La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

Un voyage étonnant au cœur du land Art

vendredi 13 mai 2016

                                                            BLOG EN PAUSE


Quatre jours après ma sortie des  urgences de l’hôpital,  je suis   bien obligé de faire ce constat :  ma santé actuelle ne me  permet  plus de  pratiquer le land art. 
C'est avec  regret 


 


que je mets en pause LE CHEMIN DES  GRANDS JARDINS. Mon  intention est bien de retrouver la santé rapidement,  puis la  pratique du land art afin de remettre ce blog en activité.

En attendant, si vous le désirez vous  pouvez consulter mon autre page  land art :  
 
                                                               ROGER DAUTAIS GOOGLE + 

Je vous  invite aussi à revoir l'ensemble du Chemin des Grands Jardins, de manière aléatoire et de retrouver des pépites de poésie dans ces textes nombreux,  prêtées par leurs auteurs parfois composés et offerts  à mon  intention. 
Vos commentaires seront les bienvenus et reçus comme des marques d'amitié et d'encouragement dans  cette période difficile .

à bientôt. 
 Je vous embrasse.

Roger Dautais 

 

lundi 2 mai 2016

La question :  Pour Guy Allix
La disparition du second  :  pour Christian Cottard
Le cadeau rouge sang  : Pour Marie-Josée Christien
Rupture :  pour  Patrick Lucas
Faire la belle  : pour Ana Minguez Corella
Vider  l'espace : pour Marie
Apparence  imminente :  pour Maria D. Cano
L'alerte : pour  Mokhtar el Amraoui
Mouvement  immobile :  pour Erin
Le semeur de doute  : pour Art Traveller
Lieu d'utopie septique : pour Sasa Saastamoinen.
Ambitieuse chute annoncée :  pour Danièle Duteil

Lieu d'utopie :  pour  Maïté /Alienor
Transformation d'idées :  pour Alain Jégou
La déchirure :  pour France
L'effaceur d'instant : pour Emma
Cairn à marée  montante, en ria  :  pour Rick Forrestal
Les  fantômes de Lampedusa :  pour Pastelle


à Marie-Claude ...


Route 73

L'atmosphère plombée de ces derniers jours donne une couleur uniforme à toute la côté qui baigne dans le gris, du matin au soir. Il faut beaucoup de jours de gris où tu as le sentiment d'user ta vie dessus, pour sentir naître l'envie d'une belle lumière capable de tout réparer. Et c'est là, face à l'océan, après une longue marche que tu peux te trouver devant un brusque changement de temps.
Tout est beau, la mer les rochers, le sable. Tout est en place, harmonieux. Il n'y a rien à faire, rien à dire. Tu sais que cette lumière, ne va pas durer longtemps, que la mer va bouger, les nuages, s'accumuler et qu'en plus, personne ne te croira dans les terres brumeuses.
Le temps est suspendu.
Même l'idée de prendre une photo est superflue. L'instant vaut mieux que ça. Il doit s'inscrire dans ta mémoire. Tu te dois de l'emporter ailleurs et puis, il disparaîtra comme une chanson entendue à la radio. Il te reste le sentiment que le monde est beau, sous le gris apparent. Tu dois te débrouiller avec ça pour reprendre la route, en sachant que tu ne feras jamais aussi beau. Ne pas se tromper, le land art n'égalera jamais ce que sais faire la nature..

Travailler sur un cairn, en voie de disparition, c'est un peu faire mon auto-portrait

En équilibre dans les falaises de Ty Bihan, je m'absente du monde gris.. Le rêve permet cette absence, qui, elle-même, permet une vision de la nature, différente. Cette vision disparaît dès que le rêve s'interrompt.
C'est bien durant cette période qu'il s'agit de trouver l'étincelle de la création.

Entre temps, avoir affaire avec le temps normal, parce qu'il existe, qu'il est présent sans me demander aucun effort, me permet d'accepter que la vie existe, libre.

