La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

Un voyage étonnant au cœur du land Art

samedi 19 janvier 2019

Remède  à la mélancolie  :  à Sonia, simplement. 
Chaque grain de nostalgie est un rétrécissement du chemin nous menant à la mort.
David Foenkinos.


à la marcheuse du Sal.

Suave illusion d'arrêter, pour un moment au moins, le flux inexorable du temps vers la mort de l'amour, mais aussi complaisante saodad, lovée dans la douce amertume de son impuissance à revivre un passé, pour toujours, résolu.
Que peut une poignée de pierres blanches dans cette douleur ?
Regret d'un passé sans le regretter, elle se complait dans l’atermoiement.
Je suis un romantique perdu dans le land art, à la recherche de la langue maternelle, de mon essence, de ma vibration astrale.
Douleur délicieuse de l'au-revoir à la source, à la porte du puits, sur la pointe des pieds, qui introduit la prochaine danse. LIndigo rayonne sous Orin allumé.
A l'heure unique du lieu unique, nous emprunterons la Voie Royale, proclamant à haute voix : "Je suis amour ".
Puis avec discernement, pieds nus, nous emmèneront nos deux âmes s'abreuver, à la source de la Salamandre d'or, descendre chaque marche du lieu Sacré
Roger Dautais
Notes de land art pour la Route 77
LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com/


Photo : création land art de Roger Dautais
" Remède à la mélancolie " à Sonia, simplement.
Côte de Nacre - Normandie 2007

vendredi 18 janvier 2019

Le  nuevième jour du cairn   :  à Morgane, seulement


On ne connait que dans l'amour
Christian Bobin


Lamed
Le neuvième jour du cairn

A Morgane.
L'ai-je assez aimée ?
Ai-je tout compris lorsqu'elle m'offrit son cœur en cadeau de départ ?
Ils me traitaient de besogneux du land art, de bagnard du land art, de la Côte de Nacre.
L'homme est inventif quand il est aigri.
C'était ma reine. Elle parlait avec ses yeux. Nous étions toujours ensemble, dans le lieu unique, à l'heure unique, sous la voute étoilée. Nous étions du même âge. Une chance. On a toujours le même âge que l'être aimé.
J'aurais aimé partir avant elle.
Lorsque les premiers signe de fatigue puis d'essoufflement,se firent sentir, Je consultais.
Dans quelques semaine, je pleurerai, avait dit le vétérinaire.
Elle s'enfonçait dans des jours d'une noirceur que seuls, les désespérés connaissent, les soir de lune. Aucun méchant rade de peut combler leur désir de destruction.
Car le cancer la détruisait. Je l'accompagnais dans sa descente. Vint le jour où elle ne pouvait plus marcher. Je la portais, sur l’estran, loin, devant les falaises qu'elle aimait.Je sentais son cœur battre. Ses regards devenaient lourds à soutenir. Elle m’annonçait son départ. Un après-midi de repos, je la trouvais pelotonnée, sous la table, refusant les caresse. Cela dura des heures. Puis elle se leva, traversa la pièce et vint mourir sur mes pieds.

A ceux qui moquaient mes cairns, il y en eut, 9 de monumentaux, dix tonnes de pierres et plus, pour Morgane, seulement.et bien d'autres après. Je ne leur avoua jamais pour qui je les élevais. Comment aurait-ils pu comprendre avec leur cœur desséché ?
C’était pour ma chienne Morgane,abandonnée à 3 mois, non loin de Brest, dans un bois, attaché à un court morceau de corde, et sauvé par un inconnu. Mon fils nous l'amena en Normandie où elle vécut heureuse jusqu'à a sa mort. Elle nous donna de l'amour, abolissant nos chagrins, elle était d'une " humanité " dépassant celle des moqueurs diplômés de
l'Art Contemporain, petits marquis sans château.

En land art comme ailleurs, l'homme ne fait rien de bien sans amour. C'est ce que nous nous disions, devisant sur la table de cuisine, à portée de main, les yeux dans les yeux, dans les bonnes odeurs de cuisson.. Il serait temps que nous changions pour que le monde change.
Roger Dautais
Notes de Land art pour la Route 77

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com:

.Photo : création Land art de Roger Dautais
" Le 9ème jour du cairn " à Morgane , seulement ".
Région Nord -Est de Caen - Cote de Nacre - Normandie

Ce cairn de 2,30 mètres est constitué de 11 tonnes de pierres. Élevé seul en trois jours.

LAMED

Tant qu’existeront l'espace et les êtres sensibles, puissé-je, moi aussi, demeurer pour abolir la misère du monde.
Shantideva, maître Bouddhiste du VIII siècle.

jeudi 17 janvier 2019

foreing language



“Il faut espérer puisqu'il faut vivre.”
Proverbe Italien.

à demain dans tes pas...




Rouge sang et mémoire amnésique.

