La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

lundi 21 décembre 2009




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J'ai toujours gardé une part de jeu entrer dans ma pratique de land art, laissant aux puristes le bonheur d'épurer. Dans mon long parcours d'artiste, j'ai rencontré quelques confrères- paons et quelques égotiques avancés, de ceux qui l'on croise et ne vous regardent qu'avec un air condescendant. Avec eux, aucune chance de plaisanter avec l'oeuvre, ils n'ont pas le droitet ça abime les liftings! Que de génies immortels peuples les cimetières et combien leurs tombes sont des nids d'abandon. Alors, à quoi bon se pavaner et s'astiquer les palmes académiques. Autant se marrer un peu loin de l'Université. Cette année là, j'avais trouvé un jeu de Scrabble dans la nature et je l'ai trimballé dans mon sac à dos, un sacré moment, histoire de composer avec, quelques pitreries sans importance. Et ma foi, je me suis bien amusé, alors, comme me disait mon phlébologue, au diable les varices. C'est vrai, tant qu'à être généreux, autant mettre le paquet. Nous verrons le verdict plus tard.
J'ai ajouté dans cette page une interview donnée à Youtube, il y a quelques mois, afin des vous en faire profiter. On y apprend toujours quelque chose là-dedans, alors, bonne lecture.

ROGER DAUTAIS


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Interview à:

ROGER DAUTAIS ]



ART
Que faites-vous ? Comment vous définissez-vous?
Je suis landartiste et je pratique cet art à plein temps depuis un peu plus de dix ans. Je pratique aussi la photo, puisque j'assure les prises de vue de mes travaux
Quel est votre message?
J'essaie de mettre l'homme au centre de la pratique artistique et cet acte au centre de la Nature, en essayant de respecter l'un et l'autre.
Votre biographie en quatre lignes
Je suis né en Bretagne en 1942, j'ai rencontré ma femme en 1966. Nous avons eu deux enfants puis deux petits enfants. Etudes classiques, puis études aux Beaux Arts de Rennes et enfin une école de photo dans l'est de la France. Espaces verts, fleuristerie, décoration puis land art ont occupé ma vie, jusqu'ici
Éditez-vous votre travail sur le net? Où peut-on le voir ?
Oui, et c'est nouveau pour moi
http://rogerdautais.blogspot.com/ mon blog vient d'être sélectionné par le site international PORTAIL DU LAND ART et j'y suis présenté dans le site www.landarts.fr, le blog http://actu.landarts.fr et dans l'annuaire www.landarts.info
La photographe Belge Patricia Vanespen présente aussi mon travail depuis plusieurs années sur différents site.
L'agence internationale de communication Belge BAOBAB présente aussi mon travail et un lien avec mon blog dans son dernier N° TAMTAM NEWS N°4 JUIN 2009
baobab@baobabcreation.be
Comment une idée naît-elle ? Qu´est-ce que l'inspiration pour vous?
Des idées, notre cerveau en est perpétuellement traversé. Les idées viennent de la vie, tout simplement, celle vécue à l'instant, mais aussi celle du passé. Disons que l'inspiration, si elle est comparable à une abeille butinant des fleurs en quète de pollen, sera faite d'un mixage de toutes ces mémoires qui viendront percuter une zone sensible, mettant en mouvement ma sensibilité. Je pense que les cinq sens sont des partenaires privilégiés de l'inspiration, c'est sans doute ce qui après déclanche le désir de faire puis l'acte. La marche d'un cerveau est complexe et personne ne pense sans doute à celà au moment de la recherche, lorsque la pré-image se forme dans cette boîte magique. l'inspiration est certainement sentimentale en même temps. Je pense que pour moi, c'est plus facile à vivre qu' à décrire car je ne suis pas un scientifique.
Qu´est-ce que l´art?
c'est une invention humaine, faite pour le plaisir de l'homme, pouvant parfoisle sauver l'homme d'un dessèchement social et qui pourtant l'emmène parfois à sa perte. Contrairement à ce que j'ai pu lire, ici et là, tout n'est pas de l'art. Je pense que l'art est l'essence même de la pensée humaine, qu'il est universel, transcende les codes établis et fait évoluer les mentalités. Il nécessite de la part de celui qui le pratique, un minimum de conscience et d'honnêteté intellectuelle, ce qui n'est nullement une barrière à la créativité artistique.
J'ajouterai que l'art est un médiateur puissant lorsqu'il est mis à la disposition de malades mentaux, par exemple ou des personnes démentes. Je pense là à la maladie d'Alzheimer.
Dans quelles circonstances vous apparaissent les meilleures idées?
Dans ma pratique du land art, c'est dans des paysages marins que je ressens à plein, le sentiment de liberté. Après une marche d'approche, nécessaire à la décontraction, la vue du paysage, de la mer, les bruits ambiants, la lumière, me font très rapidement envisager des installations possibles. Je crois aussi que c'est très lié à des souvenirs marins de ma petite enfance. Il y a du bonheur dans cette démarche là.
Quelle est votre preuve par neuf pour savoir si une idée est bonne?
Je n'ai pas de réponse à cette question. La réponse, il me semble, appartient aux autres.
Trois idées créatives que vous aimeriez, si c´est vous qui les aviez pensées.
L'Art Thérapie
La photographie
La radio
Quand, comment avez-vous commencé à vous sentir artiste?
Dans mon enfance, 7, 8 ans peut-être.
Pourquoi tant d'artistes et créateurs ont des personnalités volatiles?
Par générosité ! Non ?
Je pense, pour ma part que la sensibilité ou l'hypersensibilité pourraient bien en être la cause.
Vous considérez-vous postmoderne?
C'est le genre de question que je ne me pose jamais.
Comment doit-on évaluer une œuvre d'art?
A l' émotion qu'elle procure, pour le commun des mortels, à la montagne d'argent qu'elle rapportera pour les spéculateurs
L'artiste doit-il se réinventer chaque jour?
Ce serait l'idéal mais l'idéal existe-t-il ?
Quels artistes admirez-vous et de quelle manière influencent-ils votre travail?
Richard Long,
Walter De Maria
Ana Mendieta

