La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

vendredi 22 janvier 2010




au-delà des murs, subsiste la mémoire...



Trois
ombres
deux bruits
un tour
pour rien

Ici
l'espace
se libère
entre
les
barreaux.

Le cri,
cette écriture
jetée
à la rue
s'écrase contre
les murs.

Il faudrait
la clé
tournée
à l'envers
pour ouvrir,
l'abcès
et décrocher
l'homme.

Il faudrait
courir
après l'absurde
et diner à sa table.

Il faudrait
quitter
l'enceinte
pour de bon.

Il faudrait
franchir
le chemin de ronde
le dernier mur,
et marcher
comme si
de rien n'était.

Il faudrait
retrouver son souffle,
oublier la peur
sous la lumière
jaune et blafarde.

Il faudrait
en arriver là,
dans chaque
rêve.

Mais trois ombres,
deux tours de clé
et puis le rien
qui s'installe,
Ici.

Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS




à Marie Claude...



Je marche depuis deux heures sur ce chantier d'autoroute et tout est déjà là. Pourtant, je vais me mettre à construire une installation, malgré l'orage qui devrait me faire songer à rentrer. Ce n'est pas les pierres, ni le vent, ni cette impression de chantier déserté, ni le temps que je vais consacrer à monter cet équilibre éphémère qui me fascine, mais, c'est de vivre le tout, l'instant unique, seul. C'est aussi de me sentir vivant par ce geste un jour de plus. Difficile d'imaginer qu'il faudra quitter tout ça, quitter la lumière du jour et ces longues marches, ces dialogues avec la pierre, ces extases devant la beauté de la nature, pour laisser la place aux suivants et pourtant, c'est la loi du genre. Carpe diem !




Signe après
signe
s'élèvent
les pierres
dans
l'espace
désigné
comme,
libre.

D'azur,
de bruit,
d'oubli
de désir,
le silence
se défait
se délie,
se dédit.

Maintenant
il est
debout
le rêve
et toi
tu viendras
le dévorer
de ta
bouche
rose.

Signe
après
signes
nous
aimerons
l'espace
qui
nous
étreint.
Le vent
s'envole
comme
le
souffle.
Il est
temps
de quitter
ce monde
qui
ne comprend rien

Roger Dautais

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.