La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

lundi 21 décembre 2009




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J'ai toujours gardé une part de jeu entrer dans ma pratique de land art, laissant aux puristes le bonheur d'épurer. Dans mon long parcours d'artiste, j'ai rencontré quelques confrères- paons et quelques égotiques avancés, de ceux qui l'on croise et ne vous regardent qu'avec un air condescendant. Avec eux, aucune chance de plaisanter avec l'oeuvre, ils n'ont pas le droitet ça abime les liftings! Que de génies immortels peuples les cimetières et combien leurs tombes sont des nids d'abandon. Alors, à quoi bon se pavaner et s'astiquer les palmes académiques. Autant se marrer un peu loin de l'Université. Cette année là, j'avais trouvé un jeu de Scrabble dans la nature et je l'ai trimballé dans mon sac à dos, un sacré moment, histoire de composer avec, quelques pitreries sans importance. Et ma foi, je me suis bien amusé, alors, comme me disait mon phlébologue, au diable les varices. C'est vrai, tant qu'à être généreux, autant mettre le paquet. Nous verrons le verdict plus tard.
J'ai ajouté dans cette page une interview donnée à Youtube, il y a quelques mois, afin des vous en faire profiter. On y apprend toujours quelque chose là-dedans, alors, bonne lecture.

ROGER DAUTAIS


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Interview à:

ROGER DAUTAIS ]



ART
Que faites-vous ? Comment vous définissez-vous?
Je suis landartiste et je pratique cet art à plein temps depuis un peu plus de dix ans. Je pratique aussi la photo, puisque j'assure les prises de vue de mes travaux
Quel est votre message?
J'essaie de mettre l'homme au centre de la pratique artistique et cet acte au centre de la Nature, en essayant de respecter l'un et l'autre.
Votre biographie en quatre lignes
Je suis né en Bretagne en 1942, j'ai rencontré ma femme en 1966. Nous avons eu deux enfants puis deux petits enfants. Etudes classiques, puis études aux Beaux Arts de Rennes et enfin une école de photo dans l'est de la France. Espaces verts, fleuristerie, décoration puis land art ont occupé ma vie, jusqu'ici
Éditez-vous votre travail sur le net? Où peut-on le voir ?
Oui, et c'est nouveau pour moi
http://rogerdautais.blogspot.com/ mon blog vient d'être sélectionné par le site international PORTAIL DU LAND ART et j'y suis présenté dans le site www.landarts.fr, le blog http://actu.landarts.fr et dans l'annuaire www.landarts.info
La photographe Belge Patricia Vanespen présente aussi mon travail depuis plusieurs années sur différents site.
L'agence internationale de communication Belge BAOBAB présente aussi mon travail et un lien avec mon blog dans son dernier N° TAMTAM NEWS N°4 JUIN 2009
baobab@baobabcreation.be
Comment une idée naît-elle ? Qu´est-ce que l'inspiration pour vous?
Des idées, notre cerveau en est perpétuellement traversé. Les idées viennent de la vie, tout simplement, celle vécue à l'instant, mais aussi celle du passé. Disons que l'inspiration, si elle est comparable à une abeille butinant des fleurs en quète de pollen, sera faite d'un mixage de toutes ces mémoires qui viendront percuter une zone sensible, mettant en mouvement ma sensibilité. Je pense que les cinq sens sont des partenaires privilégiés de l'inspiration, c'est sans doute ce qui après déclanche le désir de faire puis l'acte. La marche d'un cerveau est complexe et personne ne pense sans doute à celà au moment de la recherche, lorsque la pré-image se forme dans cette boîte magique. l'inspiration est certainement sentimentale en même temps. Je pense que pour moi, c'est plus facile à vivre qu' à décrire car je ne suis pas un scientifique.
Qu´est-ce que l´art?
c'est une invention humaine, faite pour le plaisir de l'homme, pouvant parfoisle sauver l'homme d'un dessèchement social et qui pourtant l'emmène parfois à sa perte. Contrairement à ce que j'ai pu lire, ici et là, tout n'est pas de l'art. Je pense que l'art est l'essence même de la pensée humaine, qu'il est universel, transcende les codes établis et fait évoluer les mentalités. Il nécessite de la part de celui qui le pratique, un minimum de conscience et d'honnêteté intellectuelle, ce qui n'est nullement une barrière à la créativité artistique.
J'ajouterai que l'art est un médiateur puissant lorsqu'il est mis à la disposition de malades mentaux, par exemple ou des personnes démentes. Je pense là à la maladie d'Alzheimer.
Dans quelles circonstances vous apparaissent les meilleures idées?
Dans ma pratique du land art, c'est dans des paysages marins que je ressens à plein, le sentiment de liberté. Après une marche d'approche, nécessaire à la décontraction, la vue du paysage, de la mer, les bruits ambiants, la lumière, me font très rapidement envisager des installations possibles. Je crois aussi que c'est très lié à des souvenirs marins de ma petite enfance. Il y a du bonheur dans cette démarche là.
Quelle est votre preuve par neuf pour savoir si une idée est bonne?
Je n'ai pas de réponse à cette question. La réponse, il me semble, appartient aux autres.
Trois idées créatives que vous aimeriez, si c´est vous qui les aviez pensées.
L'Art Thérapie
La photographie
La radio
Quand, comment avez-vous commencé à vous sentir artiste?
Dans mon enfance, 7, 8 ans peut-être.
Pourquoi tant d'artistes et créateurs ont des personnalités volatiles?
Par générosité ! Non ?
Je pense, pour ma part que la sensibilité ou l'hypersensibilité pourraient bien en être la cause.
Vous considérez-vous postmoderne?
C'est le genre de question que je ne me pose jamais.
Comment doit-on évaluer une œuvre d'art?
A l' émotion qu'elle procure, pour le commun des mortels, à la montagne d'argent qu'elle rapportera pour les spéculateurs
L'artiste doit-il se réinventer chaque jour?
Ce serait l'idéal mais l'idéal existe-t-il ?
Quels artistes admirez-vous et de quelle manière influencent-ils votre travail?
Richard Long,
Walter De Maria
Ana Mendieta

