La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

vendredi 30 octobre 2009





à l'absente...
Souvent, tout refaire, pour aimer à nouveau...


Petits écheveaux
de bois
comme ma gueule
ouverte
l'effiloche des jours
et des
écholalies


tout le ciel est tombé noir
dans mon café

ici je pleurais
tu démêlais
tes longs
sanglots


entre tes seins blancs
J'ai posé
un baiser de feu
amoureux

La bamboche
a fini
par me casser et la tête
et le cœur

Petits écheveaux
tournez
montez au ciel d'Orion.


Jeanne veille et
tend
son bras numéroté
Jean-Moïse

n'est plus
que l'ombre de moi.

Ô ma fille
disparue que je t'aimais,
aussi

écholalies

Papa
dis tu pleures,
pourquoi
...

non je t'aime de larmes
mon enfant de nous
reviens

Je pleure.

Moïse Clément
"la nuit, c'est quand tu n'es pas là
"
LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS


J'aimerai avoir les absences des vieux, les départs, le décrochements de ce monde incompréhensible dont ils s'échappent lorsque ,nous leur montrons notre indifférence, notre savoir, notre jeunesse, notre belle auto " t'as vu Papa, ma grosse auto, ma béhemdoublevé ma mercédasse et son chauffeur. j'aimerai avoir l'absence de ces Alzheimer qui décrochent de notre beau monde de gens stressés, pressés, ce monde m^me qui les a précipité dans la maladie. Ce monde qui déserte, nie et renie :
- nous...? de notre faute...
Nous, mais enfin voyons...Papa
T'as vu ma mercedasse, ma déasse
ma Béhemedoublevé et son chaufeur.

J'ai remis Osez Osez Joséphine sur le lecteur de CD ROM et j'ai continué à filmer ces instants rares, ces vies d'Alzheimer que j'approche si souvent pour les aider.
S'ils s'absentent, je fais le voyage avec eux, s'ils plongent en apnée, je plonge en apnée.
Réaliser un documentaire dans ces conditions demande des compétences. Je les ai. Bien d'autres aussi mais je n'ai pas trop de concurrence, il faut le dire. Le vieux n'est plus à la mode. Je suis de quoi je parle, je suis vieux et à 67 ans, je me l'entend dire et répéter chaque jour.
Ecoutez la chanson de Bashung, vous comprendrez ma démarche de soignant dans ce monde qui vous intrigue tant. Cela vous aidera aussi à comprendre e ce que j'écris, un peu mieux.
2010 sera une année de tournage, pour moi, avec trois documentaires, dont un sera consacré à mon travail professionnel : le land art. Il sera réalisé sur les 90 km des plages du débarquement,et dans la Hague. Je vous en reparlerai en temps utile.

N'oubliez pas mes amis Emmanuel Prunevielle, Grégory Goffin, Richard Shilling, Dominique Gros Alejandro Guzzetti, Articia, Jean Jacques Lion,Guy Allix, Mohamed Siad, Jocelyne Bof, Manue, Epamin'Lilia,Patricyan, HervéPerdriolle, hoboville studio, Anne Vanderlove.
et tous ceux qui sont en lien sur mon site.

Ils sont tous des voyageurs au pays de l'écriture,de la poésie, du land art, de la sculpture, de la peinture, du théâtre, du cinéma, de la vide, de la photo.Ils enseignent nos enfants et résistent au Mammouth et au" dégraisseur", lui-même très gras et fort poilu
Ils rêvent, s'expriment, réalisent, montrent, pour votre plaisir, vos loisirs, et donnent leur vie à l'art, à l'enseignement digne de ce nom.
C'est le monde qui s'absente, pas eux.
C'est le monde qui stresse le monde. C'est le profit des spéculateurs et des cupides qui fait les guerres. Nous n'avons rien inventé de plus intelligent que l'art et la culture ( je n'ai pas dit les cocktails onéreux) pour mettre à bas cette dictature du profit.
Le temps de la Toussaint est pour les chrétiens dont je ne fais pas parti, le temps de célébrer ses Saints, puis d'aller se recueillir sur les tombes des morts.
Où se recueille-t'on quand le corps de la victime s'est volatilisé dans un attentat, perdu en Mer, disséminé sur les sols gelés de la Silésie, ou à Auschwitz après avoir été douché et brûlé ou encore au Cambodge, en Chine...
Baumes la Rolande, cette rampe de lancement franco française n'aurait été que pure invention d'un historien fou ?

Le monde n'est pas un cénotaphe.

