je veux tout fuir,
mais tout s'enfuit de moi.
Je m'enfuis de moi-même,
j'évide mon toit.
Je ne touche plus rien du bout des doigts.

"Ma vie ne tient plus qu'à un verdict.
Et à la conduite qu'on me dicte..."
Jessica Davis

(Extrait du poème "En attendant septembre"

Jessica a passé 8 ans de sa vie en prison. Pour aller au-delà des barreaux et des murs, elle a écrit. Des poèmes attachants. Pour elle, les fleurs poussent aussi à l'ombre....
Monde  oublié



Saisir les forces actives
du présent
pour devenir
plus libre
plus léger.
Roland Barthes



Me retrouver dans la complicité des gens perdus
et continuer sur le chemin de la sagesse.
R.D.

Vision pour un futur proche
On peut tout dire, tout raconter sur moi, car, si je ne pratiquais pas le land art avec l'engagement et la foi qu'il demande pour un agnostique, j'aurais tout simplement arrêté de vivre. Artiste ou pas, land artiste doué ou pas, ce n'est plus l’heure de prouver quoique ce soit, ni d'être le bas courtisan cupide, à l'affût de la bonne affaire. J'invente ma vie, je la rêve, puis la réalise, sans avoir besoin des honneurs que je laisse aux présidents de pacotille. Pour eux, le hochet écarlate, pour moi, les terres noires, les ajoncs, les landes, les chênaies, les pinèdes, les bocages, les mares aux dormantes, les chemins d'oyats qui mènent à la mer, et l'an dro que je danse au fest noz avec mes morts.
Passez, passantes, vous êtes mon dernier horizon et dites bien aux sternes que j’arrive bientôt.

Roger Dautais
Notes de land art pour la route 77

" Monde oublié " pour Maria-Dolorès Cano

Un jour en Normandie, il y a très longtemps.

samedi 23 mars 2019

Mémoires blanches  : à la  marcheuse du Sal

Ma bien-aimé,
laisse derrière toi toutes ces pensées infructueuses
et viens ici reposer dans le silence de l’Être.
Mooji


.Ce n'est pas en roulant trop vite que tu rattraperas le temps perdu, mon amie. Tu peux prier tous les Saints du monde, ils ne feront rien pour toi. Une journée nouvelle , n'est pas faite pour remplacer la précédente, ni un satsang d'hier, mal compris, te feras avancer sur le chemin de la sérénité. Laisse la nuit préparer la prochaine journée, sans te soucier de savoir comment elle se déroulera. Je sais, ce n'est pas facile mais pourquoi me l'avoir appris si tu ne pratiques pas toi-même tes enseignements, depuis que je suis parti.
La prochaine journée sera la continuité de ta vie, de ton temps de vie, de celui qui te reste.
Pour le land art, c'est comparable. Une installation n'est pas là pour pousser l'autre, pour la remplacer pour que tu l'oublies.
Non, l'installation n'est jamais le but. Elle est le vase dans lequel s'épanouira ton esprit, sans idée de possession. Tu n'es pas là pour plaire, mon amie et si tu veux te mettre à mon école, abandonne toute idée de séduction. Deviens le chemin et cesse de me suivre, deviens l’expression et cesse d'attendre le compliment.
Le temps de la séparation et de la distance, s'est incarné dans le silence de notre relation.
Nous cherchions l'unité d'Amour et voilà qu'elle s'incarne aujourd'hui.
J'ai ramassé mes nuits entre mes mains, je les ai transportées au pied du grand réfrigérant, où s'expriment nos disparus. Je les ai offert à la salamandre dorée, qui vit parmi les roseaux.
 Heith, régnant, en ce jour béni, et moi-même, enfant de la Terre, je t'ai dit ici quelle était la véritable motivation, sur mon chemin de vie.

Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com

Photo : création land art de Roger Dautais
" Mémoires blanches " à la Marcheuse du Sal.
Région de Caen - Normandie

vendredi 22 mars 2019

Passer en maille   :  pour Anne Le Maître

 a Marie-Claude

In extêmis, se souvenir d'un visage,
le tien, et puis sombrer.


L''espérance de vie d'un homme européen est de 78 ans,ce qui est considérable. à 76 ans passés, il est vain pour moi, de faire des calculs de longévité. Il est urgent de vivre chaque seconde, de cœur à cœur.
La marche en côtoyant le vide est un exercice équilibriste consistant à ne pas se faire griser par le fond.
J'aime entendre le bruit d'une feuille qui pousse et l'écho de son chant chargé d'éternité.
Roland Barthes m' a appris à saisir les forces actives du présent, pour devenir plus libre, plus léger.
Je viens de détruire une grande quantité d'écrits qui n'attendait que ça et je pense à l'ami qui trépigne pour une de mes lettres égarée, avec sept de me textes. Une futilité.
Cloué à mon fauteuil, j'invente ma vie d'insomniaque, je construis mes rêves comme un ouvrage de brodeur bigouden.
L'orage est en moi, éclairant les plaines à blé, comme le chant du ruisseau charme le rossignol. Je suis accompagné de mon étoile, de mes morts en mémoire. Mes mains habiles tressent les joncs comme en enfance. Les coquelicots m' appellent et Morgane se perd en eux.
Tu me connaissais, marcheur sur les Rives de Sal, ouvrant ta voie Je suis le même et j’aime toujours ce cimetière à bateaux du Bono, que nous regardions ensemble, sur  l'autre rive.
Tous nos animaux morts ont été incinérés. Je veux les rejoindre de cette façon, dispersé dans l'immense nature.
Il me reste encore à aimer, beaucoup aimer, avant.

Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.comPhoto : création Land art

" Passer en maille " pour Anne Le maître
Port de Cabourg.
-Normandie
années 2000


jeudi 21 mars 2019

Répétez-le et laissez-moi en paix :
"ici se consuma une passion, partie au fil de l'eau et de la vie ".



Aime la vie même si elle doit finir demain
S.L.

l'humilité se vit pieds nus, la tête dans les étoiles.
Moïse Cl.



L'étrange beauté du réel se trouve où vous êtes.

Élèves des Beaux arts, au début des années 60,  pour certains comme moi, rebelles et jeune sauvageons perdus dans les paradis artificiels, enfants de la beat  generation,  nous apprenions la discipline. Elle se nommait dessin, anatomie, peinture, gravure, sculpture, histoire de l'art, décoration, philosophie, lecture, et personne n'en souffrait plus que cela.

Après vint le temps de l'oubli, de la jachère, du doute, du vide, indispensables à toute autonomie dans la création.

C'est la discipline bête et disciplinée, ahané par des chefs abâtardir par les règlements, les normes et autres  originalités sociales, que je m’appliquais pendant toute ma vie, à combattre, à fuir comme la peste.
L' assujettissement à qui que ce soit me parut être moins utile que la pire des mauvaises herbes sur un trottoir de ville. Au moins, elle, poussait un cri de révolte contre le béton, la lourdeur, une  faisait  naitre en moi,  lueur d'espoir. Une vie libre dans le caniveau, valait  dix fois mieux que tout concepteur de dogme ou règlement inutile.Je vis mes frères s'éloigner  à jamais et devenir un étranger à leurs  yeux d'hommes d'affaire.

On peut parler d’amour avec une poignée de coquelicots et quatre bois flottés, posés au bord d 'une rivière , pour peu que ce land art soit traversé, par un élan du cœur et par la divine lumière descendant de la canopée.
Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com/

Photo :création land art de Roger Dautais
"ici se consuma une passion, partie au fil de l'eau et de la vie ".

mercredi 20 mars 2019

à Morgane, fille de la mer.
À la marcheuse céleste
aux pieds nus et divins.


Aime la vie , même si...




Son absence physique me pesait. Ces derniers jours, elle prenait de la distance, ce que je pouvais encore comprendre, en tenant compte de son besoin de vivre seule.. Mais entre distance et effacement,, la mort s’était installée sournoise, collante, dévoratrice. Elle annonçait le brasier, les cendres, la dispersion dans le jusant.
Le jour de sa disparition finale, je me suis laissé pousser la barbe , en signe de deuil.
Des années de vie commune à pratiquer le land art, de courses folles dans les champs déserts, des siestes au soleil, des baignades dans les torrents, des jeux dans les vagues de l’océan, sans arrêt, de peur de se perdre, de se désunir dans l’inaction.
Je n’avais pas su comprendre, pas su entendre les intersignes des oiseaux annonceurs. Pas compris l’arrivée du dernier train en gare, celui qui se chargeait des morts comme du temps de Pitchipoï. J’étais aveuglé par le bonheur de partager sa vie.
Elle était tendre,fidèle, douce, soyeuse, chaude et lisse de peau de son ventre rose tacheté de noir.
Elle aimait m’observer en silence, me regarder pendant de longs moments. Elle aimait se taire, aussi et m’imposer ses silences ;. Je lui avait appris à aimer la musique de Sati, les rues serrées de Honfleur sous la pluie, son port à peintres du Dimanche où elle faisait des rencontres. Elle adorait la rue froide de Caen où je la lâchais pour qu’elle aille humer les portes cochères, à son rythme.
Elle recherchait le quartier de la gare,ses squats immenses dans les friches industrielles. Elle aimait se faire caresse par mes amis Junkies, chez qui je me dépannais , les soirs de galère, pour terminer la nuit en beauté.
Elle aimait mes nuits d’ivresse,autour du port, celles qui duraient jusqu’à la fermeture des bars à poivrots.Elle aimait aussi le quartier du Vaugueux où je retrouvais Suzanna, ma petite juive, toujours à sa table de labeur, avançant ses illustrations à rendre «  des demain ». Elle aimait son appartement exigu, la gamelle d’eau fraîche sous la table et son Jack Russell, ébouriffé comme sa maîtresse, qui la courtisait tout le temps.
La mienne, c’était une trois couleurs Bats. Elle avait des oreilles et une queue de renarde et le caractère rebelle et tendre qui allait avec. Mais, elle ne se laissait pas prendre comme ça. Elle avait le coup de croc, facile.Ces deux là pourtant, étaient inséparables comme Suzanna et moi.
Onze années de vie commune, menées à fond, avec moi comme exemple, de la graine d’ortie. Puis, une mort subite. Un infarctus,probablement... dans mes bras.
Ce que je l’ai pleurée !

