


à ma fille
au cœur de ma nuit
La nuit
se lave
le jour se lève et toi
tu rêves,
la Mer veille.
Tes petits doigts,
le sable fin
nos pas de chants.
Enfin,
voilà maman
Nos hivers
les terres brûlées de gel,
au printemps seront
jaunes jonquilles
entre tes mains
d'enfants. Tes yeux
me demandaient
Papa,
la goélette.
Je te disais : là.
Un rideau
des chênes,
une brume épaisse
la cachaient
à tes yeux.
"Papa",
tu disais
"Elle est là.
Oui, ma fille
pour toujours".
"Papa,
tu vas mourir,
oui,
enfin...je vais essayer,
et toi ma fille... Aussi".
Ainsi l'amour allait.
"Tu vas essayer
Non, enfin
je vais
essayer de vivre".
Les jonquilles ont passé
la goélette, aussi
Pour le reste,
la vie s'en charge
elle est là.
Moïse Clément
à Jérôme...
à notre amitié...à sa culture... à son humour salutaire
Quoique l'on fasse vous avez toujours les "ruineurs de bonheur" les "ayant tout" les ayant droit à tout" qui vous poussent sur le bas côté et passent en carrosse suivi d'une horde de courtisans affamés de miettes de gloire et d'honneur. Une chemise imbibée de sueur , la fragrance de l'odeur d'aisselles de leur roi suffit à leur bonheur. Ainsi transfusés, imbus de leur réussite, ils agenouillent le monde afin que l'avènement de leur petite personne puisse devenir réalité. Aucun charter ne leur résiste puisqu'il faut plaire au roi, au bon peuple, au nom du peuple qui, parait-il, l'applaudit.
Un poème est bien peu de chose par rapport à la violence d'un état qui renvoie des Afghans sans papiers dans leur propre pays, se faire sans doute tuer. C'est la peine de mort à distance, l'echafaud télécommandé. Et vous voyez, les beaux, les parfumés de l'assemblée, avec la raie bien à droite qui applaudissent, histoire de passer à la TV et montrer à leur poulette qu'elle a eu raison de se taper un vieux crouton.
Le monde est beau. Pourquoi ne pas l'écrire. Le risque est bien maigre puisque maintenant, vous avez des observateurs de blog pour rapporter le moindre écart à qui de droit. Il n'y a pas de faute à dire ce que l'on pense en démocratie, c'est le contraire qui en est une.
Se faire un nom sur un tel drame est proprement scandaleux, s'en vanter...alors là, maintenant, qui ne le fait pas est has been. Et puis les petits pecnots que nous sommes, à leurs yeux, qui ne savent même pas que l'intelligence est dans le costume, la pochette aboudante et le parfum onéreux, ne demandent rien d'autre que de voter pour ces gens là. N'est-ce pas ce que nous faisons depuis trop longtemps. Enfin, quand je dis nous...
Tout ça pour dire que pratiquer le land art ou écrire des poèmes, c'est pour eux, la même chose, ça ne sert à rien...Ils s'en tapent. Ce qui compte, c'est préparer un avenir sain, des banques saines, une politique saine, une armée saine, un religion saine, une école saine, une flotte de charters saine. Tiens..." Charter"..."Saine"... ça sonne faux ...comme certains discours.
Avant même que l'hiver ne soit là, j'ai pensé au printemps prochain. Hier, je suis allé planter des bulbes de Jonquilles, en Bretagne. Il faisait beau, grand soleil. Nous avons retrouvé la pluie en Normandie. Le contraire de la météo de TF1.
Décidément, à la Télé, ils ne nous annoncent que des catastrophes et les bonnes nouvelles ils les camouflent. Comme me le faisait remarquer mon beau frère, haut fonctionnaire : t'as vu Luc, comme il est bien habillé. Je lui ai répondu :" forcément,c'est pas lui qui prend l'avion pour Kaboul".
Il n'a même pas ri. Ils ne sont pas drôles dans les ministères et mon beau-frère, il devient, pareil que l'autre. Il a déjà acheté les mêmes cravates.
En fait, le vrai bonheur est de se passer de ces ruineurs de bonheur
Jean Prinsse d'Eû Outroy
toujours aussi profond, mon ami
RépondreSupprimertoujours aussi déchiré
tes cris scandent le jour
le jour parle à la nuit
ils s'avouent leurs peines, se peignent de chagrin mais restent insuffisants pour acclamer tes vérités!
aussi loin ,je commente