Après plus de 10 ans de travail, je préfère, même si j'aime beaucoup ces artistes de Land Art, me laisser influencer par la nature. Malgré tout, je continue à rendre hommage à cette grande prêtresse du land art que fût Ana Mendieta, et je regrette sa disparition si tragique.
Quelle est votre opinion sur les subventions publiques à l'art?
J'ai souvent la sensation d'être dans ce domaine, frappé de cécité.
L´art authentique est-il l'art nécessaire?
Les deux adjectifs encadrent mal le mot art. Et puis à l'aulne de quel savoir, de quel tribunal allons nous décréter l'art authentique. Ensuite, une fois étiqueté authentique, pour qui cet art sera necéssaire?
Rappelez-moi, ce qui est nécessaire à un homme pour vivre .
Avez-vous du mal à vous séparer d´une pièce que vous avez vendue?
Non, jamais.
Achète-t-on le travail, ou achète-t-on plutôt l'artiste?
D'après vous !!!!
En art, il n'existe pas de guide, comment connaissez-vous vos prochains pas?
C'est vrai, ce questionnement , cette inquiétude sont de moteurs. Le jour où le désir de faire n'est plus là eh bien je crois qu'il est temps de ranger ses chaussures de marche et son sac à dos, de laisser le land art de côté et de passer à autre chose. Celà revient à ce que je disais au par avant si l'on n'a ni conscience de ce que l'on est ni de ce que nous entreprenons, l'aventure s'arrête vite.
Plutôt que de prochains pas, je dirai qu'il faut considérer une direction à suivre, ça me paraît plus ouvert.
Voyez-vous d´un bon œil qu'une grande partie des œuvres exposées dans les musées d'art contemporains soient d´artistes déjà décédés?
Vous savez, la mort, ça frappe tout le monde et puis il y a pas mal d'artistes vivants d'exposés dans les musées. A leur place, je me méfierai.
Quel rôle ont joué dans votre trajectoire les figures du marchand, du représentant, de la galerie, et des intermédiaires en général?
En principe, le land art nous écarte de tout celà. Bien sûr, une mode consiste à rapatrier tous ces indiens et à les faire travailler à l'intérieur. Je pense que c'est plus facile pour servir le champagne, qui ainsi ne refroidit pas.
C'est l'argent qui a ramené les landartiste à l'intérieur. On n'y peut rien. Non, tout celà ne concerne qu'une petite partie des artistes , les plus riches. C'est à eux qu'il faudrait poser la question.
Quel type de commandes vous passe-t-on généralement?
Des interventions dans des écoles ou des villes.
Lequel de vos travaux aimez-vous le plus ?
Les spirales de sable qu'elles aient été réalisées aux portes du Désert dans le sud Marocain, dans le sud Tunisien, ou en France, à raison d'une centaine par an, après dix ans de cet exercice, j'ai toujours autant de plaisir à le réaliser
Collectionnez-vous quelque objet?
Des livres de voyage, des guides touristiques et des rêves
Quels portails d'art on line fréquentez-vous?
Je n'ai pas d'adresse particulière à part PORTAIL DU LAND ART, mais je visite aussi les sites d'artistes peintres,sculpteurs, et photographes essentiellement
Que conseilleriez-vous à ceux qui commencent?
De s'acheter une bonne paire de chaussures, un sac à dos, un appareil photo et de voyager. Voyager les yeux ouverts sur le monde, tel qu'il est, de rester modeste, de garder les pieds sur terre. Il faut bien sûr, pratiquer, généreusement, parler, échanger. Ne pas oublier que dans beaucoup de pays, le mot "Art" n'existe pas et qu'il vient après le mot "manger" que ce dernier devient " nécéssaire" aussi.
Je leur souhaite, à 67 ans, comme moi, d'avoir la santé et de continuer la route.
Plus que jamais, le monde a besoin d'artiste et nous sommes en voie de disparition parce qu'en période de crise, nous ne sommes pas necéssaires aux yeux de beaucoup.
Il me semble que le mot "résistance" est indispensable dans la panoplie de l'artiste actuel, dans tous les sens du terme. Je leur dirai, pour finir, que l'expérience des uns sert rarement aux autres. Alors, défendez votre droit à l'erreur, expérimentez, inventez, il reste encore de beaux jours.

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ROGER DAUTAIS
hérouvile saint clair

[regor] ROGER DAUTAIS
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jeudi 17 décembre 2009






aux va-nu-pieds
...


Nous voici, gens de peu, peuples sans terre, autre que la planète, sans ombre, sans soleil, transparents aux yeux des possédants. Nous voici, marchant fièrement les cheveux dans le vent, la peau brûlée de soleil et d'embruns, avec nos chants de révolte. Nous voici, damnés de la terre, rebelles aux yeux si clairs, regards de braise, aussi, descendant le fleuve indifférence à califourchon sur les cadavres. Nous voici, sabordeurs de dogmes, briseurs de convictions, incendiaires de raison, sans foi ni loi, hommes aux pieds nus devant le destin et ne demandant rien d'autre que notre part. Entendez nos cris de part et d'autre des frontières, nos pleurs ont creusé nos joues, empli les sillons des terres arides et gonflé les rivières pourpres. Nous avons la Nature comme maîtresse et nul dieu à adorer. Nos mains ont gratté les sols les plus désolés et la peau de nos doigts est restée sur les roches que nous avons transporté dans les carrières.
Jamais le désespoir n'a été si grand, jamais notre soif d'être, non plus. D'Afrique et de Chine, du Maghreb et d'Afghanistan, nous envoyons notre jeunesse à l'assaut de la vie. Nous demandons de l'eau, du pain et des écoles, nous ne voulons plus jamais d'armes ni de mines, ni de bombes, ni de torture. Dans la poussière des routes, nous perdons parfois l'un des nôtres, pendant le voyage et quand nous arrivons ici, les festins sont des injures à notre pauvreté. Alors, nous coupons quelques roseaux et nous les installons comme des traces de notre vie passée par là. Rien de plus, mais tellement moins que la simple beauté d'un vol de papillon qui s'arrête et se pose un instant au soleil pour consoler notre peine du pays perdu.
Tant qu'il y aura des êtres obligés de se nourrir des restes de l'humanité dominante, tant que l'exil brillera dans les pupilles des exilés, tant que les passeurs les affameront, la liberté ne sera qu'un vol de papillon, utopique et nécessaire au voyageur, car le rêve n'a pas de prix. Certaines morts sont de banales obligations à rééquilibrer les comptes et les corps, des marchandises qu'il convient de livrer à n'importe quel prix aux marchands d'esclaves. L'art est bien loin de ces vies sacrifiées mais tellement plus souhaitable que le réarmement du monde.
J'aimerai garder tout au long du voyage, ma capacité d'indignation et ma fascination pour la liberté des papillons dont le vol éphémère les rapproche du land art.

Roger Dautais
" En passant devant chez Fauchon "

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

samedi 12 décembre 2009

vendredi 11 décembre 2009







Tournage du 8 décembre 2010 à Saint Aubin sur Mer, dans le Calvados

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS est en tournage pour six mois, avec une équipe de techniciens et professionnels du cinéma. Elle réalise un documentaire-fiction long métrage de 52 minutes sur le thème de la Maladie d'Alzheimer. Ce film présenté en France dans le 2ème semestre 2010 le sera également au Canada, en fin d'année 2010.
LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS est ausi en période d'enregistrement des 5 contes pour enfants de Roger Dautais, mis en musique par des compositeurs et arrangeurs professionnels, lus par des comédiens. Cetensemble sera présenté dans plusieurs radios Françaises, et ue radio Acadienne. La première diffusion aura lieu pour le livre MUZE ET POTIRON AU PAYS DES MILLE LACS, les 14,15 17 et 18 décembre 2009, de 15h48 à 16 heures( heure française). Le 20 décembre 2009 sur la même radio TSF 98, une interview s de 45 minutes sera donnée par Roger Dautais sur sa démarche d'artiste.
Un résidence d'artiste est organisée pour LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS autour de ces travaux, en septembre 2010 au Canada, afin de les présenter, au public Acadien et Canadien. renseignements complémentaires :
roger. dautais@numericable.fr

mercredi 9 décembre 2009





Libre pensée

Circuits nikés
t'as ka
passer
poupée,
T'es pas assurée.
La suite est moche
laiss' tomber
l'beau goss,
Il n'est plus allumé.
Juste
tourner la page,
une nuit
c'est trop long
sous la pluie.
Les palmiers
du Palm Beach
c'est pas
pour les biches,
kom toi.
Casse toi poupée,
tes circuits sont
nikés
Faut pas sniffer la cam.
Ton naze
est trop poudré.
Je dérive en rade,
la mer emporte
le dernier verre.