Je suis toujours en partance, sans idée préconçue. C'est cela l'esprit de découverte

Ikaria Lo

La ria s’emplit d'eau de mer jusque dans les plus petites veines du Sal. Elle vient de plus loin que le vent, du ventre de l'Atlantique. Elle a passé les forts courants de la Jument, écorné les parcs à huître, car rien ne l'arrête. La marée impose sa loi, son avancée, jusqu'à parfois charrier le corps d'un noyé inattendu et le déposer sur une rive.
Quelques bancs de mulets troublent la surface de l'eau. Je progresse à l'ombre , sur la rive droite. J'ai quitté les derniers marcheurs qui ont abandonné en route. Je veux atteindre, le point le plus au sud, celui qui frotte l'eau et interdit le passage, pour y élever un cairn. Les pierres libres sont rares, ici, qui me compliquent la tâche. J' y mets le temps. Les premières pierres s'élèvent. La lumière est sublime, mais en contre-jour. Personne d'autre que moi, ne vivra plus
l' instant de partage absolu avec cette arrivée de le marée.
Mon esprit s'envole. Je remonte la ria, passe l'Île de la Jument, quitte le golfe, contourne la pointe de Kerpenhir. C'est le large. L'Ikaria LO686070 * d'Alain Jégou , passe devant l'Île de Méaban. Pourrait-il m'embarquer ? Je lui fais signe. Il se déroute. Je monte à bord, Nous faisons route vers Lorient. Il me dit que la pêche devrait être bonne.

Le troupeau a quitté les pâtures. De fortes pluies ont chassé les bêtes vers de hautes terres, plus sèches.. Le temps a rempli les ornières colonisées par les herbes en rhizomes. Chaque mare se transforme en océan, comme durant l'enfance. Me voici embarqué dans mes rêves. La vie au loin de tout, la vie au lieu du rien qui nous est proposé, et que tente de nous entraîner vers le néant des tentations inutiles. Je compose quelques installations flottantes. Carrés, triangles, hexagones, réalisés à partir de joncs, donnent un cadre à mon travail.

Les fantômes de Lampedusa

Il faudrait arrêter de  les compter, noyés en trop grand  nombre,  morts sur la route de  l'exil, de  mille façon, parce que cela gène,  me dit-on. Mais ce qui  gène d'abord c'est que  l'on puisse encore venir au monde, dans  un pays  où l'on ne pourra jamais vivre sans  mourir de faim, avec comme seul avenir, de  prendre  un  jour, la route de  l'exil.

 Roger Dautais



* www.editions-apogee.com/passe-ouest-suivi-de-ikaria-lo-686070.html
 Deux récits de mer qui « constituent le plus formidable livre sur la mer écrit par un poète d'aujourd'hui. Alain Jégou.




Les  routes se dérobent
nous laissent à nous-mêmes
voyageurs inutiles
la destination perdue
dans la  poussière du futur 

Combien de départs
pour trouver la route étroite
où  l'on ne parvient pas

Marie-Josée Christien*

Temps  morts
Editions sauvages
Collection Askell

*    mariejoseechristien.monsite-orange.fr/


*****


La  première blessure
Et ton nom même sur la peau
Comme  une vraie fragilité
Et la force d'aimer
Ici en nul lieu

Atteindre simplement
Cette terre franche qui travaille
Dans  l'étreinte des  mots
Sous le givre des mains

