La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

jeudi 2 février 2017

Lieu de  mémoire :  pour Marie-Claude
L'enfant de l'ombre :  pour Mémoire de Silence
Coup de vent  :  pour Sole
Le chant des  pierres :  pour Teresa
Transition  bleue :  pour Anne Le Maître
Savoir vivre :  pour Patrick Lucas
Sept  raisons d'être :  pour Isabelle Kramer
L'amnésie de  pierres :  pour  Jean-Jacque
Guetteur d'avenir :  pour Célestine
Le frère du Gouyanzeur :  pourLeeloo
Le signal :  pour Christineeee
Cairn au  lichen :  pour  Ana Minguez Corella
La vie rêvée des  pierres :  pour Elfi
Un  jour  à St Jean :  pour Orfeenix
La cabane du pêcheur  :  pour Chica
Élytres

Compléments : Christian Cottard
Cairn à la vague :  pour Synnöve
Guetteur de la voie Romaine :  Miss Yves


Le monde n'a pas de sens
c'est nous qui lui en donnons un
Christophe André

Route 74;;;


Golfe du Morbihan

On le sait, la vie est un éclair, comme le répétait François. Mais, je vais encore une fois, tenter de partager quelques émotions avec vous et d'étirer le temps qu'il me reste à pratiquer le land art. L'espace entre les autres et moi s'est agrandi durant ma maladie. Pourtant, j'ai toujours eu du cœur et de  l'intérêt pour l'humanité, ça oui. Et  puis il me fait trop mal, ce cœur, à chaque effort, pour imaginer que je n'en ai pas.
Afin de l’entraîner, je marche chaque jour, par tous les temps. En ce moment, il est souvent maussade. Ce jour là, je marche plein Est, empruntant un des chemin boueux du Golfe du Morbihan.. A gauche, des pâtures, avec quelques chevaux. A droite, la mer, en contre-bas de la falaise. Une plage de sable granuleux. Des herbus. Elle est entièrement couverte par les ramures d'un très vieux chêne. Je descends la falaise, cannes anglaises sur le dos. Je rassemble les quelques pierres disponibles sur la  petite grève et les installe en cairn.. En principe, il est à l'abri . La mer se chargera bien de le bousculer aux prochaines grandes marées.

Je relève le col de ma veste de quart et lève les yeux au ciel. Je tente une ultime négociation :
«  il pleut depuis 12 heures, sans interruption, pourriez-pas chasser tout ça d'un bon coup de vent ? Les bernaches vont finir par décamper pour de bon. ».
Rien, aucune réponse. Le ciel est toujours vide au-dessus de moi.
Je reprends la marche. L'embellie a fini par s'établir alors que je suis trempé jusqu'aux os ;
Ah ! Qu'il me fait mal, ce premier pierrier. Pourtant, je suis comme un enfant retrouvant son terrain de jeu. Il faut bien le constater, je n'ai d'enfant que les yeux et le rêve, pas le corps. Pour ce corps, après bientôt  10  mois d'arrêt, c'est catastrophique. Équilibre précaire, forces musculaires fondues, douleurs aux tendons d'Achille, lombaires douloureuses. A peine remis, tout ce petit monde me demande grâce. Pourtant, je vais réaliser 5 cairns dans la plus grande douleur parce qu'il faut bien recommencer. Je dois m'allonger pour réaliser certains cadrages photo.. J'ai le plus grand mal, à me redresser, à me mettre debout. Je devrais pleurer de rage. Je m’assois et découvre l'ensemble de mon travail. J'y trouve matière à consolation, même si mes cairns sont moins hauts qu'autrefois.. Tenir jusqu'à l'âge de 75 ans me prendra autour de 320 jours . Je mesure la difficulté du défi.

De 'île de Stuhan aux Sept îles

L'imprévisible se découvre mieux au contact du sauvage, de ce qui m'échappe et c'est à la mer que je vais le chercher. Je parcours le tombolo qui m'éloigne du continent. La marche, la fatigue, l'oubli tricotent ici, une nouvelle vie, jusqu'à perdre pied.. Résumer ma vie à cet instant s'écrit en un mot : souffrance. Je dois la dépasser où passer à autre chose. Si je n'ai rien à gagner dans ce récit de vie, il témoigne que mon retour au land art, passe par cette réalité et non par une autre voie
Le passage vers l'Île change au rythme étonnant des marées. A cette heure, l'île se fait engloutir en grande partie par les flots. Et si j'y restais, qui viendrait me chercher dans ce lieu totalement désert. ? Pratiquer le land art ici, n'est pas sans danger. Il faut le savoir. Un flot impitoyable, poussé par le courant de la Jument, se charge d'effacer toutes les plages. Il reste à peine deux mètres entre l'eau et le trait de côte. Juste de quoi choisir entre les pierres rescapées pour élever quelques cairns.
C'est ici que je trouve le bonheur, près de mes pierres. Chaque cairn est un cri, une victoire sur les flots.
Ici, je remets mes angoisses à demain. Mon corps transpire, éreinté par l'effort. La fatigue s'installe, m 'épuise. Encore une pierre, une autre. J'abandonne le reste des pierres aux flots gourmands. Ne jamais oublier le vent libre et cinglant de l'hiver qui souffle du large et me glace le corps. Il est vital, je le respecte, il construit ma mémoire pour le temps d'après qui approche.