Après plus de 10 ans de travail, je préfère, même si j'aime beaucoup ces artistes de Land Art, me laisser influencer par la nature. Malgré tout, je continue à rendre hommage à cette grande prêtresse du land art que fût Ana Mendieta, et je regrette sa disparition si tragique.
Quelle est votre opinion sur les subventions publiques à l'art?
J'ai souvent la sensation d'être dans ce domaine, frappé de cécité.
L´art authentique est-il l'art nécessaire?
Les deux adjectifs encadrent mal le mot art. Et puis à l'aulne de quel savoir, de quel tribunal allons nous décréter l'art authentique. Ensuite, une fois étiqueté authentique, pour qui cet art sera necéssaire?
Rappelez-moi, ce qui est nécessaire à un homme pour vivre .
Avez-vous du mal à vous séparer d´une pièce que vous avez vendue?
Non, jamais.
Achète-t-on le travail, ou achète-t-on plutôt l'artiste?
D'après vous !!!!
En art, il n'existe pas de guide, comment connaissez-vous vos prochains pas?
C'est vrai, ce questionnement , cette inquiétude sont de moteurs. Le jour où le désir de faire n'est plus là eh bien je crois qu'il est temps de ranger ses chaussures de marche et son sac à dos, de laisser le land art de côté et de passer à autre chose. Celà revient à ce que je disais au par avant si l'on n'a ni conscience de ce que l'on est ni de ce que nous entreprenons, l'aventure s'arrête vite.
Plutôt que de prochains pas, je dirai qu'il faut considérer une direction à suivre, ça me paraît plus ouvert.
Voyez-vous d´un bon œil qu'une grande partie des œuvres exposées dans les musées d'art contemporains soient d´artistes déjà décédés?
Vous savez, la mort, ça frappe tout le monde et puis il y a pas mal d'artistes vivants d'exposés dans les musées. A leur place, je me méfierai.
Quel rôle ont joué dans votre trajectoire les figures du marchand, du représentant, de la galerie, et des intermédiaires en général?
En principe, le land art nous écarte de tout celà. Bien sûr, une mode consiste à rapatrier tous ces indiens et à les faire travailler à l'intérieur. Je pense que c'est plus facile pour servir le champagne, qui ainsi ne refroidit pas.
C'est l'argent qui a ramené les landartiste à l'intérieur. On n'y peut rien. Non, tout celà ne concerne qu'une petite partie des artistes , les plus riches. C'est à eux qu'il faudrait poser la question.
Quel type de commandes vous passe-t-on généralement?
Des interventions dans des écoles ou des villes.
Lequel de vos travaux aimez-vous le plus ?
Les spirales de sable qu'elles aient été réalisées aux portes du Désert dans le sud Marocain, dans le sud Tunisien, ou en France, à raison d'une centaine par an, après dix ans de cet exercice, j'ai toujours autant de plaisir à le réaliser
Collectionnez-vous quelque objet?
Des livres de voyage, des guides touristiques et des rêves
Quels portails d'art on line fréquentez-vous?
Je n'ai pas d'adresse particulière à part PORTAIL DU LAND ART, mais je visite aussi les sites d'artistes peintres,sculpteurs, et photographes essentiellement
Que conseilleriez-vous à ceux qui commencent?
De s'acheter une bonne paire de chaussures, un sac à dos, un appareil photo et de voyager. Voyager les yeux ouverts sur le monde, tel qu'il est, de rester modeste, de garder les pieds sur terre. Il faut bien sûr, pratiquer, généreusement, parler, échanger. Ne pas oublier que dans beaucoup de pays, le mot "Art" n'existe pas et qu'il vient après le mot "manger" que ce dernier devient " nécéssaire" aussi.
Je leur souhaite, à 67 ans, comme moi, d'avoir la santé et de continuer la route.
Plus que jamais, le monde a besoin d'artiste et nous sommes en voie de disparition parce qu'en période de crise, nous ne sommes pas necéssaires aux yeux de beaucoup.
Il me semble que le mot "résistance" est indispensable dans la panoplie de l'artiste actuel, dans tous les sens du terme. Je leur dirai, pour finir, que l'expérience des uns sert rarement aux autres. Alors, défendez votre droit à l'erreur, expérimentez, inventez, il reste encore de beaux jours.

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ROGER DAUTAIS
hérouvile saint clair

[regor] ROGER DAUTAIS
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jeudi 17 décembre 2009






aux va-nu-pieds
...


Nous voici, gens de peu, peuples sans terre, autre que la planète, sans ombre, sans soleil, transparents aux yeux des possédants. Nous voici, marchant fièrement les cheveux dans le vent, la peau brûlée de soleil et d'embruns, avec nos chants de révolte. Nous voici, damnés de la terre, rebelles aux yeux si clairs, regards de braise, aussi, descendant le fleuve indifférence à califourchon sur les cadavres. Nous voici, sabordeurs de dogmes, briseurs de convictions, incendiaires de raison, sans foi ni loi, hommes aux pieds nus devant le destin et ne demandant rien d'autre que notre part. Entendez nos cris de part et d'autre des frontières, nos pleurs ont creusé nos joues, empli les sillons des terres arides et gonflé les rivières pourpres. Nous avons la Nature comme maîtresse et nul dieu à adorer. Nos mains ont gratté les sols les plus désolés et la peau de nos doigts est restée sur les roches que nous avons transporté dans les carrières.
Jamais le désespoir n'a été si grand, jamais notre soif d'être, non plus. D'Afrique et de Chine, du Maghreb et d'Afghanistan, nous envoyons notre jeunesse à l'assaut de la vie. Nous demandons de l'eau, du pain et des écoles, nous ne voulons plus jamais d'armes ni de mines, ni de bombes, ni de torture. Dans la poussière des routes, nous perdons parfois l'un des nôtres, pendant le voyage et quand nous arrivons ici, les festins sont des injures à notre pauvreté. Alors, nous coupons quelques roseaux et nous les installons comme des traces de notre vie passée par là. Rien de plus, mais tellement moins que la simple beauté d'un vol de papillon qui s'arrête et se pose un instant au soleil pour consoler notre peine du pays perdu.
Tant qu'il y aura des êtres obligés de se nourrir des restes de l'humanité dominante, tant que l'exil brillera dans les pupilles des exilés, tant que les passeurs les affameront, la liberté ne sera qu'un vol de papillon, utopique et nécessaire au voyageur, car le rêve n'a pas de prix. Certaines morts sont de banales obligations à rééquilibrer les comptes et les corps, des marchandises qu'il convient de livrer à n'importe quel prix aux marchands d'esclaves. L'art est bien loin de ces vies sacrifiées mais tellement plus souhaitable que le réarmement du monde.
J'aimerai garder tout au long du voyage, ma capacité d'indignation et ma fascination pour la liberté des papillons dont le vol éphémère les rapproche du land art.