... Cette terre prête à l'arbre

Guy Allix *

Solitudes
Rougerie

*    guyallixpoesie.canalblog.com/

samedi 16 avril 2016

Transition  :  pour Sole
Vertigo :  pour Marie
Ad libitum  :  pour Maria  D.Cano
Insoutenable attente :  pour Sasa Saastamoinen
Lampedusa ...avant la route:  pour Fifi
L'autre réalité :   pour France
L'inconnue de l'estran :  pour Ines ( Magia da...)
L'interdit des brandes :  pour Thérèse
La grande et la petite :Remei Navaro
Situation éphémère :  pour Christian Cottard
Le foyer des  pins morts : pour Marine D.
Mémoires de  pierres :  pour Arlettart
Le guetteur de Lan Roz : pour Fanny
Liaisons croisées : pour Synnove Schneider
La dispute paysanne  :  pour  Marty
Diagonale et rencontre :   Pour Patrick Lucas
Des silences de  pierres  : Pour Youenn Gwernig
Corps  infinis : pour Maïté/Aliénor




Le voleur  m'a tout emporté
 sauf la lune qui était  à ma fenêtre.
                           Ryokan



à Marie-Claude


Route 73
Les applaudissements n'ont jamais fait le travail à ma place. La vérité est ailleurs, faite de  fragilités, de doutes, d'échecs. Bien obligé d'admettre ma part de défauts dans  ma  pratique du land art. Elle  m'a permis de  progresser. Il faut calmer le  jeu. Absurde la course avec le temps. Au final,  il raflera la  mise.
Je me dois chaque jour rechercher et vivre une part de  vrai silence, une autre de vraie solitude, une autre de détachement  pour  oublier ce que je connais et recommencer chaque geste comme  un enfant découvrant le  monde.
Je dois expliquer sans acrimonie que mes cairns ne sont pas des tas de cailloux. Ils sont sur la voie qui me mène au rêve éveillé,à la sérénité. Après ce cheminement  intérieur, je peux les  offrir  à  l'immensité, les  oublier pour faire place  à d'autres comme mes  propres  morts m'ont fait  une place  ici.
Je  m'absente de  plus en pus, d'ici. Je dois m'alléger de toutes  possessions. Le passage est une réalité vécu sur cette terre,chaque  jour. Je n'attend rien d'autre après, de ce ciel  immense et vide.
J'ai repris la route 73 et je suis revenu en ce  lieu unique que je croyais être  une place  inconnue. Mes souvenirs s'effacent,se  modèlent, se déforment au point de ne laisser qu'un  univers nouveau prêt  à me recevoir.


Vertigo
Après  une période de tempêtes furieuses qui en a  laissé  plus d'un sur le carreau, la mer s'est posée et respire calmement. Les grands pins  maritimes abattus dans la tourmente ont été débités et emportés sur de gros camions.
J'ai senti  à nouveau l'appel de la mer et me voici près d'elle, avec l'idée d'entreprendre une série de cairns.
Parfois, je voudrais que ce soit  les derniers, que tout soit dit, que je ne revienne  plus  ici, tellement  j'ai  mal. Mais,  je rentre, je me soigne, je patiente jusqu'à l'oubli total des pierres. Je scrute le ciel, la course des nuages qui  montent du golfe et  rêve reprend vite. Je dois rejoindre la mer, les côtes sauvages, les falaises, les roches, les  pierriers et je reprends la route.
Je parcours la falaise à la recherche d'une base  pour élever le premier cairn. Je tombe en arrêt devant cette corniche qui me domine d'au moins trois  mètres. Immédiatement, je calcule la trajectoire la  moins dangereuse pour  y accéder. A dix ans, j'aurais grimpé la-haut sans  y  penser,  à 73 passés, ce n'est pas la même chose. Ma première escalade se passe bien. Vue d'en  haut la baie de Quiberon est magnifique. A mes  pieds,  il  n'est pas question de tomber dessus, de la roche bien dure et la certitude d'y laisser ma  peau en cas de chute.
Je redescends et me  mets  à la recherche des  pierres qui constitueront le cairn. Les quatre  premières, sans être très  lourdes, demandent malgré  tout  à être portée,  une à une, avec les deux  mains. Et là, c'est une autre histoire pour l'ascension qui devient plus problématique. Chaque  pas doit être assuré par de bonnes assises et  l'équilibre trouvé, par le corps. Surtout ne pas partir en arrière, en cas de déséquilibre mais larguer la  pierre, se plaquer  à la falaise et trouver une accroche  pour les  mains. Toutes mes forces y passent. A la deuxième  pierre, arrivé au sommet, la tête  me tourne. Sans doute  un coup de fatigue. J'oublie toujours que je suis cardiaque. Je fais  une  pause,  bois  un peu d'eau et reprend l’ascension de toutes mes pierres. L'assemblage des pierres donne  naissance  à un très beau cairn dominant le vide et contemplant l'Atlantique. Je reste  très  longtemps près de lui dont la présence est rassurante. Après cet effort  intense vécu dans l'absolue solitude, j'ai besoin de retrouver  mon calme et cela se fera,  une fois de  plus, dans la cotemplation de la mer.