Me voici au centre de neutre du lieu nommé marais qui se ressent comme un non lieu. J'avance dans le noir; Atteindre la lumière sera salvateur mais il faut franchir un limès inconnu. Pas de main amie, ni de sourire complice, juste le doute pour avancer. et vivre un jour de plus. Rien qu'un jour.
Je me pose la question fondamentale : quelles sont les forces qui commanderont la forme ?
En l'occurrence je ne sais plus si c'est un sentiment de joie ou de plénitude, qui fera contrepoids à ma peine ? Ne plus savoir ce que sera demain, résout le jeu des mains, paume contre paume.
Heureuses incertitudes, pour ma propre délectation des divagations dangereuses, je me perds dans le limès chaotique du désir. Faut -il aimer encore ? Le lâcher-prise est arrivé dans un regard. Ici ont commencé les débordements et ivresse, dans un couloir, no-man's land des cœurs dans les odeurs de Javel. Des flux de ma pensée, exhumé de formes anciennes, fixées par des archétypes de mémoires échevelées, la ligne de partage, fend le coeur-passion, en deux, du zénith au nadir.
J'impose cette langue carminée, pauvre dans son unité plastique, comme la seule trace de mon passage, inscrit dans un cadre. Je constate que ce n'est plus une image que je vois : elle s'est effacée avec les forces vives de mon imaginaire et devient objet de passion. Elle rejoindra, rouge sang, ma mémoire amnésique.
Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
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Photo : création land art de Roger Dautais
" foreign language "
Biéville-Beuville Normandie - 2019

mercredi 16 janvier 2019

Trois  petites  mères sous la  nouvelle  Lune
Chaque acte vrai se bâtit d'amour.
Gitta Mallasz

" Trois petites mères sous la nouvelle Lune "

Douze sphères arrachées à la nuit et à l'abandon. 12 coups de minuit, vécus si souvent dans les nuits de galère alcoolisées, puis la lumière pâle de ces lunes alignées dans notre quartier. Les voici arrivée, par le don d'une équipe technique, dans mes mains d'artiste.
Je l'es ai regardées, longuement. Senti combien leur état physique était chargés d'une énergie. Ondes vibratoires de leur ancienne vie perchée, entre terre et ciel. Déesses de la nuit, elles vibrèrent sous la musiques des Quilapayun*, éclairant leur révolte. J'arrivais au bon moment, adoptant leur rondeur qui me fin aussitôt penser à des seins de femme. Leur douceur appelaient la caresse, l'envie de les prendre à pleine bouche, excitant le tétin conquis par leur tendresse. Mais leur vie devenait autre.
Je les ai déposées, un jour, comme trois petites mères, près d'une mare que j'aimais pour qu'elles procréent. Les accouplement angéliques se firent dans le silence, un soir de pleine lune.
De nombreux tritons fondèrent famille et les petites mères aux seins si doux, reprirent le chemin de mes rêves.
Roger Dautais.
16.OI.2019
Conte pour enfants
à Nolwenn, Amélie et Clémentine

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
www://rogerdautais.blogspot.com/

Photo : création land art de Roger Dautais
" Trois petites mères sous la nouvelle Lune "

Plateau de Colombelles
Nord-Est de Caen - Normandie. 2005


 Pour Sonia, seulement, ma combattante :

*Quilapayun
https://www.youtube.com/watch?v=dBNQVq7c2mA


***

J'ai choisi ce poème pour Maria Cano

« Il sort du rang,
s'arrête dans un carré de silence.
Comme une image projetée vacillent
la casaque, la tête de forçat.
«
Seul effroyablement
on voit les pores de sa peau :
tout de lui est immense
tout de lui est infime.

Otto Orban
La passion de Ravensbruck

mardi 15 janvier 2019

Offrande au Dolmen  à Sonia


A l'Ange de Kerléano...

Sauras-tu m'accorder une place dans tes silences d'ange ?
Juste le temps de faire éclore le rêve qui vit en moi et laisser mon intériorité s'exprimer jusqu'au limès de l'intime.

Le temps passe parfois et je m'y perd. Il finit par m'emporter aux portes de l’indicible, tu le sais bien. J'oublie les mots dans tes yeux, les remplace par des chapelets de pierres.
Ici, je suis moi-même, au cour d'une nature dont je fais partie.
Les pierres me regardent, me parlent de toi.

Saurais-je faire remonter le rêve qui vit en moi, à la surface ?.
 Les anges n'existent pas, sauf ceux que nous croisons.
Roger Dautais
 Notes  pour la Route 77
Bretagne  - 15 Janvier 2O19



*

La part d"invention,
celle que l'on remet en cause,
par la censure, par les règles imposées,
doit résister à ces injonctions,
coute que coute.
De l'inutilité du geste
qui ne peut faire sens
pour beaucoup de gens, nait l'énergie de la vie
et du mouvement : l'amour.
Roger Dautais
1.15. 2019

Photo : création land art de Roger Dautais
" l'offrande au Dolmen " à Sonia
Saint Brevin-les-Pins 2004

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
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lundi 14 janvier 2019

 
 
 
Il faut avoir beaucoup erré dans l'ombre pour toucher la Lumière
Adriana Evangelitz

" Hayâh " *


à Sonia, simplement...

