



Les exilés...
à Youenn Gwernig
Je n'ai pas attendu que la nuit vienne, que les étoiles s'allument avec mon feu de solitude, pour chevaucher ma cavale blanche et retrouver mes rêves. Ils sont venus en plein jour. J'ai emprunté les chemins creux, ceux qui déshabillent les racines des chênes et nous apprennent comment ça fait de respirer sous terre. Je me suis approché des eaux dormantes et j'ai posé dessus des radeaux improbables, avec des cargaisons secrètes. J'ai relevé les traces des sangliers, suivi leur route à travers les maïs mouillés de rosée, débouché dans les friches en lisière de forêts et convoqué mes morts. Il aurait mieux fallu parler aux oiseaux, mieux les écouter dans le silence pour mieux les comprendre. Mais le temps me pressait parfois. J'ai traversé des rivières à gué pour connaitre l'autre rive, celle dont on rêve, parfois, sans espoir de retour. J'ai descendu des fleuves, emporté par l'envie d'aller plus loin. Pris de somnolence, j'ai voyagé en dormant, assoupi dans les gravières, pour ne pas perdre une seconde du spectacle de ces corps charriés par leurs eaux tumultueuses.
Sur les grèves gelées, mes pas ont glissé, sont devenus hésitants mais ce n'est pas l'aurore qui aurait stoppé cette marche dans le vent glacé qui rend morveux. Il me fallait passer au-delà, découvrir la mer dans les brumes, écouter le cri des mouettes perdues, entendre le râle des disparus en mer se fondre dans celui des cornes de brume.
Le mauvais alcool m'éclatait la tête et mes yeux se brouillaient devant la danse du feu de camp. Je n'ai pas voulu attendre que les cendres soient froides avant de repartir escalader les pentes dangereuses des falaises. La vie était en bascule, constamment jouée, déjouée, rejouée. La vie était aussi un piège dont il fallait me tirer pour inventer l'avenir..
Je n'ai attendu ni le jour ni la nuit. Je suis rentré dans le temps de hors, celui des exilés,
des " loin de tout".
Oh ! Ne cherchez pas mon pays, il n'existe presque plus hors de moi. Je m'approche de l'indicible, du grand silence blanc, de la trace presque effacée, du souvenir. J'entre dans le temps et la nature m'appelle. Il faudra des paroles de vent, des marches immobiles, des musiques de sourd pour me nourrir. Il faudra que je te rencontre à nouveau, que je croise tes yeux bleus, pour sombrer encore une fois. Il faudra tout oublier et partir sans idée de retour. Il faudra que l'un rejoigne l'autre et traverse le miroir à son tour. Nous marchons depuis si longtemps ensemble, femme des bons et mauvais jours, qu'ils ne comprennent pas nos tempêtes. Nos inquiétudes sont celles des vieux amants. Il faudrait disparaître ensemble, mais avant vivre l'amour jusqu'à l'usure comme un roc à la mer, n'est pas écrit. Il faudrait à nouveau questionner...
Mais je ne sais plus lire dans les tarots ni dans le marc de café. Les intersignes me parviennent à n'en savoir que faire. Le monde change et me pose des questions sans se soucier. Je deviens cendre. J'arpente la dernière ligne droite.
Hier, j'ai laissé quatre cœurs sur les quais de Lorient. C'était les retrouvailles. La Bretagne me chavire comme à chaque fois. Il devrait être là, le vieux Youenn...Mais il est là, mon vieux, tiens, je te laisse le lire...
Roger Dautais
PELL PELL
Pell,pell a karfen mont
lec'h n'eus trouz na safar
Ul lec'hig sioul e traon ar stêr
e frond ar foenn hag ar vent gouez
pell, pell e karfen mont
da vro ma yaouankiz.
Pell, pelle a karfen mont
dieub ha dibreder
onijal 'vel ur valafenn
e douster avelig an hanv
pell, pell e karfen mont
da vro ma yaouankiz.