Roger Dautais




La nuit déshabillait
la  jungle de la ville
pour  y danser avec le désespoir

Un alphabet  de  lumière
dispersa  les  insectes de la folie
alluma la chorégraphie des  miroirs

alors les clés ouvrirent le jour
qui dans la transparence
tenait  un enfant dans ses bras.

Éliane Biedermann

mardi 29 mars 2016

Reconnaissance en Mor Braz :  pour Éliane Biedermann
Chant de  pierres  pour  une vague de passage :  pour  Thibault Germain
L'interruption  :  pour Chantal Miscoria
Le  perce-silence  :  pour Maria D. Cano
Le chant du druide :  pour Leeloo
Vœux pour l'avenir :  Pour Maïté Alénor
Ligne rouge  :  pour  Pastelle
Carré jaune sur estran :  pour Synnöve Schneider
Le dernier carat  :   pour  Erin
Les quinze muettes  :  pour Marty
L'autre saison : pour Patrick Lucas
Le petit confident :  pour Serge Mathurin Thébault
Vers  l'ailleurs :Pour Rick Forrestal
Boîte  à mémoires de Brec'h : pour Bréatriz Macdewell
Le sang des chênes : pour Marine D.
Un trou dans le ciel  :  pour Françoise Jourdan
Le retenu :  pour Emma ( pictozoom)

à Marie-Claude



Nos  lieux, nos  instants,  à jamais  uniques...
 François Cheng



Salle d'attente.

Ces  petits renoncements quotidiens, je ne sais  plus s'ils prennent  une forme insidieuse  pour  m'épargner des  instants de vie pénible  ou pire encore, s'ils ne sont que des lambeaux de  mort dont la présence  me rappelle qu'un  jour,  il faudra bien quitter tout  ça,  y passer pour de bon. Cette médecine  là qui me conseille d'en faire le moins  possible, je lui tourne le dos. Manquerait  plus que je devienne docile, sage, prudent. Alors, ce serait la fin, pour de bon.
Je continue la route 73 en faisant ce que je  peux avec mes  moyens d'homme ordinaire.
Sans doute ai-je expérimenté pendant ces dernières semaines, la meilleure façon de vivre en pratiquant le land  art.


