aux coureurs de grèves
Je m'étonne des vagues, si petites, du vent présent, ici, qui disperse ou rassemble la colonie de mouettes en partance. Je m'étonne du goût du sel sur mes lèvres gercées par le froid, de mes doigts rougis, engourdis. Je m'étonne de ces pierres si nombreuses, impossibles à compter. Je m'étonne de cette idée de cueillir des pierres comme des fruits. Je m'étonne de les assembler, aujourd'hui et de les empiler comme des petites pagodes reprenant des gestes mille fois répétés. Je m'étonne de mes pas, de leur trace dans la grève. Je m'étonne du soleil rouge basculant derrière la dune, annonçant une nuit encore plus froide.
Je m'étonne et pourtant, je suis bien en vie.
Alors, pourquoi ne pas continuer à s'étonner du monde.
Roger Dautais
Land art : Petits travaux de plage Côte de Nacre.Normandie 2 février 2010
Les textes et photos land art ne sont pas libres de droit.
Renseignements : roger.dautais@numericable.fr
Vivre étonné le nez en l'air. Car rien n'est pareil et d'un instant à l'autre j'en suis changé(e).
RépondreSupprimerc'est bien pour cela que tu es vivant.
RépondreSupprimercar s'étonner c'est le contraire d'être placide, d'être blasé, de ne rien voir,
le mouvement, c'est la vie...
le mouvement de notre corps bien sûr!!!
peut-être que l'étonnement c'est ce qui fait bouger notre cerveau et l'empèche de trop se ratatiner.
Belle lumière sur un chapeau de fée... belle lumière qui met en lumière un très beau texte!
RépondreSupprimerheureux celui qui s'étonne de tout et de rien...c'est qu'il se sent vivant!
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