Roger Dautais
" En passant devant chez Fauchon "

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

samedi 12 décembre 2009

vendredi 11 décembre 2009







Tournage du 8 décembre 2010 à Saint Aubin sur Mer, dans le Calvados

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS est en tournage pour six mois, avec une équipe de techniciens et professionnels du cinéma. Elle réalise un documentaire-fiction long métrage de 52 minutes sur le thème de la Maladie d'Alzheimer. Ce film présenté en France dans le 2ème semestre 2010 le sera également au Canada, en fin d'année 2010.
LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS est ausi en période d'enregistrement des 5 contes pour enfants de Roger Dautais, mis en musique par des compositeurs et arrangeurs professionnels, lus par des comédiens. Cetensemble sera présenté dans plusieurs radios Françaises, et ue radio Acadienne. La première diffusion aura lieu pour le livre MUZE ET POTIRON AU PAYS DES MILLE LACS, les 14,15 17 et 18 décembre 2009, de 15h48 à 16 heures( heure française). Le 20 décembre 2009 sur la même radio TSF 98, une interview s de 45 minutes sera donnée par Roger Dautais sur sa démarche d'artiste.
Un résidence d'artiste est organisée pour LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS autour de ces travaux, en septembre 2010 au Canada, afin de les présenter, au public Acadien et Canadien. renseignements complémentaires :
roger. dautais@numericable.fr

mercredi 9 décembre 2009





Libre pensée

Circuits nikés
t'as ka
passer
poupée,
T'es pas assurée.
La suite est moche
laiss' tomber
l'beau goss,
Il n'est plus allumé.
Juste
tourner la page,
une nuit
c'est trop long
sous la pluie.
Les palmiers
du Palm Beach
c'est pas
pour les biches,
kom toi.
Casse toi poupée,
tes circuits sont
nikés
Faut pas sniffer la cam.
Ton naze
est trop poudré.
Je dérive en rade,
la mer emporte
le dernier verre.

Après le jour
ce s'ra fini
Kas' toi poupée
Laisse nous jouer
au Poker d'as...

J'ai vu
tes pas un jour
à la mer
qui m'cherchaient,
mais le sable
efface tout.
Je suis perdu de toi,
c'est bien comme ça.

lundi 7 décembre 2009





Aux corbeaux...

pas les vrais à plumes... les autres...


Tout pouvoir ne vit que de ceux qui s'y résignent.