Après le jour
ce s'ra fini
Kas' toi poupée
Laisse nous jouer
au Poker d'as...

J'ai vu
tes pas un jour
à la mer
qui m'cherchaient,
mais le sable
efface tout.
Je suis perdu de toi,
c'est bien comme ça.

lundi 7 décembre 2009





Aux corbeaux...

pas les vrais à plumes... les autres...


Tout pouvoir ne vit que de ceux qui s'y résignent.

J.Ristat





La première fois que j'ai tenu une caméra, c'était en 1964 . C'était une caméra de l'OTAN et j'étais à l'époque photographe aérien dans l'armée. Nul n'est parfait. Ayant échappé de peu à la guerre d'Algérie où quelques copains à peine plus âgés que moi, y laissèrent leur peau, je découvrais les joie de la photo aérienne, sans me faire tirer dessus comme un lapin volant. Pour ceux qui cherchent à savoir depuis combien de temps je fais de la photographie, c'est depuis ce temps la. Je sais, je suis vieux, et je ne devrais pas le dire comme me le conseillait une ex-amie de Biarritz, tombée dans la mégalomanie littéraire.
Comme le disait Ruquier " il y en aura pour tout le monde". Ne vous pressez pas, ça viendra.
J'ai beaucoup travaillé avec des équipes de télévision qu'elles soient Françaises ou étrangères. Je trouve personnellement que le land art s'y prête bien, et de plus,ces médias nous aident à faire connaître notre travail. Une dizaine de documentaires ont ainsi été réalisés sur mes créations, soit en France, soit à l'étranger mais je ne les collectionne pas.
Actuellement, je réalise un film de commande sur le thème de la maladie d'Alzheimer et puisque le scénario que j'ai écrit, le permet, j'y fais des créations landart. Mais, cette fois, ce sont des acteurs qui incarnent mon écriture dans mes décors. C'est un peu différent et il y a plus de monde au tour de moi pour la technique.
Je ne fais aucune confusion entre les genres, pour avoir été une fois l'acteur unique devant 3 équipes de télévison venant de Paris, Rouen et Caen,sur la plage de Ouistreham, je connais le poids du tract sur les épaules de celui qui va interpréter et créer pour l'autre. Pas facile.
Nous voila donc partis pour quelques mois d'aventure et un film de télévisons de 52 minutes, à terminer avant juin 2010.
Je côtoie les Alzheimer depuis une vingtaine d'année et j'en suis à mon 3ème atelier d'art thérapie. Il me semblait pouvoir raconter cette aventure humaine vécue au milieu de notre groupe de soignants, pour aborder les difficultés rencontrées dans cet exercice, face à ces malades. Ce sera aussi, une tentative de réponses possibles pour les familles, les aidants, avec la collaboration de médecins spécialisés et soignants en institution.
Être artiste peut faire passer par ce genre d'expérience, mais il faut savoir que nous ne nous bousculons pas au portillon dans cette aventure.
Là, comme ailleurs, la critique est plus nombreuse et virulente que l'action. Après tout, la vieillesse n'intéresse que peu de gens, mais le démolissage de toute entreprise est un sport national que les haineux, anonymes pratiquent en toute impunité.
Je pense qu'à son époque, Van Gogh devait recevoir des critiques très sympa, ce qui ne l'empêcha nullement de se suicider.
A nos tracassiers en tous genres, je conseille la lecture de Pierre Dac, assis sur leur trône, ça les décontractera et nous, nous reposerons en paix.


ROGER DAUTAIS

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

dimanche 6 décembre 2009






Ne plus rien attendre et pourtant, ne rien oublier du passé...

à Marie-Claude, la femme que j'aime.




Je viens d'un pays si éloigné du vôtre que j'ai appris, depuis l'enfance à y vivre seul. Mes géographies ont une histoire, celle de la peur du monde en guerre. Ni le ventre de ma mère ni la désolante suite de sa vie ne me permettent de croire que les hommes ont mis de côté leur cupide envie de pouvoir , de richesse et de domination.
Il m'est difficile, aujourd'hui de me ranger sous un drapeau sinon, sous celui de l'humanité. Je n'ai, ni à justifier mon art, comme on me l'a demandé dernièrement, ni à payer plus cher, le fait d'être un vivant parmi les vivants.
Je préfère cheminer auprès de mes frères et donner à ceux dont la vie a fait de la leur, un champ de bataille. Il y a des héros bien piteux et des pauvres, héroïques. Le pain dur a une couleur, celle du ciel ce matin et nulle femme digne de ce nom ne devrait avoir à aller chercher sa pitance dans des cabanes à lapin, la nuit, pour manger un peu. Voilà ce que le régime fasciste de Vichy, obligea ma propre mère, alors réfugiée en zone libre, à faire pour subsister. Dois-je aussi et pour cette anecdote, justifier mon art et ma colère?
Si land art est devenu un art de snobs et de bobo, parfois, c'est qu'il devait être récupéré un jour. Personne n'est obligé de copier, de plagier ou de répéter des âneries lues je ne sais où et copier coller dans son blog, pour faire croire que. La pire des choses est de se tromper soi-même. C'est à la limite de l'aliénation, n'est-ce-pas, mais sans la maladie.
Je ne concours pas pour la palme du Land art. J'existe dans cet art, comme aujourd' hui dans le cinéma parce que réalise mon premier long métrage sur la maladie d'Alzheimer. Je compte bien y faire figurer le land art, non comme une potiche, un pot de fleurs, mais comme une expression servant à servir des causes, en plus d'être un médium entre les autres et moi-même.
J'espère avoir été clair dans ma réponse à ce jeune homme qui me demandait de justifier mes étoiles de David dans mon oeuvre.
Qu'il médite cette phrase de Youenn Gwernig et sache que le drame de chacun lui appartient même s'il s'inscrit forcément dans l'histoire de l'humanité. Cette réponse vaut pour cet universitaire qui prétend que je suis inexistant dans le domaine de l'art parce que je n'ai pas de diplômes universitaires.
Comme disait San Antonio, : " si tous les cons volaient, il y a longtemps qu'il ferait nuit".


Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

vendredi 4 décembre 2009





C'est quoi, le bon land art
, me demandait mon fils, hier matin.
Je lui ai répondu, c'est comme la bonne politique, ça n'existe pas.
Jean Jacques Roussot





à Cabu...

Aux Anges Parisiens,

à leurs femmes, sur terre...



