La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

dimanche 6 décembre 2009






Ne plus rien attendre et pourtant, ne rien oublier du passé...

à Marie-Claude, la femme que j'aime.




Je viens d'un pays si éloigné du vôtre que j'ai appris, depuis l'enfance à y vivre seul. Mes géographies ont une histoire, celle de la peur du monde en guerre. Ni le ventre de ma mère ni la désolante suite de sa vie ne me permettent de croire que les hommes ont mis de côté leur cupide envie de pouvoir , de richesse et de domination.
Il m'est difficile, aujourd'hui de me ranger sous un drapeau sinon, sous celui de l'humanité. Je n'ai, ni à justifier mon art, comme on me l'a demandé dernièrement, ni à payer plus cher, le fait d'être un vivant parmi les vivants.
Je préfère cheminer auprès de mes frères et donner à ceux dont la vie a fait de la leur, un champ de bataille. Il y a des héros bien piteux et des pauvres, héroïques. Le pain dur a une couleur, celle du ciel ce matin et nulle femme digne de ce nom ne devrait avoir à aller chercher sa pitance dans des cabanes à lapin, la nuit, pour manger un peu. Voilà ce que le régime fasciste de Vichy, obligea ma propre mère, alors réfugiée en zone libre, à faire pour subsister. Dois-je aussi et pour cette anecdote, justifier mon art et ma colère?
Si land art est devenu un art de snobs et de bobo, parfois, c'est qu'il devait être récupéré un jour. Personne n'est obligé de copier, de plagier ou de répéter des âneries lues je ne sais où et copier coller dans son blog, pour faire croire que. La pire des choses est de se tromper soi-même. C'est à la limite de l'aliénation, n'est-ce-pas, mais sans la maladie.
Je ne concours pas pour la palme du Land art. J'existe dans cet art, comme aujourd' hui dans le cinéma parce que réalise mon premier long métrage sur la maladie d'Alzheimer. Je compte bien y faire figurer le land art, non comme une potiche, un pot de fleurs, mais comme une expression servant à servir des causes, en plus d'être un médium entre les autres et moi-même.
J'espère avoir été clair dans ma réponse à ce jeune homme qui me demandait de justifier mes étoiles de David dans mon oeuvre.
Qu'il médite cette phrase de Youenn Gwernig et sache que le drame de chacun lui appartient même s'il s'inscrit forcément dans l'histoire de l'humanité. Cette réponse vaut pour cet universitaire qui prétend que je suis inexistant dans le domaine de l'art parce que je n'ai pas de diplômes universitaires.
Comme disait San Antonio, : " si tous les cons volaient, il y a longtemps qu'il ferait nuit".


Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.