Pell, pell e karfen mont
eürus ha disammet
d'en em gavout gant ma zud kozh
e lec'hioù diharz o ene
pell, pell e karfen mont
da vro ma yaouankiz
Youenne Gwernig 1994
Au retour d'un voyage à Lorient, en Bretagne, j'ai décidé de dédier cette nouvelle page du Chemin des Grands Jardins , au poète Breton Youenn Gwernig et à ses descendants. J'y présente une série de travaux sur l'exil ( les 3 premières photos) réalisés la semaine dernière sur la Côte de Nacre, En Normandie.
Roger Dautais
Ton texte est un très bel hommage, mais j'ai surtout été frappée par ton travail sur l'exil. Ces photos me remuent...
RépondreSupprimerUne fois n'est pas coutume, Roger, ce sont tes sentinelles aérolithiques qui m'empoignent l'oeil, et non tes poèmes végétaux,
RépondreSupprimercomme les fantômes des naufragés,
comme un hommage aux boat people...
pourquoi n'ont ils pas de nom dans la langue de notre "terre d'asile"?
comme les silhouettes, rendues par la mer, de toutes ces jeunes âmes au courage désespéré, venues chercher de l'autre côté de la grande bleue, un rêve de vie meilleure...
Merci pour ce poignant message, si bruissant de silencieuse humanité
Très belle évocation de la Bretagne.
RépondreSupprimerMerci de me faire découvrir ce poète, Roger.
J'ai maintenant envie d'en savoir plus, car je cherche l'inspiration autour de la Bretagne.
Ah, ces bretons voyageurs qui partent et reviennent toujours...
J'aurais aimé apprendre le breton. Je me souviens de mes grand-parents le parlant et de les regarder avec fascination. Je connais une chanson en breton que mon grand-père m'avait apprise. Ca me fait plaisir d'y penser.
Encore cette spirale qui me plaît. S'ils ne sentaient pas si mauvais, ces pissenlits, je pourrais m'en faire un collier à la manière des tahitiennes !
Bises et Kenavo !
Ces sentinelles de pierre , debout, dans l'eau sont impressionnantes...et attachantes, avec leurs têtes rondes et leur air d'attendre je ne sais quoi qui viendrait du fin fond de l'horizon...
RépondreSupprimerQuant à ton texte, Roger, il a , au début, des accents rimbaldiens...
J'avais l'impression de relire le "Bateau ivre"...
Bonne journée.
Je suis un peu désespérée d'avoir si peu de mots pour décrire ce que je ressens quand je te lis et quand je suis face à ton travail. Tes exilés sont à la lisière du départ ou de l'arrivée dans le pays de nulle part ... je vais mettre à ton attention sur mon blog "L'effet Colle Cool" un de mes collages à ton attention qui touche un peu ce rivage ...
RépondreSupprimerMAGNIFIQUE! Textes comme images. Je suis historienne de l'art, commissaire et rédactrice en arts visuels et j'ai moi-même une petite pratique, enfin, on s'en fiche un peu, mais j'aime bien te dire que c'est à la fois avec mon feeling et mon background que je te complimente :D
RépondreSupprimeren effet, que de beaute.....des formes, des couleurs......la 1ere oeuvre est en effet touchante.
RépondreSupprimerIt is so beautiful..Words I can not read. So frustrating. yes it is me again complaining because I only can read in English...
RépondreSupprimerYet I can see the beauty even in words I can not understand.
Katelen
sublime petites sentinelles, qui paraissent si fragiles face à l'immensité aqueuse qui leur font face !
RépondreSupprimer*** C'est SUPERBE Roger ! Merci pour tout ce partage généreux ! GROS BISOUS et bon mercredi à toi !:o) ***
RépondreSupprimerTrès beau, bonne journée !