Plutôt que de reprendre les petits rituels de deuil, sans enthousiasme , j’avais voulu inventer un truc, dans un endroit qu’elle avait bien aimé.
C’est ainsi que je me suis retrouvé dans une carrière abandonnée de Fontaine-Henry, à lui élever un premier autel, afin que son âme puisse rejoindre la Grand Prairie.
Tout passait par l’intention et le geste, la cueillette végétale, la mousse, la plume, la pierre, le bois sec pour le bûcher, le feu, le vide..
j’ai allumé le bois sec en chantant et j’ai vu son âme bleue, s’élever en fumer, rejoindre le ciel
parmi les petits rapaces.
Tout parlait de Morgane, chienne heureuse, ici, jusqu’à ma prière adressée aux faucons crécerelle, pour qu’ils l’accueillent dans la grande famille des oiseaux libres.
Elle devenait, oiseau.
Je suis resté sur terre pour raconter son histoire, avant de partir moi-même en fumée
Roger Dautais
" Parce que je suis rien qu'une  poignée de cendres grises"...
Mémoires d’un Hobo céleste.

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
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Photo : création land art de Roger Dautais
" à Morgane, fille de la mer".
Grande plage de Ouisterham - Normandie

mardi 19 mars 2019

Cairn de la cabane du silence : pour Maria, seulement



Pour Erin, seulement,
car elle comprendra cette histoire écrite pour elle.




Il fait toujours trop beau après les catastrophes

Depuis la dernière tempête, ils avaient fermé la seule voie ferrée capable de desservir, les coins les plus reculés du pays, où je trouvais matière à land art. A pied, en longeant la voie ferré, c'était quand même, dix kilomètres et sur la ballast, ça devenait vite un enfer. En empruntant quelques chemins de traverse, ça se faisait.
J'avais toujours aimé Woodie Guthrie sa voix nasillarde, ses histoires de trains,de hobos et des marées prises en rade, qu'il trimballait sans son sac à dos.
Voilà pourquoi, je suivais les rails.Je m'appuyais donc cette distance, rencontrant sur le parcours, des morceaux de ciel bleu, tombés dans des flaques d'eau.
Il fait toujours trop beau après les catastrophes, mais on arrive par ne plus y croire. C'est la même chose avec les histoires d'amour.
J'avais réussi à rejoindre la Cabane des Silences, non loin de la tombe de l'ange.
J'avais retrouvé la cafetière posée sur la cuisinière à bois et le tablier jaune de mon amie, pendu à une patère.
Elle s'appelait Maria.
Maria aimait bien, cette cabane abandonné, eu peu en ruines, il faut le dire. Elle lui ressemblait, trainant quelques addictions qui lui rongeaient le cerveau.
Elle aimait aussi battre le bitume avec son chien errant qu'elle appelait " mon bâtard d'amour ".
Marie "faisait "la tournée des bars de nuit, jusqu'à plus soif et c'est là que je l'avais trouvée, en fin de courses, avant de finir dans son lit.
Nous avions fini par nous entendre, même si je laissais les portes de placard ouvertes, dans sa cuisine et mes chaussures trainer dans sa maison.
Un jour, je l'avais emmené au bord de l'eau et appris qu'un cairn n'était pas qu'un tas de cailloux, comme disaient les ploucs du coin.
Non pas, un objet quelconque, de forme bizarre et de destruction du paysage, mais bien un trait d'union entre elle et moi, entre nous et le ciel. Ça lui plaisait bien à Marie. Elle disait que c'était comme mon sexe, un trait-d'union entre elle et moi.
ça me plaisait aussi d'élever des sexes en Ria.
Des filles comme Maria, ça ne sait pas vivre longtemps. Trop à fond dans le carburant. Son cœur avait cédé.
J'étais le seul au crématorium. Tu sais les hommes, c'est souvent comme ça, ils profitent de la bonne occase, remettent leur froc et s'en vont.
J'ai récupéré son urne et je suis allé répandre ces cendres,au jusant, du côté du Bono, où les eaux du Sal, rejoignent la mer.
A chaque marée, je la vois passer, Marie, en compagnie des Bernaches et je chante pour elle.
Roger Dautais

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Cairn de la cabane du silence : pour Maria, seulement

Bretagne sud -2014

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.