
à Elisabeth Brami...
Porte moi au bateau qui vogue vers le bonheur.
La boule de soleil, là-bas,
m'attend.
Emporte moi d'ici,
j'étouffe.
Dans tout départ il y a une mort,
murmure la mer.
Dans tout départ, il y a une naissance,
crie l'enfant,
de son rêve.
L'enfant, lui, regarde en avant.
L'enfant
a peur de devenir statue de sel
comme
Papa
comme Maman.
Emportez-moi avec vous
crie l'enfant
aux oiseaux.
Je suis lourd
comme une pierre...Ici j'étouffe.
Emmène-moi
dit la mère
à l'enfant.
La fin du monde
est
à la porte.
Tu viens d'arriver
Tu t'en va,
déjà.
Roger Dautais
J'ai découvert le talent d'Elisabeth Brami en lisant son ouvrage
Sauve toi Elie
édité par Seuil Jeunesse et superbement illustré par Bernard Jeunet. Je vous en conseille la lecture
Photo Land Art :
Le silence des pierres,
installation de Roger Dautais,
plage de Pors Pin à Bréhec, Côtes d'Armor.Août 2009
cette photo est une pure merveille !
RépondreSupprimerJ'aime bien l'idée d'une boule de soleil comme on dit une boule de glace, une boule de pain ou une boule de réglisse...
RépondreSupprimerYes!!! En écrivant le mot "réglisse", je viens de comprendre pourquoi j'appréciais tant ces belles pierres noires lisses : on dirait des boules de réglisse...
(Oui, gourmande mais j'assume!)
C'est un duo gourmet de deux gourmandes attablées au bord de la mer,
RépondreSupprimerSympa, quand même de penser au petit ventre, ce soir.
Le plaisir de la table commence souvent par le plaisir des yeux !
Merci à toutes les deux
Roger
je voulais juste te dire que la photo est superbe, les pierres ainsi lavées d'une rare expression
RépondreSupprimerm'as-tu lu ce matin sur gmail
mon avion décolle tôt dans la matinée
j'ai la gorge serrée
mais je me dis que ça va aller
a bientôt
on a envie de glisser la main sur ces si jolis galets
RépondreSupprimerN'y-t-il donc que les femmes pour comprendre le drame de la condition humaine et les hommes pour l'inventer. Nous les hommes, symbolisons l'absence.
RépondreSupprimerIl y a des courages médaillés, des courages de circonstance.
Naître femme c'est être condamnée au courage.
Je le mesure tous les jours. Je comprends tout ce qu'il me manque pour être à leur hauteur, lorsque mon chant de petit coq célèbre le lever du soleil.Je déplore ne ne pas y arriver.
Il me reste sans doute quelques belles journées pluvieuse à vivre pour rencontrer la beauté d'un plage sous la pluie, pour y pratiquer le land art et pour vous l'offrir à voir.
Je n'oublie pas que mes censeurs furent des hommes et qu'ils brisèrent mon enfance.
Merci aux femmes qui ont adouci le regard que je pose sur ma pauvre vie.
à toi, Marie-Claude, ces mots de la fin :
Je t'aime.
Roger Dautais