RépondreSupprimerGine,
RépondreSupprimerL'exil est un thème que j'aime aborder et je l'ai souvent fait sous différentes formes. Le land art me permet cela. Merci pour ton commentaire.
Roger
alterdom,
RépondreSupprimerNous sommes beaucoup, désarmés contre ce scandale de la vie moderne. Pour moi, évoquer l'exil avec ces personnages fantomatiques me permet aussi d'en parler, lors de rencontres "in situ" comme cela s'est fait, le jour de l'installation avec un Français et un Anglaise en vacances et qui, intrigués, se sont arrêtés longuement pour parler de ce drame avec moi.
Bonne journée et à bientôt,
Roger
Poetic Artist,
RépondreSupprimerThank's for your comment. My english is basic and i can't answer very well.
Best wishes
Roger
Très beaux, tes reflets et magnifique, cette phrase ô combien vraie !
RépondreSupprimer"La vie était en bascule, constamment jouée, déjouée, rejouée".
On peut l'écrire au présent, constamment, je crois...
Norma
Bonjour, Roger.
RépondreSupprimerJe respire tes mots et, avec tes êtres inventés , je me noie dans la mer.
Merci beaucoup.
En fraternité
Que dire que tu ne saches déjà?
RépondreSupprimerEt d'autres le disent encore mieux que moi.
Alors, je me tais, je lis, je regarde et je me dis que je suis bien heureuse que nos chemins virtuels se soient croisés.
Bises d'Ep'.
Patty,
RépondreSupprimerBienvenue sur Le Chemin des Grands Jardins.Merci de ton "compliment Canadien". En qualité d'historienne de l'art, tu pourras dire que le land art n'est pas mort, contrairement à ce que j'avais entendu dire dans une conférence à l'université, où j'avais été invité à exposer. Cette personne, spécialiste de l'art contemporain traversa mon expo sans jeter un regard. A la fin de sa conférence Je suis allé lui dire : je suis le mort qui expose dans la galerie et je vous salue bien !
Au plaisir de te revoir ici,
Très cordialement
Roger
Flo de Sandai,
RépondreSupprimerMerci de ton commentaire venu du Japon.
Belle journée à toi, Flo.
Roger
Sonia Blanc,
RépondreSupprimerEn effet, elles sont très fragiles et ont été emportées par la marée montante.
Merci de ton commentaire.
Roger
Nancy,
RépondreSupprimerMerci de ton commentaire amical,
Bonne journée,
Roger
Maïté,
RépondreSupprimerMerci et belle journée,
Roger
Norma,
RépondreSupprimerJe suis d'accord avec toi, cette phrase est encore actuelle.
Quant aux reflets, ils m'ont été offert par le soleil, qui, ce jour là, jouait à cache-cache.
Belle journée,
Roger
La Licorne,
RépondreSupprimerCes sentinelles(que j'appelle aussi des guetteurs), je les ai vues disparaître une à une dans la mer, avec l'impression de les voir mourir. Cette scène dura une vingtaine de minutes. Lorsque j'ai quitté le rivage, il restait la plus grande, debout dans les vagues, comme une mémoire survivant à cette disparition du groupe. Très impressionnant.
Je te remercie de ton très beau commentaire.
Amicalement,
Roger.
Artemisia,
RépondreSupprimerEn réalisant cette installation( qui demande beaucoup de temps car les pierres ne sont pas à proximité) j'avais ce sentiment de donner la vie à des clandestins, migrants, épuisés, sans savoir s'ils étaient en partance ou bien, débarquant sur un sol étranger. Le plus pathétique fut le moment ou la mer les abattit, un par un , avant de les recouvrir. Cette scène me renvoyait aux images montrées dans les journaux TV.
Merci pour la page que tu m'as offerte sur ton blog " l'effet colle coll. Cette intention me touche vraiment.
Belle semaine à toi,
Roger
Herbert,
RépondreSupprimerSalut, l'ami, voyageur du grand nord. Content de te voir ici et de te lire.