L'enfant de l'ombre

Combien sont-ils, ces enfants en bas âge, arrachés de leur Afrique natale ? ballotés de groupe en groupe, puis  un jour, jetés dans  un bateau pourri, armé  par des passeurs sans  foi  ni  loi,  pour atteindre  l'Europe,  Ils survivent comme  ils peuvent. Quand ils ne perdent pas la vie dans  un naufrage,  ils arrivent  à Lampedusa,  ou ailleurs, ayant tout perdu. Il s'accrochent au premier adulte pouvant  s'occuper d'eux et vivent dans leur  ombre  poursuivant  l'errance. Je les appelle, les enfants de l'ombre. J'évoque leur destin fragile, avec quelques  pierres,  pour leur rendre hommage,  pour dénoncer aussi, ce scandale qui n'en finit pas.

Roger Dautais



Plages  lointaines
larges suaves
échouages d'horizons
commencement de la mer.

Robert Fred
Cascades
Éditons Gérard Guy

75 commentaires:

  1. Comment ne pas être profondément touché par "l'enfant de l'ombre", "le guetteur d'avenir" nous permet-il d'espérer plus d'humanité?
    Merci Roger, de nous émouvoir avec des pierres qui n'ont, dit-on, pas de cœur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Manouche
      Merci Manouche. Il y a plusieurs chemins de réflexion à mener pour que cesse ce drame. Des ONG sont à l’œuvre, des politiques, des groupes de personnes plus anonymes. Il reste que l'opinion publique reste souvent contre ces actions. Je ne fais que rappeler le drame, avec mes moyens.
      Belle soirée en amitié.

      Roger

      Supprimer
  2. C'est "une lumière d'être" que je vois en regardant toutes tes compositions, et c'est très bouleversant et encourageant. Merci!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Laura-Solange
      Merci Laura -Solange. Tes mots me touchent beaucoup.
      Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  3. Négocier avec le ciel, avec la vie, avec les pierres aussi!
    Je suis si contente que tu aies pu reprendre ces balades et activités que tu aimes tant, bravo!
    Bien amicalement.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Colo
      Merci Colo. Comme je l'ai souvent entendu chez mes amis : ce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est le chemin. Bien amicalement.

      Roger

      Supprimer
  4. Roger, where your body might falter, your pen soars. what you do is always meaningful but here i find such eloquence in how you state it that it both hurts and soothes. and so i carry this too, this truth, and move onward. (always hoping for justice though, praying for an end to scandal, as i know you must also.)

    so pleased to see you be this able to be engaged with the physical world. understanding how necessary this is and that it is a balm to suffering))

    with love)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Erin.
      Merci Erin. Je pense que si nos vies sont différentes, elles ont beaucoup de points communs, dont le sens de l'engagement et cela aide à se comprendre. Il m'a été fait grief de me plaindre et ma démarche n'est pas de le faire. J'ai lu un jour, le récit de vie d'un Canadien, artiste. Il fût un jour atteint de la maladie d'Alzheimer et décida, de parler de sa vie, de son déclin, de cette perte de faculté de peindre, jusqu'à la fin de ses jours. J'ai trouvé ce récit admirable sur le plan humain. Sans être atteint d'une pareille maladie, j'ai tout ce qui pourrait me faire stopper définitivement le land art, des aujourd'hui. Je veux pousser l'expérience de la pratique, jusqu'au maximum, tout en la racontant. Personne ne me le demande. C'est un choix.
      Le fait d'avoir repris un peu de forces et d'être capable, avec quelques aménagements de pratiquer à nouveau le land art, in situ, m'aide aussi à reconquérir un équilibre et la santé. L'art thérapie qui fût ma pratique, appliqué à soi est aussi une bonne manière de guérir et de s'améliorer. Je suis toujours heureux de te lire car je sais également ton amitié pour moi. Sentiment réciproque à ton égard.
      Belle soirée, chère Erin.
      Je t'embrasse.

