La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

samedi 4 avril 2015

Le guetteur de l'IKARIA LO 686070 :  pour Alain Jégou
Cairn de 16H32  : pour Pastelle
L'autre décision  ( série exil ) :  pour Brigitte Maillard *
Cairn aux bernaches  :  pour Rick Forrestal
Transfusion :  pour Mémoire de Silence
Boîte  à mémoires :  pour Sasa Saastamoinen
Cairn des forces vives :  pour Thérèse
Ruscus et lichens en ria : Pour Angel Sanchez Marco
Carpe diem  :  pour Serge-Mathurin Thébault
Mandala :  pour Ela
Le nid  :  pour Christian Cottard
Le 72ème printemps :  pour Marie-Claude.
Cairn à  l'aubépine  :  pour Yannick Bonnaventure
Circulation : pour Liplatus
Les demoiselles de Locmariaquer, le retour  :  pour  Erin
La seconde chance :  pour Patrick Lucas
Cairn du  ponant  :  pour Anne Le Maître

Carnets de la route 72


 Printemps au Loc'h

 Elle  m'a dit, en ouvrant la fenêtre de notre maison, que le printemps était arrivé. Elle  m'a dit de  partir vers le nord, passer les deux  ponts, traverser la route et d'entrer dans le petit bois  à la fontaine sacrée. J'avais en mémoire,  le souvenir des deux  salamandres dorées, dont une morte entre mes mains. Elle m'a dit que je retrouverai la rescapée au  printemps  prochain et nous  y étions, ce matin . J'ai retrouvé la source de la salamandre  puis les aubépines en fleurs. J'ai  planté deux branches fleuries dans  l'eau de la rivière et posé en travers, le symbole de la vie qui coule entre nos veines. Ainsi s'est passée l'entrée dans  mon soixante-douzième printemps.

Carpe diem

J'ai emprunté le chemin creux qui borde le champ des  morts. Accompagné de leurs mémoires absorbées par la sève des  arbres,  je descends  vers la ria.. La rive est à nue et je fais  une belle rencontre
 Tu imagines ce grand arbre mort dont le tronc blanchi et  lisse s'avance au-dessus de  l'eau, et l'ajonc sauvage se nourrissant de son  humus. Tu  imagines, de pareille façon, les cendres grises des disparus, au Jardin des souvenirs, si proche, sur cette pente douce , leur renaissance dans les magnolias et les oliviers. Tu imagines ce vent, d'aujourd'hui, m'apportant la parole de la mer, au fond du Golfe, et l'envie  pour moi, de  lier le tout en élevant  un simple cairn, accompagné d'une poignée de baies rouges. Carpe diem.

 Demoiselles, le retour.
J'ai repris  la route en compagnie de mes bambous. Je me dirige vers  une de mes plages préférées de Locmariaquer, car elle abrite  un  pierrier naturel où je peux travailler  à  mon aise. Arrivé sur place, je choisis  un emplacement  où je peux planter mes huit bambous dans le sable. Puis je pars  à la recherche des  pierres, qui, une fois choisies et  assemblées  une  à une sur chaque bambou, me permettront de lever  huit cairns aériens. C'est assez  long  à réaliser, surtout lorsque le vent joue avec ces équilibres éphémères et les fait tomber. Je recommence jusqu'à la totale réussite.

Un rêve

 Après  une longue marche sur la rive gauche de la ria, je fais  une halte au pied d'une falaise. Un  pin maritime s'y accroche,une parte de ses racines demeure  à l'air. Je viens de croiser sept aigrettes blanches, un couple de colverts et quelques Bernaches dont  on  me dit que certaines, renonçant au grand nord sibérien, se seraient sédentarisées  ici . Les  oiseaux sont mes animaux préférés et c'est afin de  les honorer que je me lance dans  la fabrication d'un nid qui me fait devenir , l'un des leurs. Un rêve.


L'Ikaria Lo

 Entre la côté découpée de Carnac et  l'île de Méaban,  à  peine visible, fendant les eaux de la MorBraz,  l'Ikaria Lo 686070 d'Alain Jégou, en provenance de Lorient, fait route vers les champs de  mémoire maritime. Je prends son passage comme  un salut. Au  pied de la falaise, j’attrape quelques roches éclatées par la dernière tempête et je lui élève  un cairn. 

 
Roger Dautais
4 avril 2015





Le trait d’argent
C’est un trait
Qui gagne son argent
Au détour d’une rue
Place Bouffay
Nantes
Il sautille
De fenêtres en fenêtres
Puis prend point fixe
Sur une plaque austère
De notaire fixée
Au dessus d’une porte cochère
Il scintille
Insolite libertaire
Là au-dessus de nos  têtes
Il invite  l’œil
A la périphérie de l’âme
A forer le détail
Serge Mathurin THEBAULT *

*      http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Mathurin_Th%C3%A9bault
*      https://fr-fr.facebook.com/sergemathurin.thebault

*      Brigitte Maillard  :  http://www.mondeenpoesie.net/

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.