Belle journée à toi,
Roger
Epamin'
RépondreSupprimerC'est pareil de mon côté, je suis heureux de t'avoir croisée un jour.
Je t'embrasse,
Roger
Les trois images du haut sont d'une terrible puissance. La suite les rejoint bien....et tes mots, ah, tes mots....!
RépondreSupprimeranne des ocreries,
RépondreSupprimerLe thème de l'exil m'a toujours inspiré. Quant aux mots, ce n'est pas de la faute de l'école, ils sont venus sur le tard...
Bonne semaine à toi,
Roger
Que dire ou écrire de plus.... Je reste sans mots... Quelle émotion.....
RépondreSupprimerSous le regard des bolbiguéandais qui à la magie de votre art se sont vu transformés en pierre, j'ai vu vos rêves blancs lentement défiler à l'horizon... Déployant leurs ailes duveteuses, les voilà qui galopent pour prendre appui sur les flots, et le ressac les rejettent sur ce rivage brillant... J'aime à marcher le long de cette grève, et parfois j'en ramasse un pour l'observer plus longuement, car sa simplicité si esthétique emplit mon coeur d'une joie profonde... Vous êtes seul en votre pays, et votre bien-aimée vous regarde, mais vos rêves...
RépondreSupprimerOui, chacun de vos rêves m'atteint.
Le sourire qu'il me procure n'a pas de prix, merci.
Enitram,
RépondreSupprimerL'émotion...c'est déjà beaucoup.
Bonne soirée à toi,
Roger
Tsuki,
RépondreSupprimerC'est trop mais parfois les débordement peuvent nous toucher aussi comme dans ton très beau commentaire. Que dire de cette vie de solitaire sinon qu'elle ressemble à celle chantée par Graeme AlLwright : L'étranger. C'est à peu près ça.
Avec mon amitié,
Roger
Trop ? Non, jamais assez, lorsqu'on parcourt votre oeuvre... Je me sens toujours si petite face à votre imagination (enfin plus petite que d'habitude... Même si je ne suis pas bien grande). Je peine souvent à choisir mes mots pour vous exprimer tout le bien que j'en pense, parce qu'avec de tels billets, il me semble qu'on ne peut bien les honorer qu'en faisait un effort égale au votre pour les commenter.
RépondreSupprimerTsuki,
RépondreSupprimerJe ne suis qu'un homme ordinaire qui essaie de vivre le plus simplement du monde. Je te remercie de ta générosité.
Roger
[révérence, la main sur le coeur]
RépondreSupprimerServiteur.
[se relève, le sourire aux lèvres]
Tout le plaisir est pour moi, vraiment.
me revoilà Roger...nous étions coupés du monde plus de tél, donc plus d'internet presque tout le mois de juillet...merci pour ton/tes messages (qui me font tjrs un immense plaisir!)
RépondreSupprimerEt pour ma part, je me réjouis de pouvoir te lire, te relire, admirer tes nouvelles créations, tes photos que j'adore!
Les 3 premières photos invoquent une promenade familiale ou même un pélerinage....trop beau!
Je t'embrasse bien fort et merci encore de partager tout ça avec nous!
C'est beau, Roger,beau à en chialer.
RépondreSupprimerTsuki,
RépondreSupprimerTu peux me tutoyer, comme ça, le plaisir, il sera pour moi aussi. D'accord ?
Roger
BabyJane,
RépondreSupprimerJe crois bien que le monde, il est aussi celui que tu viens de quitter, sans téléphone, sans internet.
Content de te relire tout de même et de t'apporter quelques instants de rêve avec Le Chemin des Grands Jardins.
Je t'embrasse,
Roger
Thige,
RépondreSupprimerJamais je n'aurai cru recevoir autant de commentaires car ce blog avait démarré doucement à la fin du printemps dernier. Je recevais quelques commentaires et j'en était très fier, me disant que c'était déjà bien comme ça. Et puis le nombre de corespondants à grandi, grandi.