      Roger

      Supprimer
  5. Es tan hermoso, tan bello entrar aquí a compartir sentimientos. Ojalá los humanos compartiéramos todo lo demás, excepto las fronteras.
    Un abrazo.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. El tejon.
      Merci à toi. Le Chemin des Grands Jardins est un espace de partage et de défenses de valeurs humaines sur le Web. Il est tour sauf une volonté de diviser, de créer des frontières entre les hommes. Il est difficile à tenir pour cette raison. Beaucoup trop de gens aiment classer, diviser pour mieux régner et chaque pouvoir en place défend son pré carré. Mon blog pourrait être mieux partagé pour ces raisons, mais, je dois me contenter de ce qu'on me permet de montrer, sans rentrer dans un système mercantile. Belle journée à toi. Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  6. L'être humain a besoin de se dépasser. Ton exemple est une leçon pour chacun.
    Je suis touchée par cet enfant de l'ombre serré contre son parent ou contre un autre humain secourable.
    Tes cairns, exemples d'équilibre, sont comme les reflets des équilibristes que nous sommes tous certains jours.
    Merci à toi !
    Belle continuation, Roger !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Fifi
      Merci Fifi, à l'image de l'alpiniste dont tu nous parle sur ton blog, je suis à la recherche du beau intérieur, comme dans mon travail, par l'effort mais aussi dans un soucis d'une ouverture sur le monde. Mon engagement humaniste puise ses sources chez mes parents puis vers d'autres modèles que la vie ma fait rencontrer. Ma continuation est belle et je suis en cela, tes paroles. Bien amicalement.

      Roger

      Supprimer
  7. Merci pour tes photos, ta ténacité, ton courage, tes mots de révolte, ou
    de réveil qui nous réveillent.
    Merci aussi pour cette dédicace qui me touche énormément.
    Les ronces, le lierre qui s'attache, les vieilles pierres ,le titre, tout ceci me parle, comme l' image d'un passé qui ne voudrait pas disparaître, d'une vie qui se cherche.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Misse-Yves
      Merci Misse-Yves. J'avais répondu hier à ton commentaire et blogspot n' en a pas tenu compte. Je recommence donc. Ce cairn a été construit sur une ancienne voie romaine de la région que je connais depuis bientôt quatre ans. Elle franchit une rivière, le Loc'h où je travaille habituellement, mais c'est la première fois que je m'y engageais plus profondément. C'est lors de cette m'est venu, en hommage aux lieux. Je pensais qu'il pouvait aussi te plaire.
      Je te souhaite une belle journée.
      Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  8. Wonderful balance.
    Great design, Roger.
    😃

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rick Forestal
      Merci Rick, pour ta présence, ici, pour tes mots d'encouragement.
      Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  9. Des cairns construits avec tant de patience et de passion...Merci Roger. Je me demandais pourquoi la guirlande rouge de "Transition Bleue" allait dans le mauvais sens... (inverse des aiguilles d'une montre) je lui ai donc préféré "la Cabane du Pêcheur", mais toutes tes installations me parlent, elles sont touchantes.
    Amitiés

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Natahnaëlle
      Merci Nathanaëlle. Oui, élever des cairns requiert beaucoup de patience et chaque étage doit trouver son équilibre avant d'accéder à l'étage supérieur. Il es est de même pour notre conscience du monde, comme le disait Louis Calaferte. Concernant le sens donné à ma spirale, relis la phrase de Christophe André, reprise en introduction de ma page.Belle journée, Nathanaëlle.
      Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  10. c'est avec plaisir que je revois tes pierres, nos pierres ... le ciel t'a écouté...aujourd'hui le vent se lève et les nuages disparaissent...bon vent! :))))

    RépondreSupprimer
  11. Au hasard des blogs, j'arrive chez vous. C'est extraordinaire. Je parle justement de la pierre et des montagnes sur mon blog en ce jour et en me baladant sur la blogospère, j'arrive chez vous. Que d'émotions devant ces pierres qui parlent, même immobiles. C'est à nous de redécouvrir dans la nature tous les messages qu'elle peut nous donner et de nous relier à cette grande force terrestre. Merci pour grand moment! J'aime particulièrement le travail pour elfi.

    RépondreSupprimer
  12. Mais oui tiens le coup, jusqu' au delà et bien au delà de 75, à force de travailler la pierre j'espère que ses secrets éternels ont fortifié ton corps, déjà tu es pour moi comme une statue d'un héros de l'histoire!Tous nous te demandons de continuer le land art et nous sommes heureux de te savoir debout.Je t'embrasse avec respect et admiration.Merci pour le jour à Saint Jean dont le fragile équilibre me va à merveille.

