

à Marie Claude...
Je marche depuis deux heures sur ce chantier d'autoroute et tout est déjà là. Pourtant, je vais me mettre à construire une installation, malgré l'orage qui devrait me faire songer à rentrer. Ce n'est pas les pierres, ni le vent, ni cette impression de chantier déserté, ni le temps que je vais consacrer à monter cet équilibre éphémère qui me fascine, mais, c'est de vivre le tout, l'instant unique, seul. C'est aussi de me sentir vivant par ce geste un jour de plus. Difficile d'imaginer qu'il faudra quitter tout ça, quitter la lumière du jour et ces longues marches, ces dialogues avec la pierre, ces extases devant la beauté de la nature, pour laisser la place aux suivants et pourtant, c'est la loi du genre. Carpe diem !
Signe après
signe
s'élèvent
les pierres
dans
l'espace
désigné
comme,
libre.
D'azur,
de bruit,
d'oubli
de désir,
le silence
se défait
se délie,
se dédit.
Maintenant
il est
debout
le rêve
et toi
tu viendras
le dévorer
de ta
bouche
rose.
Signe
après
signes
nous
aimerons
l'espace
qui
nous
étreint.
Le vent
s'envole
comme
le
souffle.
Il est
temps
de quitter
ce monde
qui
ne comprend rien
Roger Dautais
Cieux magnifiques en prime. L'orage passé au dessus des pierres ?
RépondreSupprimerTrès beau texte, poème, celui du billet suivant je l'aime beaucoup aussi.
Merci.
Je ne sais par quel heureux hasard tu es arrivé sur mon Bidule de blog,j'en suis fort contente car découvrir le tien est un ravissement !
RépondreSupprimerMerci donc de la trace que tu laisses de tes passages, ici et là.