Juste faire hennir les chevaux du plaisir...
Alain Bashung




- T' y crois toi, à Google...?
que me disait une amie du Ministère de la culture, en sirotant une menthe à l'eau, hier au Cirodde, un bar branché de la ville. Franchement, il faut être né à Saint Martin de Fontenay pour proférer de telles âneries ou bien crouler sous les R.T.T. et mépriser la R.A.T.P. ce qui est son cas. Un bac +5, quand même, une pure merveille de l'Université catholique d'Angers. Elle , si bien gaulée et roulant en BMW derrière son bouffe-tétons blond Wiking. Ils ne répondent plus aux normes ces élites de la nation.
Seize heures pétantes en Tiag, ils rangent le stylo, éteignent le P.C. et allument leur vibrante vie, je veux dire, le blackburry-chatte. La queue au vent, cet adepte du catogan, ganté, casqué, lunetté Beneton, emporte Simone ( eh, oui, la pauvre) elle même catogantée, gantée, casquée et lunettée Bénéton, boire un drink au Cirrode. En principe, il dépose Madame, sa moitié, devant le rade et va faires quelques courses, je veux dire , acheter sa chounff, au bâtard de la cité qui le fournit.
Pendant cette demi-heure, j' en profite pour mettre au point mon futur plan B avec Simone
( qui rit quand on la ....). Oh, je vous entend, les bac +5, vous allez encore me dire que c'est pas bien. Je le sais, mais je suis un être d'amour, un généreux et je peux pas laisser une copine dans le besoin. Et puis les mec en catogan, ça me fait marrer. Avec ma brune, on les appelle les "biqueux". C'est pas qu'il est con, ce con, non, même plutôt sympa. Enfin, je l'avoue, il ne sais rien de ma romance avec Simone. Non, c'est un mec du Mnistère de la Culture, détaché...Vous vous rendez-compte. Quand il arrive, je lui dit toujours
-Tu sens bon, Jérôme...Il s'appelle Jérôme
-Ah, tu as remarqué, me dit-il en enlevant son casque Beneton et en secouant sa queue blonde, catogantée, comme un cheval fougueux qu'il est.
- Ben, oui....Tu sens le pressing - Comment ça, le pressing ? - Ben, oui, tu es un " détaché" ! - Sale con de Breton, qu'il me dit, tu me baisera toujours. - Non, pas toi Jérôme, ta femme...

Et il rigole. Simone aussi. Moi, je dis rien. Je suis un défenseur des valeurs Bretonnes. Alors...
Faut pas moquer des Bretons, ils rendent service partout dans le monde, même aux hommes supérieurs du Ministère de la Culture. Et dire que cela ne se sait pas. Faudrait le dire, l'écrire, sortir la masse de l'épais brouillard, emprunter l'Astrolab d'Epaminondas, passer les Alpes à dos d'éléphant, briser les quasars, convoquer Ganymède, Io, Encelade, Oberon, Japet et Venus aux bacchanales.
Moi, ces pointus, ces adeptes du diagramme de Hertzsprung-Russel, ils ne m'intéressent que par leurs femmes. Je l'avoue, elles me cultivent et c'est pour ça que je suis vivant à 50 ans passé et en forme de quoi, je vous laisse deviner. Je sais, le ton ambiant est à la jérémiade et je devrais aller à la synagogue plus souvent. Ça m'éviterait de me faire traiter de "mauvais juif, par Nassim, qui lui, est un bon scientifique.
J'ai des amis catho à la fac et je les choisis toujours en fonction de leurs épouses, vu que c'est avec elles que j'apprends le cathéchisme. Les Proto ( je les appelle comme ça, les protestants) c'est moins gai. Ils sont quand même rigides de partout. C'est ce que me dit Charles-Henri, un ami homo qui les pratique.
Moi, ils ne m'inspirent pas. Je préfère les Musulmans, ou les Boudhistes. C'est pas mal, les boudhistes, avec leur encens et leurs petites baguettes. 9a oui, leurs baguettes sont très petites. C'est ce que me disent leurs femmes. notez bien, je ne me vente pas.
- C'est pas le tout de dire, comme me le répète mon beau-frère qui travaille à La Poste,
il faut soutenir ce qu'on avance". Il s'est cassé une jambe, ce con, en regardant un match de foot à la TV. Doménec'h, y peut pas le saquer, à cause qu'il est Breton, comme moi et voilà ty pas que l'arbitre y voit pas la main de Henri et l'entraineur de l'équipe de France, y dit :
-pas vu pas pris.
Alors le sang de mon beau-frère qui est vigile à la poste, il n'a fait qu'un tour et vlan, il a shooté la table basse en fer forgé qui est devant la télé. Tout l'apéro est tombé, quel gâchis et lui, double fracutre de la maléole externe droit. Ca lui aprendra à respecter les tables basses.
Je vous jure, y a de ces fèlés sur la terre. Tiens c'est comme un autre qui montre sa tronche dans Le Monde d' hier, du land art, qu'il fait, des trucs, mon pauvre Jérôme, toi qu'est dans la culture, des truc à te renverser le cul par dessus la tête. Hein...Simone.
- Ah Oui, qu'elle m'a répondu...Quand tu veux.
Elle me surprend avec son appétit !
Ben, le bac+ 5 vu qu'il était chargé, il naviguait à l'étage au-dessus, avec les intellos. Une exoplanète, ce mec. Pas méchant. Cocu, oui, mais j'y suis pour quelque chose alors, je ne l'accable pas. Et puis il me rend des services, il barre tous ces cons d'artistes que je ne peux pas sacquer. Je lui indique et lui "il traite l'animal". Y peuvent faire leur malin à brailler en attendant des tunes. Jamais ils n'auront le moindre euro, grâce à mon bon Jérôme. Comme je peux pas le remercier perso, vu que j'ai pas viré ma cutie, je remercie sa femme, Simone et elle aime ça.
- Bon, les enfants, qu'il dit cet enfoiré, debout dans ses Tiag, du haut de ses un mètre quatre vingt sept, il se fait jour, faut rentrer au poulailler, hein Simone.
Simone, elle se "raccorde le maquillage vite fait, chausse ses Beneton, enfile ses gants asortis son casque de cuir, jette un oeil à sa Rollex pour femme et enfourche la BMW rose fushia. L'autre il ajoute, en faisant pétarader sa moto :
- En voiture, Simone.
Les clients du bar le Cirrode, enfin, ceux qui ont de l'esprit, ils disent :
Tiens, vla ma Tante que dégage avec sa nièce. Je commence à me poser des questions. Ce vieux Jérôme...de la brioche chaude...?
Faut voir l'élolution. On sait jamais, dans la Culture. ..Après tout, il est libre, il fait ce qu'il veut de son Midas
Moi, je vous le dit, le bac+5 , il est réducteur. Perso, y'a pas qu'en voiture que je fais voyager Simone. Je lui ai même promis de l'emmener sur les bords du lac Ontario Lacus. Un vrai travail de Titan.
Bon, c'est pas le tout, il est bientôt 6 heures 45 et il est temps d'aller me coucher. Depuis que j'ai dépassé les 50 ans, mes copines, elles me fatiguent et puis je suis un gros fainéant de Breton. C'est fini le bon temps, faut faire avec l'âge de ses artères. Hein Epamin !


Moïse ClémenT

Un beau tissu de mensonges

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

mercredi 2 décembre 2009


à l'obsidienne des marges...




Je suis un "Hipster à tête d'ange"...