    RépondreSupprimer
  13. une force morale, physique droite comme les cairns qui se dressent face au vent et à la marée...résistant aux épreuves dans un art puissant et volontaire.
    Une leçon de vie pour moi, Merci !

    RépondreSupprimer
  14. Salut Roger,
    J'admire vos magnifiques œuvres à plusieurs reprises dans la nature conçue comme une symphonie en harmonie avec tout autour d'elle. Merci beaucoup pour ces pierres superposées sur un anneau debout en plein soleil. Oui, je balance moi-même à nouveau avec ma santé. J'espère que vous allez bien et que vous faites bien, mon ami.
    Cordialement, Synnöve

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Seraphinas Phantasia
      Merci Synnöve. C'est vrai que notre vie est en constant équilibre et qu'il convient de profiter de la santé tant qu'elle est présente. J'espère que pour toi, ce n'est qu'au mauvais passage. Je te souhaite de te remettre très vite. Je t'embrasse chère Synnöve.
      A bientôt sur ton blog.

      Roger

      Supprimer
  15. Tout est puissance et beauté, fragilité aussi... vos compositions sont une main tendue, j'aime ce qu'elles dégagent d'humain, de sensible et de généreux... oui, j'aime... vos mots de pierre, de sable de fleurs et d'herbe, de feuillage et d'eau... merci et vos mots écrits :

    la vie … partager …. émotions …. le temps étiré …. … art.
    espace … maladie. …. cœur …. Humanité … oui.
    trop mal … effort …. imaginer.
    marche … jour …. temps … moment.
    chemin … pâtures … chevaux.
    La mer … falaise … plage … sable … ramures … vieux chêne. … dos…. rassembler … pierres …. … cairn.. …abri … grandes marées.

    Yeux… ciel. … négociation
    aucune réponse… vide
    embellie … os
    pierrier. … enfant … jeu. …. Rêve… corps.
    Équilibre précaire… douleurs … Achille … monde … grâce.
    douleur ….
    Recommencer … réaliser … redresser… debout. … pleurer … rage. …ensemble … travail. … matière … consolation…
    Tenir … 320 jours … défi.
    L'imprévisible … sauvage … échappe … chercher… fatigue … oubli … nouvelle vie … perdre pied… instant … un mot : souffrance.
    dépasser … gagner … réalité …voie …. rythme … heure …île … flots. … désert. …. danger. … savoir….
    Impitoyable… effacer … peine … eau … choisir … pierres … élever.
    bonheur … cri … victoire.
    demain…, éreinté … effort…. fatigue …épuisé...
    abandonner … … jamais oublier … libre … vital… respect… construire … mémoire …

    enfant ... ombre ...

    arrachés … Afrique … jetés … survivre … naufrage… perdu.
    s'accrocher …. ombre … errance… destin fragile… hommage… dénoncer … scandale …


    merci cher Roger pour la dédicace ... je suis profondément touchée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mémoire de silence. Merci à vous. Bien sûr, je pense à chaque endroit choisi, pour élever un cairn, à chaque pierre le composant. Puis je me mets à écrire en entrant, avec ce choix de mots possible, de phrase pour composer mon texte. Il y manque, ces blancs, ses silences, ces réflexions nées de l'écriture et qui permettent cette mise en musique de l'ensemble, en accord avec ma propre musique intérieures. Je trouve tout cela dans ces points de suspension, avec beaucoup d'émotion, à mon tour.
      Je ne trouvais pas d'autre personne mieux que vous, ce jour là pour cette délicate ( dans le sens du sujet choisi ) dédicace. Le jour de l'installation, les grosses pierres sont plusieurs fois tombées du rocher, alors que la mer montait. Lorsque j'ai posé " l'enfant " près du grand personnage, tout est resté en place. Ils seront partis dans les flots quelques heures plus tard.
      A très bientôt.
      En toute amitié.
      Roger
      Roger

      Supprimer
  16. On ne pense pas, en voyant tes cairns érigés là en équilibre et harmonie comme une évidence, la travail, la force et parfois la souffrance qu'il a fallu pour les réaliser.
    Vas y doucement s'il te plaît, n'en fais qu'un ou deux à la fois, prends soin de toi.
    Et merci pour tout.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pastelle
      Merci Pastelle. C'est vrai, o, ne pense pas à ce que cela représente d'effort, de temps en recherche équilibre. Mais ils sont tellement beaux, une fois posés dans ce paysage marin qu'il méritent tout cela. Rassure toi, je fais attention à chaque geste mais malgré tout, je sens maintenant qu'il me faut être dix fois plus prudent qu'il y a un an, si je veux atteindre mes 75 ans en pratiquant le land art.
      Très beau Dimanche.
      Je t'embrasse.