J.Ristat





La première fois que j'ai tenu une caméra, c'était en 1964 . C'était une caméra de l'OTAN et j'étais à l'époque photographe aérien dans l'armée. Nul n'est parfait. Ayant échappé de peu à la guerre d'Algérie où quelques copains à peine plus âgés que moi, y laissèrent leur peau, je découvrais les joie de la photo aérienne, sans me faire tirer dessus comme un lapin volant. Pour ceux qui cherchent à savoir depuis combien de temps je fais de la photographie, c'est depuis ce temps la. Je sais, je suis vieux, et je ne devrais pas le dire comme me le conseillait une ex-amie de Biarritz, tombée dans la mégalomanie littéraire.
Comme le disait Ruquier " il y en aura pour tout le monde". Ne vous pressez pas, ça viendra.
J'ai beaucoup travaillé avec des équipes de télévision qu'elles soient Françaises ou étrangères. Je trouve personnellement que le land art s'y prête bien, et de plus,ces médias nous aident à faire connaître notre travail. Une dizaine de documentaires ont ainsi été réalisés sur mes créations, soit en France, soit à l'étranger mais je ne les collectionne pas.
Actuellement, je réalise un film de commande sur le thème de la maladie d'Alzheimer et puisque le scénario que j'ai écrit, le permet, j'y fais des créations landart. Mais, cette fois, ce sont des acteurs qui incarnent mon écriture dans mes décors. C'est un peu différent et il y a plus de monde au tour de moi pour la technique.
Je ne fais aucune confusion entre les genres, pour avoir été une fois l'acteur unique devant 3 équipes de télévison venant de Paris, Rouen et Caen,sur la plage de Ouistreham, je connais le poids du tract sur les épaules de celui qui va interpréter et créer pour l'autre. Pas facile.
Nous voila donc partis pour quelques mois d'aventure et un film de télévisons de 52 minutes, à terminer avant juin 2010.
Je côtoie les Alzheimer depuis une vingtaine d'année et j'en suis à mon 3ème atelier d'art thérapie. Il me semblait pouvoir raconter cette aventure humaine vécue au milieu de notre groupe de soignants, pour aborder les difficultés rencontrées dans cet exercice, face à ces malades. Ce sera aussi, une tentative de réponses possibles pour les familles, les aidants, avec la collaboration de médecins spécialisés et soignants en institution.
Être artiste peut faire passer par ce genre d'expérience, mais il faut savoir que nous ne nous bousculons pas au portillon dans cette aventure.
Là, comme ailleurs, la critique est plus nombreuse et virulente que l'action. Après tout, la vieillesse n'intéresse que peu de gens, mais le démolissage de toute entreprise est un sport national que les haineux, anonymes pratiquent en toute impunité.
Je pense qu'à son époque, Van Gogh devait recevoir des critiques très sympa, ce qui ne l'empêcha nullement de se suicider.
A nos tracassiers en tous genres, je conseille la lecture de Pierre Dac, assis sur leur trône, ça les décontractera et nous, nous reposerons en paix.


ROGER DAUTAIS

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

dimanche 6 décembre 2009






Ne plus rien attendre et pourtant, ne rien oublier du passé...

à Marie-Claude, la femme que j'aime.




Je viens d'un pays si éloigné du vôtre que j'ai appris, depuis l'enfance à y vivre seul. Mes géographies ont une histoire, celle de la peur du monde en guerre. Ni le ventre de ma mère ni la désolante suite de sa vie ne me permettent de croire que les hommes ont mis de côté leur cupide envie de pouvoir , de richesse et de domination.
Il m'est difficile, aujourd'hui de me ranger sous un drapeau sinon, sous celui de l'humanité. Je n'ai, ni à justifier mon art, comme on me l'a demandé dernièrement, ni à payer plus cher, le fait d'être un vivant parmi les vivants.
Je préfère cheminer auprès de mes frères et donner à ceux dont la vie a fait de la leur, un champ de bataille. Il y a des héros bien piteux et des pauvres, héroïques. Le pain dur a une couleur, celle du ciel ce matin et nulle femme digne de ce nom ne devrait avoir à aller chercher sa pitance dans des cabanes à lapin, la nuit, pour manger un peu. Voilà ce que le régime fasciste de Vichy, obligea ma propre mère, alors réfugiée en zone libre, à faire pour subsister. Dois-je aussi et pour cette anecdote, justifier mon art et ma colère?
Si land art est devenu un art de snobs et de bobo, parfois, c'est qu'il devait être récupéré un jour. Personne n'est obligé de copier, de plagier ou de répéter des âneries lues je ne sais où et copier coller dans son blog, pour faire croire que. La pire des choses est de se tromper soi-même. C'est à la limite de l'aliénation, n'est-ce-pas, mais sans la maladie.
Je ne concours pas pour la palme du Land art. J'existe dans cet art, comme aujourd' hui dans le cinéma parce que réalise mon premier long métrage sur la maladie d'Alzheimer. Je compte bien y faire figurer le land art, non comme une potiche, un pot de fleurs, mais comme une expression servant à servir des causes, en plus d'être un médium entre les autres et moi-même.
J'espère avoir été clair dans ma réponse à ce jeune homme qui me demandait de justifier mes étoiles de David dans mon oeuvre.
Qu'il médite cette phrase de Youenn Gwernig et sache que le drame de chacun lui appartient même s'il s'inscrit forcément dans l'histoire de l'humanité. Cette réponse vaut pour cet universitaire qui prétend que je suis inexistant dans le domaine de l'art parce que je n'ai pas de diplômes universitaires.
Comme disait San Antonio, : " si tous les cons volaient, il y a longtemps qu'il ferait nuit".


Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS

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Qui êtes-vous ?

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.