Parfois, les mots, dans ma nuit, viennent remplacer les étoiles mais je ne les oublie jamais. L'enfance est là qui revient avec son cortège de fantômes. Je suis dans les ruines des bombardements, les souvenirs de guerre dans le ventre de ma mère, la cour occupée à Pontchateau, les soldats Allemands, la très petite enfance, la drôle de guerre, l'arrivée sur la terre de mon deuxième frère et ces bombardements sur Donge. Je vois le feu, je sens le feu qui ronge ma mère et l'affole pour nous. De cette toute petite enfance, j'ai oublié le père et comme lui incapable de dire pourquoi cette peur du noir, , encore aujourd'hui, présente, et " combler ce trou de mémoire ". Il y a cette attaque en piqué d'un avion Allemand sur le champ de courses, les victimes et moi, dans un landau, au milieu, vivant. Tant de fois racontée, cette histoire n'a plus de sens autre que la chance un survivant, je ne suis à voir ce fait comme l'abandon d'un enfant par peur, pour sauver sa peau Sans doute aurai-je fait pareil que mes parents, je ne sais pas.... Après, plus tard en 1945, le retour des camps... après 5 ans d'absence... les veillées de mémoire de guerre, de "raconte Papa" et de " pourquoi Tonton ne parle pas " et de "laissez-le, il est malade" qui dura toute sa vie ou presque. Et vingt ans après dans la belle famille, pareil, le maquis, la déportation, les morts, toujours les morts. Raconter, dire, se taire, mais nous, enfants de la guerre, n'avions pas toute la donne. Le jeu de cartes avait perdu son joker.

Le land art est mon joker, ma non-réponse, mon chemin des grands jardins qui mêne à ma propriété familiale 2 mètres par un mètre de bonne terre brouettée du jardin sur le ventre de ma mère. Vous cherchez des explications à ma dérive, des raisons de vous faire croire que "vous" avez raison. Vous vous contentez de vos réponses alors que je chercherai jusqu'à la fin le sens de ma vie et de ma longévité, malgré le tout enduré.
Je garde le mot " résistance" et celui de " étoile", celui de "travail", aussi, j'ajoute le mot "amour". Le reste, vous pouvez l'écrire vous même. Il y a tant de gens qui écrivent mon histoire, vous savez, tant de sôts imbus qui croient savoir, tant d'imbéciles heureux qui s'occupent de ma santé et ne savent pas la première lettre de la première phrase de mon existence et se permettent de me juger, de me classer, de me "catégoriser"de me traiter de fou Je pense là à celui qui se proclame ambassadeur de la culture française dans les pays de l'est( si...si, je peux vous le présenter ce prétentieux). A un moment, ça va bien, comme on dit. il faut arrêter de déconner. Pour eux, je ne suis ni artiste, ni photographe, ni videaste, ni auteur, ni landartiste, ni art-thérapeute. Je suis le petit rien qu'il convient de continuer à détruire car bien au chaud sur leur siège de dominateur provisoire, ils accordent, au nom de l'état, des bénédictions ou vous envoient en enfer. Et l'enfer, c'est pour moi. Cesbron avait, il y a bien longtemps écrit, Les Saints vont en enfer. Steinbeck en écrivant les raisins de la colère, construisit mon imaginaire et ma détermination à choisir mon camp. J'ai lu tout ça et me suis engagé à suivre d'autres fous comme l'abbé Piere, par exemple.
La littérature est aussi faite pour les chiens errants de mon espèce . L'Amérique des annéees 30. Dust Bowl, la crise de 29, la désespérance d'un peuple, l'errance vers le nord et 2 0 ans plus tard, les camps de la mort, la mort organisée pour des millions d'hommes, l'horreur instituée? puis la bombe atomique Hiroshima et Nagasaki. La beat generation explosait , chantait, Wooddy Guttrie Dilan, Baez, Kerrouac, Ginsberg, Gwernig, Bukowski, J'ai vécu et lu tout ça à Saint Germain des Prés dans ce petit hötel de la rue Gît le Coeur où toute la beat generation écrivant et pasant par paris, y trainait sa misère come je trainais la mienne. Et plus tard, Tito Gonzalès Vega, Miguel Angel Estrella, Allix étaient des pierres de mon chemin, des signes amicaux, des tourbillons d'oxygène dans ce monde de certitudes, de guerres répétées et de famine mondiale. On me proposait " de penser pur moi" dans ce temple de la connaisance où j'alais passer 15 ans de galère et je rêvais de meurtre, face à ce sacrilège sur pieds, petit parvenu de chef, eunuque borgne, fils de la louve blonde. Je me souvenais de Calaferte pour tenir, écrire dans ma serre et mépriser ce rat, ce vers de terre nauséabond qui croyait avoir le droit de venir tutoyer les anges jusqu'en enfer. La vie n'est pas un question de mode. Nous sommes tous des êtes de fragment, disait Montaigne. A nous de nous y retrouver et l'on peut vivre avec un éclat d'obus dans le corpss'il nous a pas tué. Schizophrène ou kaléidoscope...Allez savoir ?
Il est vain d'essayer de comprendre pourquoi, une poignée de soumis boucle les cercles vertueux, et pourquoi, notre révolte serait condamnable alors qu'il il ne s'agit que de sauver le peu d'humanité qui est en nous. Qui peut prétendre être le messie quand aujourd'hui il s'en lève dix par jour de nouveaux, de plus allumés. Les sectes pullulent qui emportent nos enfants vers les enfers, la came coule dans bien trop de veines pour croire que le monde est sauvé.
Oui, les salons dorés existent, oui, les nids douillets et les confortables matelas de billets de banque accueillent des corps parfaits et "liposucés". Mais tant qu'il y aura des enfants morveux au ventre gonflé de faim à mourir contre les mamelles taries de leur mère, tant que des enfants se nourriront de merde sur les tas d'immondices de Bogota, tant que les rues de Marseille ou de Paris seront des linceuls à clodos, avons nous le droit de proclamer béatement, notre bonheur...
A chacun ses aveuglements et l'on a le droit d'aller applaudir qui l'on veut dans les meetings politiques et loin de moi l'idée de croire que tout le bien est d'un côté et tout le mal de l'autre. Je dis simplement que ce n'est pas aux autres d'expliquer à ma place ce que le land art représente pour moi.
Il y a encore huit jours je recevais d'une administration chargée des artistes, un courrier m'expliquant qu' il faut un bac + 5 pour pouvoir la ramener, en-dessous de ce niveau, la porte est fermée, vous n'existez pas. Et c'est la réponse officielle.
Nous devrions élever des gibets comme à Tulles, autrefois, pour pendre tous les artistes rebelles, tous les traine-latte, les saltimbanque de mon espèce. La pire espèce, celle qui croit à la liberté d'expresion à l'humanité, au partage, à l'homme et en sa capacité de se refaire après la chute, à la fraternité. Voyez si nous sommes très loin du bac + 5. Square contre hip, comme autrefois. Nous sert-t-on la même soupe ?
Il me reste suffisamment d'énergie, malgré les coups durs qui me firent approcher du gouffre, pour continuer ma route. Poussé par la Dust Bowl, et ça vient de loin ! j'écoute maintenant Bashung et lui emprunte Osez, Osez, Joséphine pour titrer le film que je tourne ( sans bac + 5) en Basse Normandie. En principe, il sera terminé pour juin 2010, mais à l'époque, je m'approcherai déjà de mes amis Acadiens et de mes nombreux cousins Canadiens qui depuis 50 ans, peuplent à leur manière, le nouveau monde,étant partis,eux aussi de Pontchateau, mon lieu de naissance.
Le monde et beau, le monde est beau....Chantait julien Clerc(?) je crois, et le monde est petit aussi.
Il est bien question pour nous de le sauver, si j'ai bien compris la leçon politique. Il faudrait alors simplifier bien des procédures administratives et fonctionner, plus dans l'urgence, comme le font les SAMU, les CADA, les Restau du Coeur, pour offrir le nécessaire à vivre, et non des interdits.
L'art est universel, comme la connerie et il y a des occurrences à ne pas provoquer si l'on veut que la machine à broyer l'homme s'arrête.
Je n'ai pas vraiment le sentiment que cette façon de penser soit partagée par beaucuop de monde. Quoique...
Si le rôle de l'artiste est de déranger, alors, dans ce cas là, ils m'accordent le bac + 5 que je n'aurai jamais, moi qui suis sorti de l'école en courant et qui continue de courir.
J'ai toujours considéré l'art comme un axe central de vie et je ne m'imagine pas devoir m'en passer. Je n'imagine pas non plus entendre autant de conneries à son propos, mais ça, c'est le génie Français. La critique est Française.
Je n'imagine pas non plus devoir arrêter de partager l'art avec les gens le peu comme les appelle Pierre Sansot et dont je suis.
Le land art est de cette philosophie et si certains sont tombés dans le show bizz, l'argent et ont des kyrielles de moutons bêlants aux basques pour leur servir la soupe, ça change quoi au problème. Il y a toujours eu des fayots autour ds petites saucisses come dirait Anne Roumanoff.
Ecrire de livres pour enfants, les illustrer les mettre en musique, en onde, en scène, conter, écrire de la poésie, la mettre en scène, l'illustrer, faire de la radio, de la TV , réaliser des films, peindre, sculpter, dessiner, photographier, créer des ateliers d'art thérapie, donner des conférences, travailler avec des écoles, de la maternelle à l'université, travailler dans un centre de détention comme administrateur d'un lieu culturel, et faire pareil dans un CHRS, faire la plonge au restau Saint Paul auprès de mon ami Bernard, le pharmacien sans frontières( je parle de celles de la misère), est ma vie sociale , apparente, et je me demande bien encore pourquoi, elle continue d'être niée par ces spécialistes de l'art ( "Monsieur, on ne vous connait pas", m'a t-t-on dit il y a 15 jours dans le Saint des Saints, alors que j'y déposais un enième dossier pour rien!. Voilà 51 ans que ça dure et c'est long, 51 ans.
Je connais des petits peintres qui après un stage d'aquarelle de 8 mois, exposent et se la ramènent dans les journaux. Si...Si, c'est un copain( pas sérieux, il n'a pas de bac+ 5 et il est aussi art-thérapeute, chez les alcoolique qui, tout le monde le sait se trouvent exclusivement chez les pauvres et les Bretons) qui m' a raconté ça.
On me demande de l'humilité, de ne pas la ramener, mais qui me le demande ? Ceux qui raflent la mise et sont des adeptes de la combine à Nanard.Le monde est urgence et ceux qui vous mettent 2 mois d'entrée dans les pattes pour vous répondre à une lettre administrative, seraient morts au bout de leur sang sur le bord de la route, depuis longtemps, si le SAMU mettait autant de temps à répondre.
Nous avons bien compris que dans cette société à deux vitesses, même si tout le monde a deux trous, un en haut et un en bas, le PQ n'est pas le même pour tout le monde. Pour certains, c'est le papier de soie, pour nous, un cailloux fera l'affaire.
Notez bien que le scandale n'est pas décrire cela mais ben de voir les 3/4 du monde crever de faim. Vivement les fêtes de fin d'année, que l'on puise se mettre au régime...après.
Personnellement, je dors bien, pas beaucoup, mais bien, et je préfère être à l'œuvre, 67 ans après mon arrivée dans ce merdier que de regarder le spectacle. Je le crée.