Mais ce qui est le plus frappant, c'est de voir combien cette correspondance multiple et internationale est chargée d'émotions comme la tienne et cela est d'une grand importance pour moi. Je ne me sens pas chargé d'autre chose dans ma pratique artistique que d'apporter un peu d'humanité dans ce monde qui court un peu vite et laisse tant de gens sur le bas côté de la route. L'art reste une médiation vraiment intéressante entre humains. Nous nous devons de ne jamais l'oublier.
Je te remercie Thibault, pour ton commentaire amical.
Roger
Trés cher Roger:):)
RépondreSupprimerPensées chaleureuse pour les exilés :)
A ne pas oublier:)Remercions notre toit,notre pain,notre famille,nos amis et si possible,de rester unis quoi qu'il arrive.
Les pieds firmes sur le sol,la tête levée en direction du ciel...Qu'elle chance!
Et il est bon de venir exilé dans ce monde merveilleux qui est le tien et maintenant le notre a tous..
Les 3 premieres photos sont touchantes,mais Belles.
Amitiés.
Linda Lourenco,
RépondreSupprimerSi tu connais le film portugais O Salto tu connaitras un peu notre histoire. Nous étions une poignée de français, en Bretagne, ayant entrepris d'aider des travailleurs émigres Portugais, sans papiers. Notre action fut longue et compliquée mais le trafic d'hommes cessa et ces ouvriers furent déclarés. Ceci nous valut un voyage inoubliable dans le sud du Portugal, à Albufeira, puis Faro. Nous avions été reçus comme des rois, dans ces familles très pauvres, en remerciement de nos actions. Tu vois que l'exil a commencé à me poser des questions depuis très longtemps. Voila pourquoi aussi, nous aimons les Portugais.
Merci de tes mots si touchants et amicaux.
Amitiés,
Roger
Hélas,tellement d'injustice sur la planete terre
RépondreSupprimerqui est belle et pourrait l'etre encore plus!mais grace a des personnes comme toi et comme Beaucoup,nous trouvons um peu de reconfort et de l'esperance pour demain..pour tous nos jeunes surtout.
j'ai vue des reportages a me couper l'appetit et même vomir..
Un être humain,on le respecte quel que soit son milieu,ses rascines,sa couleur.
Les Portugais aiment beaucoup les français :)C'est vrai.Une riche histoire que Portugal!J'ai etudié um peu pendant un an ici.La guerre des oeillets a duré 40 ans!
Le pays a encore du mal a être au même nivau que les pays voisins.
Les portugais sont tolérents,se taisent,acceptent.Mas ici tu peux te perdre sur le chemin,ils te raccompanherons saint et sauf chez toi,Meme si le detour est long..
Um grand merci chaleureux a toi et a tous ceux qui aident Les exilés, partout dans le monde.
Je t'embrasse :)
................ mais c'est vrai, qu'ils sont profonds les mots du vent et qu'il est rude et tendre d'user l'amour toujours...
RépondreSupprimergrand bien pour toi
Patrick Lucas
Patrick Lucas
RépondreSupprimerBienvenue sur Le Chemin des Grands Jardins et merci pour tes mots de sympathie.
Roger
Linda Lourenco,
RépondreSupprimerIl me semblait devoir ajouter ces lignes dans mon précédent commentaire et je vous que tu les as parfaitement comprises.
Avec mon amitié.
Roger
De superbes nuances, des oeuvres élégantes, et des textes de qualité. Il est toujours aussi doux de se promener chez vous. En voyant une nouvelle fois votre Etoile de David, j'ai fait le rapprochement avec l'artiste juif, peignant un peu à la manière de Chagall, dont j'ai présenté quelques oeuvres hier dans mon espace...
RépondreSupprimerJe vous souhaite une délicieuse journée créative.