Les quinze muettes

Le vent a dominé toute la région qui en reste endolorie, mais  il fait partie du pays. Des hivers sans tempête, ça n'existe pas en Bretagne.
 Entre les accalmies, je prends la route la mer.
J'arrive sur la  plage et me dirige vers  l'ouest face aux vents dominants. Ils  vont accompagner  cette marche dans le froid  humide.
Je sais que dans cette direction, je vais découvrir  un pierrier géant. Je suis la falaise pendant  une demi-heure avant de la quitter pour descendre  vers la mer. Elles sont toutes  à  mes  pieds, les  pierres que je recherche, les énormes, les grosses, les moyennes , les toutes petites, camouflées sous ce maelstrom. 
Une idée  me vient  : je vais toutes les compter puisque ça ne dérangera personne et qu'en plus,  j'ai le temps de le faire. Un vrai travail de titan. Je dois toutes les déplacer  pour  en  oublier aucune.. Muni d'un carnet et d'un crayon, je commence  le décompte et fais  un bâton sur ma feuille blanche à chaque dizaine. Arrivé  à  cinquante, je suis assez fier de  moi. A cent,  je me demande à quoi ça me servirait d'en savoir le nombre que  j'oublierai probablement très vite.Cela  n'apporterait rien  à la beauté naturelle du site. Je mets fin   à ce décompte inutile et j'observe la mer . Au large, l'île de Méaban se fait manger par le brouillard. C'est alors que sont arrivées  de la plage voisine, les  Bernaches dont le séjour va bientôt  prendre  fin   en Bretagne ,  pour rejoindre la Sibérie. En fin de saison, elles s'approchent de nous, ayant perdu toute  peur de l'homme. Je les ai regardées se nourrir, puis j'ai commencé  à élever mon  premier cairn. Je lui ai donné le nom des quinze muettes  puisqu'elles le sont aujourd'hui, mes amies les  oies.

Je regarde avec  émotion, cette minuscule plante grasse qui s'accroche  à la falaise,  ignorée de tous, mais vivante. Comme je  lui ressemble, aujourd'hui.

Un autre jour


Le ciel est gris avec  promesse de soleil dans les nuées. C'est encore  l'hiver. Deux petits degrés au-dessus de zéro, ce n'est  pas  très chaud pour fréquenter les bords de  l'océan,  pourtant, je ne sais résister à son appel. Debout dans  l'immense  pierrier, face  à la  Mor Braz, qui sera recouvert aux trois-quart par la marée montante, je me laisse envahir  par le charme de ce  lieu désert.
Le  monde est bruyant, ça sent la guerre, les attentats, la  poudre, la  mort et  j'ai besoin de ce silence, d'un  long temps de  pose,  loin de  tout. Je me laisse  bercer par le bruit léger du ressac, sur les  pierres d'en bas.
Tel  un  guetteur, je cherche la  pierre de base. Elle doit  être  importante, bien  placée, de forme intéressante. Je vais élever mon  premier cairn sur elle..
La  voici, proche de  l'eau, mais au sec. La seconde, je la trouve assez vite,  à proximité. Je la place sur la base et la cale  avec deux petites  pierres. Je vais chercher la troisième  à dix mètres. Le transport est compliqué car le terrain est bancal, glissant par endroits,  à cause des algues. Je dois éviter la chute à tout  prix  pour préserver mon dos souffrant.Une fois ces trois  pierres assemblées de façon provisoire, j'ai déjà une  idée sur la forme terminée de ce cairn. Je  l'imagine très bien, s'élevant,  libre dans  l'espace, fièrement dressé face  à la mer, attendant cette fin de vie qui lui sera servie par  une vague,  pour  mieux renaitre sous  une autre forme.
L'effort a été réel, suffisant  pour me dépouiller de toute  idée de  possession, de domination sur la  pierre, sur  le paysage.
Je m’assois en tailleur au pied du cairn. Mon regard passe par  lui, s'élargit sur le paysage, la mer et rejoint le  monde que je voudrais en paix, comme  ici. Je suis balayé par le temps jusqu'à l'oubli de ma personne. Ma vie se fait silence, souffle léger et rejoint mes  proches, disparus.

Roger Dautais.




Le  poème sort de  l'ombre
écoute  l'orage  à portée de la voix
répercute en écho
le murmure des  pierres
invite  l'aube nue
à alléger la lassitude
et effacer l'encre des vertiges.

Éliane Biedermann
 En  marge des rues étroites

Éditions Caractères


*****


En équilibre
sur  l'inquiétude
le ciel et la terre
s'épousent
en une courbe de pierres.

Marie-Josée Christien
Un monde de pierres

Éditions Blanc Silex

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.