Car il faut que chacun compose le poème de sa vie. Youenne Gwernig (An diri dir)

J'ai de la chance, en somme et je réalise mon programme commun à moi tout seul comme je l'écrivais et comme je le démontrais dans le film qui accompagne le livre Folart( éditions Syllepse Paris 2002) réalisé avec Yvonne Guégan, artiste multicartes et humaniste convaincue, morte à presque 85 ans, à l'oeuvre, jusqu'au bout. Suivre son exemple me plait. Nous avons parlé de guerre, ensemble, de ruines, celles de Caen pour elle, de Saint Nazaire, pour moi. Vous m'avez montré le chemin, Yvonne, parlé de Jo Tréhard, de Malraux, de la reconstruction de Caen qui passa par l'art et la culture.
Il fallait éradiquer l'art fasciste et collaborateur.
Vous m'avez parlé de vos combats contre tous ces peintres macho et conservateurs qui tenaient le haut du pavé. Vous avez imposé votre petite taille par votre art visionnaire. Vous m'avez fait connaitre votre maître l'Abbé Daligaud, sa force de résistance par l'art à la barbarie nazie qui le tortura jusqu'à la mort par balle dans la tête, dans un camp de concentration. Une double exécution, parce que prêtre et résistant . Vous m'avez expliqué ce qu'il convenait de faire pour éviter le rouleau compresseur des idées convenues dans cette Normandie qui n'aime pas les horsains. Je vous écoutais, rue Géo Lefèvre à Caen et je me disais que c'était déjà ma vie depuis longtemps. Nous étions, tous les deux, des insoumis, mais avec un profond sens de l'humanité et je crois, depuis votre départ ne pas vous avoir trahi.
Salut Yvonne, vous qui avez choisi d'être remise à la mer après votre crémation, et qui restez si présente en moi.
Le nuits d'écriture ne sont jamais assez longues pour tout dire. Il faut en garder pour après. Et puis surtout, rassurez-vous, après ces deux heures passées à ne rien faire, je vais me mettre au travail, enfin, celui qui se voit.
Aujourd'hui, ce sera , repérage ds lieux de tournage avec mon cadreur, le co-réalisateur, l'ingénieur du son, puis un RDV avec mes co-producteurs. Cet après-midi je prépare des décors pour le tournage de lundi. Ce soir, on verra. Il y a encore le temps.


Roger Dautais

Putain de vie


LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

mardi 1 décembre 2009






à Florence, nouvelle venue... aux autres, parties en courant


à Youenn Gwernig, le traceur de route, où qu'il soit maintenant.