Nous marchons sur nos morts.
Nous marchons sur nos vivants,
aussi,
Nous marchons sur la jeunesse perdue. Junkies aveuglés de shit, d'amphé, de coke , d'alcool, voguant de défonce en shoots se servant et payant de leur vie la dîme des temps modernes aux dealers qui prennent la planète en main, et font concurrence aux marchands de canon.

Nous marchons sur les vieux abandonnés,
sur les artistes, souvent.

Oui, la vie est sacrée. Mais la vie est aussi un sacré bordel où tout le monde ne trouve ni son compte, ni à manger tous les jours.

Les blogs dorés ou rose bombon, il en faut mais il faut aussi secouer le cocotier sans se contenter de dire
Ouafff.
Hifff !
O.K D'acc... coco
Comm, d'abb.
Ouaou, c'est cool ton truc.
et puis retrouver son cartable de petit prof qui emmerder tout le monde, après. Il y a des intermittents de la marge. Ils ne trompent qu'eux-même. Y font pas le poids. Ca sent le baltringue de loin.
Je ne les vois pas, ces mecs, là, au charbon.
Il y a du taf, mais certains travaux d'intérêt général, je veux dire, côtoyer les vieux, les jeunes qui ressemblent à rien de "cotoyable", dont on ne peut plus rien tirer, " l'absence " là, toutes les figures de style à la Brice de Nice, c'est pas suffisant.
La morale, c'est pas a moi de la faire, c'est pas non plus à ceux qui prennent la parole sans se moucher.
Où est la vérité. Ele est devant ssoi. Faut ouvrir les yeux et vivre à poil, enfin je veux dire, nu de certitudes. C'est compliqué.

Oui, parfois, je les envie ,ces vieux que j'aime tant, parce que je ri avec eux, nous peignons, parlons, devisons, écoutons de la musique et dans leurs silences, dans mon atelier d'Art Thérapie.
J'apprends mieux la vie auprès d'eux, avec eux,que dans n'importe quel meeting politique à la mode.Le land art mène à tout même à ouvrir les yeux, car le chemin est rude qui mêle à l'humilité comme le dit l'ami Guy Allix, poète initié, le frère retrouvé.

Mon blog est toujours un blog de land art mais il ne sera jamais une galerie si propre que même la gripe H1NI ne peut atteindre le directeur, même la vie,n'y entre pas. Non, ce sra ce qu'est la vie, un mélange de plein de choses, de poèmes, de textes libres, de dédicaces à mes copains, de déclarations à ceux que j'aime, de photos de land art. Je vous l'ai dit mille fois, je possède
25 000 photos de land art, des films, je fais ds expo,je donne des conférence. En fait, c'est un métier d'être artiste, alors pourquoi vous me demandez tout le temps et à part ça, qu'est-ce-que vous faites ?
Prendre 25 000 fois sa belle mère, en photo, ça peut surprendre, mais 25 000 photos de land art, c'est d'abord installer, performer, bâtir, élever des formes, des objets, des végétaux, des matières. C'est, passer sa vie dehors, pendant 11 ans pour moi sans oublier ce que j'ai fait de 0 à 55 ans. 25000c'est beaucoup et c'est rein à la fois. Trop pour regarder mais asez pour avir en moi, de qui reprendre la route chaque matin et savoir que je suis en mesure de m'exprimer.

Je réponds ici à quelques critiques toujours bien vachardes et venant de gens qui, soit sont à leur 2 ème semaine de stage land Art, soit dans rien mais qui savent, soit dans la méchanceté pure et qui vivent eux, dans la combine à nanard, le robinet à subventions ouvert dans leur goule. Ils sont élus, élus pour recevoir,pas pour doner, si...des leçons pour que les autres, nous, on n'approche pas du gâteau. Ceux là qui m'habillent et me taillent des costards, ce n'est plus la peine qu'ils me lisent ou parlent de moi. Qu'ils m'oublient, je les laisse à leur médiocrité de combinard petit bras.
Mes journées sont longues de 5 h du matin à 11 heures du soir. Longues et passionnantes. Je ne vois pas pourquoi j'arrêterai. Je veux monrir, vivant. C'est ce que j'avais écrit à un peintre aujurd'hui disparu, Yvonne Guégan. Nous avons fait un livre d'artiste ensemble, Fol'Art. J'ai souvenir de retrouver cette phrase imprimé dans ce même livre. Yvonne est partie, je continue la route, comme elle le fit, en travaillant jusqu'à la fin.

Roger Dautais

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.