


Aux corbeaux...pas les vrais à plumes... les autres...
Tout pouvoir ne vit que de ceux qui s'y résignent.
J.Ristat
La première fois que j'ai tenu une
caméra, c'était en 1964 . C'était une
caméra de
l'OTAN et j'étais à l'époque photographe aérien dans l'armée. Nul n'est parfait. Ayant échappé de peu
à la guerre
d'Algérie où quelques copains à peine plus âgés que moi, y laissèrent leur peau, je découvrais les joie de la photo aérienne, sans me faire tirer dessus comme un lapin volant. Pour ceux qui cherchent à savoir depuis combien de temps je fais de la photographie, c'est depuis ce temps la. Je sais, je suis vieux, et je ne devrais pas le dire comme me le conseillait une
ex-amie de
Biarritz, tombée dans la mégalomanie littéraire.
Comme le disait
Ruquier " il y en aura pour tout le monde". Ne vous pressez pas, ça viendra.
J'ai beaucoup
travaillé avec des équipes de
télévision qu'elles soient Françaises ou étrangères. Je trouve personnellement que le land art s'y
prête bien, et de plus,ces médias nous aident à faire connaître notre travail. Une dizaine de documentaires ont ainsi été réalisés sur mes créations, soit en France, soit à l'étranger mais je ne les collectionne pas.
Actuellement, je réalise un film de
commande sur le thème de la maladie
d'Alzheimer et puisque le scénario que j'ai écrit, le
permet, j'y fais des créations
landart. Mais, cette fois, ce sont des acteurs qui incarnent mon écriture dans mes décors. C'est un peu différent et il y a plus de monde au tour de moi pour la technique.
Je ne fais aucune confusion entre les genres, pour avoir été une fois l'acteur unique devant 3 équipes de
télévison venant de Paris,
Rouen et
Caen,sur la plage de
Ouistreham, je connais le poids du tract sur les épaules de
celui qui va
interpréter et créer pour l'autre. Pas facile.
Nous voila donc partis pour quelques mois d'aventure et un film de
télévisons de 52 minutes, à terminer avant juin 2010.
Je
côtoie les
Alzheimer depuis une vingtaine d'année et j'en suis à mon 3ème atelier d'art thérapie. Il me semblait pouvoir raconter cette aventure humaine vécue au milieu de notre groupe de soignants, pour aborder les difficultés rencontrées dans cet exercice, face à ces malades. Ce sera aussi, une tentative de réponses possibles pour les familles, les
aidants, avec la collaboration de médecins spécialisés et soignants en institution.
Être artiste peut faire passer par ce genre d'expérience, mais il faut savoir que nous ne nous bousculons pas au portillon dans
cette aventure.
Là, comme ailleurs, la critique est plus nombreuse et virulente que l'action. Après tout, la vieillesse n'intéresse que peu de gens, mais le démolissage de toute entreprise est un sport national que les haineux, anonymes pratiquent en toute impunité.
Je pense qu'à son époque, Van
Gogh devait recevoir des critiques très sympa, ce qui ne l'empêcha nullement de se suicider.
A nos
tracassiers en tous genres, je conseille la lecture de Pierre
Dac, assis sur leur trône, ça les décontractera et nous, nous reposerons en paix.
ROGER DAUTAIS
LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS