La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

vendredi 22 février 2019

Rendez-vous  : à Marie-Claude, femme aimée.


C'était mon bureau des jours de bile noire...


Une mer d'encre avait envahi le canal de Caen la mer. L'eau noire, tapait sur le quai du terminal minéralier, avec une régularité de métronome. Lieu glauque, s'il en était, dangereux aussi, il restait néanmoins emprunt de poésie. J'y pratiquais, la photo, le land art et la méditation. L'hiver, par moins 15 degrés cela devenait sublime, lorsque le vent s’engouffrait entre les poteaux de ciment du môle. On pouvait imaginer, crime sordide, trafic en tous genres, mais aussi l'arrivée de ces cargos chargés de minéraux et dont les noms avaient été " taggés ", en Russe, Allemand, Chinois, Anglais et Français, bien sûr. C’était mon bureau des jours de bile noire.
 A qui me demandait le pourquoi de ce choix, je répondais toujours, '" Je vais où le vent me pousse ". Difficile de faire mieux.
 Je me serais mal vu pratiquer le land art dans un salon. Si j'aimais les brûlures du soleil , l'été, sur ma peau basanée, ayant sculpté ma gueule de métèque, j'aimais aussi tout l'échantillon météo d'une année Normande, seule capable de rivaliser avec ma Bretagne en matière de pluie. Si j'aimais la pluie ! à m'en délecter. Dans ce lieu glauque, elle devenait tambour du monde frappant les eaux noires, en rythme. Mes djembés en perdaient la boule. Mes  origines riches en couleurs, s'exprimaient par  elle,  musicienne nue, lascive  et géniale
Ainsi filais-je le grand amour avec le figuier du coin, qui en avait vu, des amours de toutes les couleurs ! ça tombait bien.
Il m'offrit, un jour de flirt, un pan de sa parure aux pattes de grenouilles. Ainsi naquit, un serpent vert, que le tourbillon des eaux noires, enroula autour de mes rêves. Marie-Claude, femme aimée,  y apparut, plus belle que jamais.
Roger Dautais
Land artiste depuis 1997.

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com/

Photo : création land artde Roger Dautais
" Rendez-vous " pour Marie-Claude, femme aimée.

Terminal minéralier de la SMN
Colombelles - Normandie
" Rendez-vous " pour Marie-Claude, femme aimée.

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.