Aux femmes, aux hommes libres pour qu'ils n'oublent pas leurs frères enchaînés






TRAJECTOIRE III



Transposer ma vision du monde dans des installations flottantes comme l'homme-univers... élever des pierres éphémères pour Esaü,inscrire dans les sables marins d'improbables spirales médiatrices, tutoyer les étoiles et le néant. Rêver à l'impossible lorsque le tout explose. La désespérance est dans mon oeuvre, inscrite, pas en moi. Schizophrénie de l'instant-créature qui avoue l'impuissance. Naître était un programme, mourir une probabilité certainement vérifiable aujourd'hui.
Vieillir n'est pas de mise.
Rien ne sert d'attendre, il suffit d'aimer. Les avatars ont levé le camp sur des cavales blanches, Moïse veille au grain et le trait de côte grossit, comme la mer. Demain, au port, de rade en rade, nous irons, frères d'infortune exulter dans les bras des femmes infidèles. Coeur de marin, boulimie d'instants secrets, la fragrance des esprits dégueulera la bière dans les caniveaux de Brest et de Saint Malo, après la tempête. Il me faut voyager, embarquer, trahir la terre, la rejoindre à la nage comme Robinson. Le temps n'est plus aux retrouvailles. La flibuste m'emporte. Frères à l'ombre, explosez vos murailles, rejoignez moi, ici, cette nuit. Il est galère de toi, étrangère apparue. Ne sais tu pas le danger, ainsi de côtoyer un poète. Homme perdu, éperdu, ami des fous et des limes, tu t'éloignes de l'île et déjà ton âme contaminée pleure de ne plus le voir. Ici, point de salut, ni land art, ni cinéma, tout est brandon qui se brandit dans la nuit noire pour allumer les feux de gravage. Vous serez attirés par la lumière comme des papillons, vous fracasserez vos os sur mes côtes et au petit matin, c'est moi qui ramasserai vos carcasses. L'art n'est pas de se pelotonnér douillet et d'attendre la Saint Sylvestre, mais d'aller au dépouillement, de cerner le mot, de côtoyer la misère du monde, de marcher tête haute dans la désespérance. Breton, avant tout, sous les embruns, je me sais mortel mais... pas de conventions. Que le soleil se lève et je me prosternerai. Qu'un ennemi avance et je l'affronterai. Ils sont aux portes de la ville, les chasseurs d'étoiles jaunes et de minarets. Il sont là, les dogs, pour égorger les enfants, enfermer femme et enfants dans des veld'hiv de fortune. Veiller est un devoir mais personne n'est obligé de me croire, ni Samuel ni Shulamit, ni Mosché, ni Ahmed, ni Abdalghani, ni Lydia, ni Joseph ni Esther ni Maud, Ni Sylvie, ni Florence, ni Manue.
La lune s'est levée cette nuit. La mer était noire comme Marie, Sarah et Jacobé, aux Saintes, peau noire et luisante pour une traversée mythique. J'ai pleuré dans tes bras, ô l'absente, femme aimée, mère et grand'mère, parce que j'avais blasphèmé comme un petit garçon, j'avais trahi le serment des Chaos du Gouet. Le grand Youenn Gwernig a pris sa guitare, Xavier Grall et Glenmor sont sortis de l'eau. Ils m'ont dit" viens, viens, petit" . Je me suis noyé avec eux et saoulé de mauvais vin. Le compas tanguait. J'ai terminé la route maritime au Whisky. Je ne voyais plus les étoiles quand la mort a frappé. Je l'ai suivie, encore une fois. C'est d'outre tombe que je t'écris, Flo, pour te montrer mon envie de revenir, zombi de zombi, hanter tes nuits de solitude. Qui me dira ici ou commence la folie, qui me dira sinon toi, puisque tu crois trouver en ces pages, réconfort. Ici c'est le royaume du vent et des tempêtes. Ici, mon frère Guy, exprime ses silences en lignes curves. Ici, tu rencontreras Moïse, mais jamais les amis du borgne et de la louve blonde. Je ne suis pas fait pour les demi- portions, les demi-teintes les semi-marathoniens de la flûte enchantée. Il faut "tailler la route" garder le cap jusqu'à l'écueil, l'éviter comme tout dogme et vivre libre, sans tutelle ni coercition. Alors, on peut commencer à parler de l'art mais avant, avec nos petits savoirs de blogger, qui peut encore avancer dans ce qui a déjà été dit, redit, lu, relu, sans se poser la question de l'honnêteté intellectuelle. Le copier-coller semble être la bible en matière de land-art chez bien des spécialistes et le pillage, une règle. J'aime mieux la flibuste, la vraie, celle qui engage delà des conventions tièdes, du centre centro-centristico , de la centritude embalconnée, faite pour plaire au plus grand nombre avec son cortège de valets qui appliquent la loi des trois L : Lècher, lâcher, Lincher. Il n'est pas question de briller devant un Alzheimer car il se fout bien de vos médailes et diplômes. La communication se fait sur le plan humain. Mais l'humain est-il vraiment le soucis de l'humanité et de ses dirigeants ? On traite de fou toute personne non autorisée par l'Université qui prétend penser sa vie en dehors des shemas proposés. Il y a pourtant des régimes prêts à penser qui sont " une folie collectivement vécue. Je pense au régime communiste de Pol Pot, au régimes fascistes de Hitler, Franco ou Mussolini. Résister devrait être un verbe conjugué dans toutes les écoles, tous les régimes politiques car nul ne détient la vérité. Il y en a bien une par personne. C'est bien dans ce chemin de la découverte de " ma vérité" que j'avance et progresse, sachant pertinemment que la mort en sera la révélation ultime. A ce titre, soucieux de respecter l'homme en tant qu'être, j'ai choisi de passer mon temps à étudier, comprendre, aider, aimer, créer. Il n'est plus question, pour moi, de rebrousser chemin et je n'attends plus rien ni personne depuis longtemps. Je pense que le land art est effectivement , une sorte d'initiation comparable à ce que peut vivre un initié Africain ou Inuit, pour en avoir parlé avec eux, même si sur le plan des "passages" empruntés, pour ma part, sans drogue, il diffère un peu. Le but est quand même de se maîtriser soi -même et, par la connaissance de soi, atteindre à des degrés supérieurs capables de transcender l'esprit. Les installations de land art proposées, enfin, pour ma part, comme la littérature qui en découle, ne parlent qu'une trajectoire de vie, symbolisée, présentéesà la vue du public sans aucune idée de prosélytisme. Je n'adore ni ne veux être adoré. J'essaie de trouver l'instant juste " duende" comme le disent les danseurs et joueurs de flamenco. C'est dans cette vibration juste, cette fragrance de l'esprit dépouillé que se joue la création, lorsqu'il y a création. Au diable les exégètes de salon, qu'ils pourrissent sur leurs sièges et me laissent aller mourir au soleil. Le land art n'est pas plus fait pour eux, que l'homme pour devenir l'esclave d'une idéologie ou de son alter ego. Les licornes ont toujours côtoyé les verstomerciles, n'est-ce-pas, Florence...alors pourquoi pas les landartistes, fussent-ils Bretons et exilés.

Roger Dautais dit "An Eostig "