      Roger

      Supprimer
  17. Il est né quelque part d’un père d’une mère
    comme tous les enfants de la terre
    dans un pays en guerre
    un pays de misère
    un pays que l’on griffe
    que l’on raye de la terre


    il est né sous un ciel
    cracheur de flammes
    de bombes que l’on fabrique
    dans des pays rêvés qui cautionnent la guerre
    des pays riches
    qui vendent sans vergogne leurs machines à tuer
    leurs instruments sinistres
    à des peuples sans pain


    il est né
    si petit
    innocent
    et meurtri
    dans l’ombre
    meurtrière
    des grands
    qui font la guerre


    il est né et parti
    embarqué malgré lui
    avec ses frères humains
    son père et sa mère
    dans un rafiot douteux
    et les magouilles puantes
    de passeurs sans scrupule
    qui conduisent à la mort


    il est né
    pour mourir très vite
    perdre père et mère
    arraché à sa terre
    déraciné et vide
    il s’accroche
    il s’agrippe
    à un fil ténu
    son instinct de survie


    il est né
    il veut vivre
    être enfant
    aimer
    être aimé
    par qui le saisira
    prendra sa main
    si frêle
    pour que enfant de l’ombre
    il atteigne la lumière

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mémoire de Silence,
      merci à vous.Une vie anonyme d'un enfant de l'ombre valait bien un poème, qu'il ne lira probablement jamais mais qui lui rend hommage. Aux yeux de trop de gens, notre indignation parait inutile et nos mots, condamnable. Il faut répéter ce que certains proposent comme solution à l'arrivée de ces migrants par la mer : foutez-les à l'eau, enfant, femme, homme. Les mêmes tiennent à l'heure actuelle, meeting, pour devenir Présidente de la République. S'il faut choisir son camp, je choisis celui des indignées.
      Avec toute mon amitié.

      Roger

      Supprimer
  18. Même s'ils sont moins hauts, tes cairns sont toujours aussi beaux
    .Merci pour tes belles photo faites avec tes yeux et tes rêves d'enfants ... Bon courage et au plaisir de continuer à me promener sur ton chemin
    Je t'embrasse

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Brigitte
      Merci Brigitte pour tes mots d’amitié et d'encouragement.
      Je t'embrasse.

      Roger

      Supprimer
  19. La nature est généreuse, elle te donne ses jouets. Respectueusement en quittant sa chambre tu les remets là où ils étaient il y a fort longtemps, à l'époque des fées.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le bourdon masqué.
      Merci à toi de te démasquer ici. C'est vrai que la Nature est généreuse, mais beaucoup trop de gens l'ignorent. Ce n'est pas à moi de leur faire la leçon, je n'ai ni le temps ni l'envie de le faire. Je me contente de suivre mon chemin. Belle soirée. En toute amitié.

      Roger

      Supprimer
  20. Je suis heureuse de te lire, très, et je comprends ton courage, un peu, même si je suis passée par des moments difficiles moi aussi, mais je n'ai pas mis la barre si haut, le travail au jardin suffit à ma peine ainsi que le train-train quotidien...
    Aller sur ses rives, même si le chemin est escarpé, et créer ces cairns magnifiques, si chargés de sens, merci pour ce moment magique que tu nous offres Roger avec ce grand bol d'air qui vivifie et pour ces créations si magnifiques !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Marine D.
      Merci Marine. Personne ne me met un fusil dans le dos pour pratiquer le land art. J'y vais par plaisir et mes limites de pratique sont fixées par ma santé. C'est un peu une vie border line mais je l'accepte. Ma nature me porte à me dépasser, depuis toujours ce qui me permet encore de créer ces séries de cairns, au travers desquels je m'exprime.
      Merci d'être passée ici. Bien amicalement.

      Roger

      Supprimer
  21. Wundervoll, deine herrlichen Arbeiten wieder genießen zu können. Wie ich die Kraft, Stille, die beständige Nähe zum Meer
    und all die darin enthaltende Poesie hier bei dir schätze.

    Deine Arbeit für Patrick ist dieses Mal mein Liebstes, es ist so hoffnungsvoll.