L'imposant silence qui règne dans ce lieu, laisse place au " glissé "sensuel de l'eau, caressant les deux rives, est une voie ouverte au plaisir vrai.L'eau courante de cette rivière, évoque pour moi, ce flot d'énergie vitale, incarnée, qui, de manière inéluctable et continue, suit imperturbablement, sa pente naturelle.
l'eau, est un des trois symboles de l'inconscient, avec la forêt et la terre. Je vais créer dans ce cadre même. C'est ici que je vais confier mes plus secrets désirs dont je n'ai pas forcément conscience.
Attachée à l'origine de l'existence, l'eau, au décours de la vie et de la mort. Je suis dans cette trajectoire.
Source de vie, elle assure la vie, puis la dissout par dégradation. Entropie naturelle dont j'ai tant parlé en land art depuis 1997.
Parce que je n'ai pas le caractère " moutonneux " , je me libère entièrement de mes impulsions collectives, en pratiquant le land art.
Le peuple amérindien, m'inspire par leur style de vie et de pensée philosophique. ( Nous avons eu l'a chance d'accueillir notre la famille, une amérindienne, mariée à l'un de mes neveux. Ils ont fait ensemble, trois beau enfants métisses ).
Pourquoi introduire ce peuple, dans ce billet ? Mais parce que je vais parler de serpent d'eau qui sera né, sur les bords du Biez, et aura vécu dans ce cours d'eau, dont je vous ai parlé au début.
Les amérindiens, voient le serpent comme la transmutation de vie-mort-renaissance, autrement dit, c'est cette énergie de l'intégrité contenue dans ce symbole que je recherche.
En créant ce serpent d'eau, avec des feuilles d'érable, agrafées par le pétiole,, l'habileté de tout expérimenter volontairement, et sans résistance, me dispose à progresser sur la voie de la sagesse.
Roger Dautais
Notes de land art pour la Route 77
* de l'Hébreu : vivre .*

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" La voie de la sagesse "
à Christian Cottard
Cours du Biez - Mondeville
Région de Caen - Normandie - 2005


*

Mémoire
de la terre embrasée
la pierre suspend
les impatiences

j'attends
que se dépose lentement
une parenthèse de sérénité
où les mots
polissent leur vérité

pierre après pierre.

Eñvor
an douar entanet
ar maen a dorr
an hiraezh

gortoz a ran
ken e teu goustad
ur prantadig seder
ma lemm ar gerioù
o gwirionez

maen goude maen. (Traduction en breton de Claire Sauvaget)

Marie-Josée Christien*


* pour mieux connaître Marie-Josée Christien et son œuvre.
http://mariejoseechristien.monsite-orange.fr/poesie/index.html
https://pluton-magazine.com/2017/05/27/promenade-poesie-17-marie-josee-christien/

dimanche 13 janvier 2019

" Yoni - Origine "
pour Ariane Quéré et ses filles
Free spirit...

à la recherche des mémoires du passé..
à l'ange de la ria.

Yoni - Origine - dit la tradition Taoïste. Mais une simple occurrence, et nous voilà enseignés. J'ai cherché ce qui pouvait bien me relier avec cette origine tantrique, traduite en land art. Plus de 21 années de pratique land art, m'ont permis de réaliser un fichier qui dépasse les 20 000 photos. Tout n'est pas bon. Dans ma vie non plus.
Je me suis mis à chercher pour vous.
Dans mes mémoires du passé, je voyais, un lieu au fond d'un vallon, un paysage Normand, entre paradis et enfer. Un marais très dense, étouffant, comme cet été de 2005. Je l'avais trouvé, traversé par une rivière sublime, aux rives labiles et spongieuses. Une canopée, ouverte au-dessus de son cours. Un marais qui se défendait bien. Difficile à pénétrer, mais avec des trous de lumière dans la canopée d'un vert presque noir.
C'était l'été 2005, riche en coquelicots cueillis sur la piste qui caracolait, entre deux champs de blés, et menait au paradis.
Habillé comme en hiver, par au moins 30 degrés à l'ombre, à cause des moustiques, j'ai posé un de ces nombreux nids, dont j'habillais la Normandie, depuis toujours. Je me sentais tellement proche des oiseaux. Dès ma jeunesse, je les avais aimé, écouté, admiré et lorsque l'un d'eux était mort, je leur fabriquait uns sépulture. A 76 ans, je le fais encore.
Là, serait posé, ce soir, l’œuf de Yoni, dans la fournaise de l'été. La se connecteraient les mémoires faites pour cela. Là se terminerait l'histoire pour vous.
Que le vacarme de nos silence, enfouissent à tout jamais vos montagnes de jugements et vous rendent immobiles comme la pierre.
Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http:://rogerdautais.blogspot.com

Photo : création land art de Roger Dautais
" Yoni - Origine "
pour Ariane Quéré et ses filles

Biéville-Beuville
Normandie - été 2005


« J’aime tout ce qui s’écrit sur le silence.
L’immobilité. L’écriture est alors l’imperceptible mouvement,
l’à-peine audible respiration d’un infini,
un instant attentif à l’homme. »
Paul Quéré
Poète sourcier, Celtaoïste
(Suite bigoudène effilochée, 1982)

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.