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

La photo de la sculpture du chat, en pierre de Caen, est l'oeuvre d'un artiste emprisonné depuis 25 ans et dont je me suis occupé dans le cadre d'une mission culturelle dans un Centre de détention. Dans son cas, assez désespéré, il s'est encore une fois avéré que l'art est devenu pour lui une obligation aussi vitale que de respirer ou se nourrir.Je l'ai fait exposer 5 fois avec succès. Cette reconnaissance du public et de ses pairs, rentre en compte dans sa reconstruction de l'estime de soi et lui permettra très probablementde tenir le coup... J'ai réalisé plusieurs petits reportages video sur ses expos.
Dans un collectif, nous avons réussi une année à exposer 175 oeuvres de détenus, de résidents du CHRS REVIVRE de Caen , du CADA de Caen et des Compagnons d'Emmaüs., grâce au Maire de la commune de Colombelles (Calvados) .
Beaucoup de détenus s'expriment derrière les murs. Ils écrivent, peignent, sculptent, font de la télévision du journalisme, et j'ai même filmé une expérience commune de land art, en détention avec quelques détenus. Toutes ces activités leur permettent de retrouver une dignité, de préparer un avenir à l'extérieur des murs, quand c'est possible. C'est comme ils me l'ont dit si souvent " une fenêtre ouverte sur la liberté".
L'art ne devrait pas enfermer et pourtant, que de chapelles, que de clans, que de petits profs imbus d'eux même verrouillant les cercles vertueux d'artistes , que de cocktais onéreux où l'on se fout bien de qui expose du moment que le champagne est bon et coule à flot. Je ne dis pas que tout le monde est comme ça, mais il est assez intéressant de voir tout ce grouillot s'affairer.
Que deviens l'artiste, là-dedans ?
C'est sans doute de cela qu'il faut se préserver, mais ce n'est pas facile . Il y a plus de persones à s'occuper de l'art qu'à le pratiquer véritablement. On ne s'y retrouve plus.
Pratiquer l'art-thérapie est pour moi, justifier une démarche plus globale à la recherche de mon humanité.C'est une école de sagesse et d'humilité. Il n' a pas de place à l'amateurisme, ni à la fausseté. On est en branchement direct avec le drame de l'homme dans la perte de soi. Là-encore, comme derrrière les barreaux, auprès des handicapés, dans les Maisons de Retraite, c'est "courage, fuyons". Je vous assure qu'il n'y a pas la foule. S'il est vrai que de balancer des bilets de 50 euros dans la rue attire du monde, ici et dans ce cas, il faudrait en balancer beaucoup pour voir le monde s'y précipiter.
Et pourtant, l'expression de soi doit être défendue jusqu'à l'extême limite du souffle et non, formatée, règlementée, pour je ne sais quelle raison.
J'y vois, dans ces lieux, peu d'artistes, même s'il y en a et c'est pour cette raison que je réalise actuellement un film sur le sujet. On y parlera d'art thérapie et de la Maladie D'Alzheimer, vue par un artiste.Nous aimerions être plus nombreux à approcher ce monde de la démence pour aider ces personnes qui ne sont que des humains comme nous, si peu différents, vus du ciel. Nous en reparlerons au mois de Juin 2010 quand le film sera terminé.
Si le sujet vous intéresse vous pouvez me joindre ici.
roger.dautais@numericable.fr


Roger Dautais
Nuit du 1er au 2 décembre 2009

lundi 30 novembre 2009





Land art créations et photos Roger Dautais : entre terre et pierres


Les murs

Quelquefois, je suis si bien réveillé que les murs me crèvent la vue.
Des tours de murs, des rues de murs, des blocs, des pans, des amoncellements de murs hypocrites
Que l'on vous présente sous les trente-six formes,
Que l'on décore des noms les plus rassurants
du monde.
Or, je sais qu'on ne les bâtit pas pour me défendre ni m'enfermer
Ni pour me faire non plus la vie belle.
Quand ils pèseront assez lourd sur la terre
où je marche,
Elle trébuchera sous mes pieds comme un plateau de balance
Et le procès sera jugé.
Mais je n'ai pas envie de crier au secours.
Il faudrait d'abord savoir ce qu'il y a
sur l'autre plateau.



Ar mogeriou

Ken dihun krak emon awechou ma tarz ar mogeriou ma daoulagad din.
Touriou mogeriou, strêjou mogeriou, tolzennou, pennadou, berniou mogeriou souch
A vez kinniget dindan ar seiz stumm war n'ugent,
A vez fichet gand anoiou ar bed ar re zinehusa,
Hogen, gouzoud a ran n'o saver ket d'am divenn
ne d'am baha
Na din da gas c'hoari gaer kennebeud.
Pa vo ganto pouez awalh ouz an douar
ma valean warnañ,
Hemañ a dreuzo dindan ma zreid
evel eur bladenn-valans
Ha barnet brao ar prosez
N'em-eus ket c'hoant, avad, da choual forz d'am buez.
Dao vefe gouzoud araog petra zo er bladenn all.


Pierre-Jakez Hélias
(1914-1995)
La pierre noire / Ar mên du
éd. Hallier/P.J. Oswald, 1976

à Marie-Josée Christien...
à Sylvie, Manue et Mérany la Québécoise, pour les murs qu'elles abattent...
chacune à leur façon

Puisque ce poème m'est offert par Marie-José Derrien, qu'il me soit permis d'ajouter quelques mots à propos des murs, moiqui les ai connus des deux côtés. Si les hommes ont élevé des murs c'est bien par soucis de se protéger. Mais dans ce choix de protection qui peut être légitime, se glissent des intentions moins pûres. Nous avons engendré un nouveau style de mur, le mur imparable, 'invisible, si pratique pour nous dédouaner de l'urgence dans lequel se débattent les trois quarts de l'humanité. Une bonne télé et les morts seront à leur place, loin de chez nous. La pauvreté virtuelle érigée en mode de fonctionnement de l'homme captif de l'image, évite de trébucher sur le pauvre hère qui barre le trottoir de notre ville. Zappons, mes frères, la messe est dite et le 20 heures cathodique nous donnera l'absolution. Le pire des murs est celui de l'indifférence qui nous sépare de qui ne nous plait pas. Pauvre ou goîtreux, riche ou scrofuleux, émir mégalomane détruisant la planète ou petite frappe dealant aux marches du palais. Il y a des narines qui frémissent au passage de la poudre et d'autres, d'effroi.Que les murailles de chine cernent le ferrailleur transi de foid ou l'abîme, pour le camé, le frisson se fera brique et l'habitude, séparation des genres. Becaud chantait y'a toujours un côté du mur à l'ombre, c'est vrai, mais l'ombre grandit de plus en plus et les places au soleil se font chères.
Toujours le mur, de la honte en Israël, ou aux Etats Unis, toujours une loi pour dicter le comportement, toujours un flic pour encager et un truand pour refroidir. Mur d'incompréhention, nature humaine qui rend frileux le plus riche et hideux le plus pauvre. Entre les murs, des chemins de ronde, dans les chemins de ronde, peu de soleil et à l'ombre, " les payant leur dette" à la société. Derrière les murs bourgeois, combien d'amours ancillaires loin des regards, loin du prettoir et derrière les palissades des bidonvilles de l'Abbé Pierre, combien d'enfants morveux, les pieds nus dans le caniveau. Murs de vent, barbelés du sturtoff, ou de Guantanamo, ou se trouve la vérité de l'homme quand il torture son alter ego.
Pour ma part, je préfère les murs que j'élève à la façon de Goldsworthy, où ceux ses bories des Alpes de Haute Provence, ou encore ceux de mon pays, la Bretagne sur la pointe du roselierà Saint laurent de la Mer.
Les pierres, on en fait ce que l'on en veut et une seule peut peser lourd dans la balance de façon inique puis, vous envoyer à l'ombre pour le restant de vos jours.
Malgré tout, respectons les pierres elle contiennent la sagesse du monde et n'élevons que des monumenst à la gloire de la paix.
J'aurais aimé répondre en Breton à Pierre Jakez Elias mais un mur Gallo me sépara, dès ma naissance de cette merveilleuse langue. loinde la Bretagne j'ai appris que mon pays désormais résidait en moi sans autre géographie possible que celle de mon corps. Ici, comme dans bien des régions, on moque le Bretonet j'ai entendu bien des insanités sur la Bretagne. Sil falait enfermer tous les sots, que de pierres en moins sur nos grèves, autant les laisser sûrs d'eux mêmes rêver de leur supériorité, ça leur fait tant plaisir et, pe,dant ce temps là, nous sommes tranquilles.

An Eostig

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.