    Von Herzen alles Liebe und Gute und innige Umarmungen für dich

    isabella

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. vedredit-Isabella kramer
      Merci Isabella. Ce besoin de la mer, de vivre à proximité, j'ai fini par penser qu'il était pour me tenir lieu de Mère, depuis si longtemps disparue. Une consolation, un amour, tout cela en même temps et puis une source de création permanente. Pour ce qui est du nid, dédicacé à mon ami Patrick, c'est un thème que je reprends de façon périodique depuis que je pratique le land art. Devenir un oiseau est l'un de mes rêves. Peut-être dans une autre vie.
      Je te souhaite une très belle soirée et je t'embrasse.
      Roger

      Supprimer
  22. Comme tout est beau ici! Merci. Bonne fin de semaine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Lyne-Anke
      Merci Line. C'est vrai que la beauté adoucit un peu notre monde et elle devient incontournable.Belle semaine à toi.
      Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  23. Encore un beau voyage que tu nous proposes au travers de ces magnifiques réalisations. Bravo Roger !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Olivier Violin
      Merci Olivier. C'est bien un voyage dont il s’agit, commencé il y a presque vingt ans, dont je parle toujours ici. Certes, la dernière halte fût longue mais c'est repartit, en principe jusqu'à de mes 75 ans.
      Bien amicalement.

      Roger

      Supprimer
  24. Bonjour Roger,
    J'apprécie toujours la sensibilité de tes dédicaces "Frère du Gouyanzeur". Merci.
    Ce sera ma lumière secrète du jour. J'irai en songe m'y promener et découvrir ce site sauvage et
    que je présume dangereux d'après tout ce que tu y vis, mais site rempli de tes cairns-guetteurs qui
    y vivent. Le Gouyanzeur qui y serpente me guidera... Les songes sont bien faits.

    J'aime beaucoup cet/cette enfant dans l'ombre. Il/elle en dit long sur tous les naufrages humains.

    J'aime aussi beaucoup "un jour à St Jean" où le cairn prend naissance à l'ombre mais se hisse vers la lumière...
    Tu composes avec tous les éléments et c'est un ravissement.

    Quant à cet anneau posé, qui fait comme une alliance avec les roches posées sur le sable et les roches qui s'élèvent, il en dit long sur les fragilités humaines et les déséquilibres possibles : une vague et tout est à recommencer...

    Ce que tu souffles et souffres dans tes oeuvres m'émeut beaucoup.

    Au plaisir, frère du Gouanzeur.
    Je t'embrasse.
    Prends soin de toi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Leeloo
      Merci Leeloo. Toujours heureux de te lire sur le Chemin. Il est vrai que ma vie est si imbriquée dans ma pratique du land art qu'elles s'influencent elles-mêmes. Je l'ai remarqué dès le début de mon aventure land art, depuis bientôt 20 ans, parce que c'était un passion qui ne supportait pas d'être vécue à moitié. Lorsqu'il me faudra un jour, arrêter, je pense que je garderai mon regard de land artiste toute ma vie et cela me réjouit. Chaque installation est une aventure qui me transforme et me fait avancer. Gouyanzeur,fait partie de ces lieux magiques. Je l'ai, s'est vrai, fraternellement.
      Merci encore de ta visite.
      Belle soirée. Je t'embrasse.

      Roger

      Supprimer
  25. Se tenir debout, toujours, n'est-ce pas, Roger ? Même courbé, même souffrant. Avancer.
    Merci pour ces mots, pour ces images, pour ces cadeaux semés dans l'espace et qui dialoguent avec le vent. Merci pour cette transition bleue qui allume des couleurs dans le gris du jour.

    Quelques mots pour vous ce matin :

    Battue
    Comme un airain
    par le marteau des jours

    Polie
    comme un galet
    par le ressac

    Saurai-je sonner haut ?
    Saurai-je briller clair ?

    Ou me tiendrai-je nue
    enfouie
    parmi mes frères ?

    Balayée par les vents
    essorée par l’orage

    Un brin d’herbe
    en plein champ

    Un caillou
    sur la plage.



    Bien amicalement,

    ANNE

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Anne Le Maître
      Merci Anne. Je ne pense pas mieux que de recevoir un poème en retour d'une modeste installation. Je suis très touché.
      Belle soirée à vous en toute amitié.