Bonjour Roger,
RépondreSupprimerCrois tu donc que les enfants et petites enfants du poète le portent en eux et qu'ils honorent leur ancêtre mais pas seulement, qu'ils sont un peu lui ? Personnellement je le crois. Le talent n'est pas forcément héréditaire mais la sensibilité peut venir de famille.
J'aime bien la série fragile sur l'exil ; la nature sait faire d'éphémères et belles cheminées de fée et c'est à elles que ces pélerins me font penser.
(Si tu désires voir un peu d'un hameau flottant de Sausalito, je viens de faire deux messages sur mon blog "Cergipontin")
http://cergipontin.blogspot.com/search/label/Sausalito
Cergie Lucie Marguerite
Araucaria,
RépondreSupprimerMerci de ton commentaire amical et de m'avoir fait connaitre ce grand peintre Alex Meilichson.
Bon week-end en création,
Roger
superbe,comme d habitude il faut le dire...
RépondreSupprimerbon w end ;O)
Cergie?
RépondreSupprimerPour te répondre franchement, je sais au moins que la fille de Youenn est une artiste, puisqu'elle chante. En cela, elle prolonge l'œuvre de son père. Que dire de la place de l'artiste dans une famille sinon que cela va de la fierté du groupe au rejet pur et simple pour modèle non conforme. Nul n'est parfait.
Je suis allé sur ton blog, voir les house boats de Sausalito et écouter Otis Redding, autant dire, retrouver ma jeunesse.
Merci de ton très beau commentaire
Bonne soirée,
Roger
Nefertiti,
RépondreSupprimerJe te remercie pour ton amical passage sur Le Chemin des Grands Jardins,
Roger
Pour s'adonner à cet art: avoir du temps ou prendre le temps?
RépondreSupprimerMERCI pour tes précieuses réalisations...
Además de las maravillosas composiciones, un texto precioso...
RépondreSupprimerUn abrazo
Mima,
RépondreSupprimerDu temps, tout le monde en a. Après, ce que l'on décide d'en faire est une question de liberté et de choix. Je ne suis pas posé la question de savoir si c'était bien de consacrer une très grande partie de mon temps à la pratique du land art. Cela s'est imposé et dure depuis plus de onze années. Pour certains experts, cela ne représente rien. S'il fallait demander le droit de vivre à ces gens là, beaucoup d'entre nous seraient déjà morts.
Merci de ton commentaire.
Roger
Joy,
RépondreSupprimerBienvenue sur Le Chemin des Grands Jardins et merci de ton commentaire sympa.
A bientôt,
Roger
Je te remercie pour l'intérêt porté au blog de mon jardin http://jardin-adiante.blogspot.com et suis touché qu'un si grand artiste s'y attarde.
RépondreSupprimerJ'ai visité ton blog, les mots sont trop faibles pour décrire la profondeur de tes créations, le message de tes compositions, belles comme la vie et pourtant si fragiles, comme elle finalement...
Ton activité professionnelle en dit long sur l'amour de ton prochain, ton humanité ... J'apprendrai beaucoup en devenant membre de ton blog.
Excellente continuation.
Roger bonjour je reviens de Douarnenez et suis passée ce jour près de Lorient, si je n'ai pas vu tes coeurs sur les quais... c'est d'une seule traite que j'ai lu ton texte Roger! Finalement ton blog c'est comme un cairn que tu serais en train de bâtir là sur la mer, jour après jour tu nous réponds avec la même présence, nos regards se croisent à l'horizon et nous sommes de plus en plus nombreux à te voir ...