      Roger

      Supprimer
  26. Bonjour Roger
    Splendide travail , tout dans la douleur mais en même temps en force contre les elements naturels et ton corps qu'il faut forcer ..Leçon de vie ...
    MERCIIIIIIII
    Prends bien soin de toi malgre tout
    Gros bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Claudine Le Bagousse
      Merci Claudine. C'est sûr, la douleur est présente dans cette dernière année. Je me souviens de mes débuts dans le land art, sur le plages Normandes. J'avais une facilité physique bien que déjà âgé de 55ans, qui me facilitais la tâche. Pourtant, déjà, je cherchais le dépassement de soi qui pour moi allait avec cette pratique. Si j'ai plus de mal, je garde le même état d'esprit. Je prends néanmoins soin du matériel qui use, cœur, jambes, bras.
      Je te souhaite une belle soirée.
      Je t'embrasse,

      Roger

      Supprimer
  27. Bonjour Rober .. merveilleuses créations ... Je suis heureux de vous revoir .. Salutations et merci pour la dédicace :-)))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ana Minguez Corella.
      Merci Ana. Oui, je suis quand même revenu et j'ai aussitôt commencé à reprendre contact avec les amis des blogs, dont tu fais partie. Belle soirée toi en toute amitié.
      Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  28. quelle belle écriture vous avez ! et quel courage...moi, qui ne suis pas une chiffe molle, je vous admire....attention au vent, il va falloir emmener de la colle en plus....bizz

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. T^te de l'Art
      Merci à toi. S'il y a eut courage, il est dans la longueur de l'exercice, 20 ans, avec une parité dans la vieillesse. Je m'étais dit que j'aurai expérimenté ce passage de l'âge mûr à la vieillesse en expliquant ce qu'il se passait dans un corps mis à l'épreuve du land art. C'est un peu ce qui m'a poussé à ouvrir ce blog.
      Pour la colle, je vais y penser,parce que avec les tempêtes qui soufflent par ici, elle me servira aussi à tenir debout. Belle soirée à toi.
      Je t'embrasse.

      Roger

      Supprimer
  29. Fin mai, je dois aller chez mon fils, dans le golfe du Morbihan. Peut-être verrai-je sur la plage des cairns faits par toi, qui sait ?
    Je suis admirative devant ton courage et ta ténacité, Roger, et aussi devant la beauté de tes oeuvres.
    Merci beaucoup pour ces partages. Belle semaine à toi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Françoise,
      Merci Françoise. Ce serait une rencontre sympa. Le land art est un art de communication. Je rencontre beaucoup de personnes sur les plages, notamment lorsque je réalise une spirale. Je les ai tellement vues, photographiées, filmées, filmées aussi pour des télévisions Françaises et étrangères que j'ai compris leur pouvoir de captation aussi bien sur les simples passants, marcheurs, randonneurs, que sur les professionnels de l'image. J'espère que ce sera le cas pour toi.
      Belle semaine à toi. Je t'embrasse.

      Roger

      Supprimer
  30. Quel plaisir, cher Roger de te retrouver sur ce chemin de la mémoire avec cette première photo qui nous donne le ton de l’ensemble.
    « Nommer toutes choses à neuf comme au matin du monde. » dit François Cheng. Tu t’y emploies de si belle façon dans tes dédicaces, tes titres de réalisations. Tu tisses le dit et le non-dit, la couleur et les valeurs, ta sensibilité au monde habituelle.
    Mais que dire devant ton parcours physique, du mystère de ton dépassement de la souffrance, de toi-même confronté à cet instinct de sur-vie, ce surpassement donnant lieu à de si belles communions, lorsque tu es lu et que tu (r)éveilles les consciences ?
    Défi, consolation, lutte pour la vie, jalons de l’ombre à la lumière pour toi, pour l’enfant de l’ombre qui comme toi espère passer du déchirement à la lumière. Pour lui trouver la main secourable, le regard qui dit qu’il existe, qu’il a le droit de vivre » La cabane du pêcheur » où se réchauffer, la « Transition bleue », cette trouée d’espoir. Un écho porté de cairn et cairn par un homme de cœur.
    Une rencontre privilégiée, car gagnée de haute lutte, avec le monde originel à chaque installation et voilà la vie. Solitaire le chemin, précieuse ton écriture ciselée. Au bout du chemin de pierre en pierre, de feuille en feuille, le souffle, la vie, nos pauvres mots, nous qui nous faisons voyeurs, touchés par ta rage de vaincre tout ce qui peut l’être.
    Merci. Tout simplement merci.
    Je t’embrasse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Maïté-Alienor
      Merci Maïté. J'étais hier, de retour, dans les falaises de Carnec. A l’œuvre, dans le froid et le vent, mais avec un beau soleil. Mes histoires de santé ne sont pas terminées, et je ne devrais pas être là. Pourtant, je me sentais porté par la belle houle de l'océan qui venant " manger "les pierriers où je m'affairais et c'était suffisant pour retrouver l'énergie nécessaire à construire quelques cairns. Une fois remonté sur le chemin de ronde, contemplant la mer, j'avais ce sentiment d'urgence à faire ce que je dois faire, assuré que cela ne durerait plus longtemps, maintenant. Et cela dans la quasi indifférence. Il s'agissait bien de mon souffle de vie entièrement consacré au land art, rejoingnant un souffle supérieur et plus grand, celui de la nature qui me portait.
      A très bientôt, chère Maïté.
      Je t'embrasse.