RépondreSupprimerAdiante,
RépondreSupprimerLa grandeur est un mot. Je vais te dire ce que j'en pense, personnellement. Lorsque je suis assis à la table de mes quatre patients Alzheimer, dans mon atelier d'art thérapie, je mesure ma grandeur à l'aulne de leur naufrage. Je ne suis ni plus grand ni plus petit qu'eux et la grandeur elle est dans le partage, l'échange, l'humanité qui en ressort. Cela est important. le reste n'est que vanité et tu sais bien qu'un artiste développe souvent un ego sur-dimensionné. Il convient de le ramener à sa juste valeur. Lorsque je visite les blogs, sur le Web, je ne suis pas à la recherche du "grand artiste" même si j'en croise , mais de l'émotion ressentie envers telle création ou telle œuvre. Ainsi, poussant la porte du Jardin d'Adiante, je suis tombé sur cette photo d'hortensias qui m'a fait voyager dans le passé. Pourquoi ? Je ne sais pas et je ne cherche pas à analyser chaque coup de cœur. Certains sont à l'affût du nouveau, du sensationnel, du bizarre, du buzz.Si c'est là qu'ils trouvent leur plaisir, pourquoi pas. Je fonctionne autrement. Je suis sûr que la pratique du land art continue à m'ouvrir les yeux sur la vie, sur la mienne aussi qui défile, et j'aime de plus en plus la Nature. Pour les gens, je trie. Je suis plus enclin à donner du temps à ceux qui n'ont rien qu'à ceux qui ont tout.
Voila, une petite réponse pour t'expliquer comment chez toi, je m'étais senti bien.
Au plaisir de te revoir, Adiante,
Roger
Brigitte Maillard,
RépondreSupprimerMes quatre cœurs battent sous un seul toit, non loin de Lorient, puisque ce sont nos deux enfants et petits enfants qui nous ont accueilli pour les fêtes Celtique de Lorient, pour notre plus grand plaisir.
Quand à la suite, c'est certain, je ne m'attendais pas à cela en ouvrant un blog puis un dialogue s'est installé avec vous tous, qui s'est aussi ouvert à l'étranger. Une expression artistique se partage puis rassemble et dans ce courant, en effet on peut élever un cairn à la gloire de l'amitié.
Je serai à ton écoute sur radio Alligre, demain à 11 heures pour découvrir ton nouvel invité que je salue à nouveau.
Bonne semaine et belle émission
Bien amicalement,
Roger
Roger, mi hanno emozionato quegli omini in attesa sul lungomare: sono piccoli, ma tenaci; davanti al mare sembrano indifesi, ma hanno fiducia nel mare... vorrei avere la loro semplice fede nella giustezza della vita. Grazie per le emozioni che mi dai!
RépondreSupprimerChristina Dalla Valentina,
RépondreSupprimerPar le biais de la traduction automatique( dont je me méfie un peu) je crois saisir le sens de ton commentaire et je t'en remercie, vivement.
à bientôt,
Roger
Je viens te dire bonsoir ns sommes à Concarneau tout se passe bien
RépondreSupprimerbye
Fantastic!!
RépondreSupprimerFrance,
RépondreSupprimerEn Bretagne, tes vacances ne peuvent que se passer bien. Bonjour à tous les deux.
Bises à toi et à Flo.
Roger
doro,
RépondreSupprimerJe suis toujours content de recevoir ta visite depuis la Pologne.Merci de tes encouragements.
Roger
Bonjour Roger,
RépondreSupprimerTes belles silhouettes scrutant l'horizon me font surtout penser à ceux qui restent, je trouve leur sort douloureux par l'attente et le vide, ceux qui partent(pour des raisons souvent difficiles), ont l'espoir et le rêve même si souvent déçus ils ont la force de ceux qui osent. Lorsqu'on a son monde en soi et que ce monde est ouvert et curieux l'exil n'est pas une fatalité, on est partout un peu chez soi.
Maïllikï,
RépondreSupprimerCe que tu dis est très juste. Je te remercie de ce beau commentaire.
Amitiés.
Roger
Juste beau et magique comme un jardin naturel...
RépondreSupprimerAcouphène,
RépondreSupprimerMerci pour tes mots d'encouragement,
Roger