      Roger

      Supprimer
  31. Réponses
    1. Teresa
      Merci Teresa et belle journée, sur ton chemin.
      Je t'embrasse.

      Roger

      Supprimer
  32. la beauté de votre équilibre repose. merci. bonne journée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Photodilettante
      Merci à vous et bienvenue sur Le Chemin des Grands Jardins.
      Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  33. C'est toujours émouvant de voir votre art en photos. Tout est si délicatement posé. Ajoutés à cela, les mots qui parlent de beauté mais aussi de souffrance. Le contact est rétabli ici et je vous remercie de cette beauté. Bonne soirée et bon courage pour continuer.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ezlisabeth
      Merci Elisabeth. Je suis très touché par vos mots.
      En toute amitié.

      Roger

      Supprimer
  34. Bonjour Roger, je venais dire ici que j'avais hâte que le printemps revienne pour que tes "œuvres" nous réaniment et je n'avais donc pas vu passer celles ci... J'en suis bien content, cela veut dire que tu "ressors" et que tu as "travaillé" et nous propose donc des nourritures pour nos âmes en attente!!!
    Merci, merci! Amitié.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Chri
      Merci Christian. Le chemin est encore parcouru, chancelant et le printemps me parait si loin quand le lendemain est toujours un point d'interrogation. Te dire si la situation reste très fragile.
      Amitiés.
      Roger

      Supprimer
    2. Chri
      Merci cher Christian. C'est sûr, j'ai repris la route 74 mais la progression est encore difficile. Oui, le printemps reviendra mais je n'y suis pas encore, quand chaque jour reste un problème à vivre en land art. Vivons d'espoir.
      toute amitié.

      Roger

      Supprimer
  35. Oublié de dire MERCI pour la dédicace et j'ai lu une phrase de Bette Midler, je crois, qui devrait bien te plaire:
    Vieillir n'est pas une affaire de mauviette...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. chri
      Merci Christian.
      Chacun fait comme il peut et m^me si j'ai compris où j'allais, même si je n'ai jamais rêvé d'être centenaire, il faut, c'est vrai, une volonté de vivre pour faire fi des clins d’œil de la camarde et continuer la route encore un peu.
      En toute amitié.

      Roger

      Supprimer
  36. Réponses
    1. Stella
      Merci Stella et bienvenue à nouveau sur Le Chemin des grands Jardins.
      Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  37. Ces pierres qui s'installent, cet équilibre qui se trouve, cet art qui naît et renaît inlassablement. Tu nous montres le chemin de la ténacité sans faillir. Ces "enfants de l'ombre", comme tu les nommes avec justesse, nous guettent, ne soyons pas indifférent.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Thérèse.
      Merci Thérèse. De toute mon œuvre de land art, ce qui me paraît le plus important, c'est de dénoncer ce scandale des morts de migrants en Méditerranée, de leur rejet d'Europe, du sort fait à ces enfants de l'ombre, abandonnés de tous.
      Bon Dimanche en toute amitié.
      Roger

      Supprimer
  38. Bonjour Roger
    Ecrire sur le chemin sans mot mais en lettres de pierres et galets un poème si beau que lectrice admirative de ton Land Art j'en suis toute émue. Merci Roger

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Océanique
      Merci Océanique. Chacun s'exprime avec ses moyens. J'ai trouvé que les pierres pouvaient m'y aider, mais aussi le sable, la terre, l'eau; les végétaux. C'est à l'infini et à la portée de tous. Je t'invite à suivre ce chemin.
      Bon week-end à toi, chère Océanique.
      Amitiés.

      Roger

      Supprimer
  39. je me suis projetée dans ton récit, les lieux, la mer, ton travail ...
    Pourvu que tu trouves du plaisir à ce land art qui te passionne mais qui te fait tant souffrir !
    si j'étais oiseau, je survolerai les plages pour voir de là-haut tes cairns et les baies rouges
    en spirale !
    portes toi bien Roger et ne lâche pas l'affaire parce que au bout de la route 74, il y en a une autre à suivre.
    mais on n'y est pas encore....
    je t'embrasse

    RépondreSupprimer
  40. Quelles epreuves et quel courage Roger. Je te salue et je t'embrasse

    RépondreSupprimer

Membres

Archives du blog

Qui êtes-vous ?

Ma photo
Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.