La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

lundi 26 octobre 2009





à celle que j'aime
à son regard bleu qui me chavire



Elle est
venue
l'insolente
pluie d'Afrique chaude
laver mon corps blessé
enlever
tout ce sang.

Jamais
je n'aurai
cru
sa bouche
si délurée.
J'ai crié au ciel
d'arrêter
le supplice

Mais
elle insatisfaite
dévorait
un délice.

La hampe céda
Une petite rivière blanche
se mêla au sang
du delta
métissant
l'amour à mort.







Par terre
gisait
ton corps
méridienne brisée

Fenêtre
ouverte
je t'ai rejoint
d'en haut

Dernier vol
vers l'inconnue.






Rejoindre quoi
Une méduse
un scorpion
un serpent,
un rêve...

Non,
l'amour est ici.
Demain
nos vieilles bouches
usées de baisers
se cèleront, une dernière fois
dans le noir désir d'amants
vieux.





Pierres
de
lune
croissants
orientaux
vagues
de plaisir
au pied
des grottes
humides...

Ici,
femme
tu
résides
ici
ton corps
exulte
et la
nuit
m'escorte
jusqu'au
doute.
Demain, je tenterai le diable.

Moïse Clément.





Je ne change pas de nom pour me cacher, c'est le contraire.
A ceux qui croient comprendre ce que je ne comprends pas. La finitude ne demande pas à être comprise, elle s'accomplit;
Le noir est sorti, ce soir...est-ce vraiment si grave ...



Aux gazelles...

C'est trop tard pour aimer moins. trop tard ou trop tôt, j'ai choisi l'exil comme terre d'accueil. Il m'arrive d'être déçu, tout le temps et de me dire que moi aussi , je dois être décevant. Dans les interstices de l'amitié, je me glisse et veut pousser comme la mauvaise herbe entre les pavés de l'enfer.
Vos langues étrangères me torturent. je ne suis ni bi-lingue ni tri-lingue. Je suis sensible à la musique de ton corps, à la faiblesse de ton regard qui ramasse le miens. Je voudrais saigner l'éternité, larguer ma peine d'un tranchant terminal et ne plus avoir d'horizon qu'un tourbillon de solitude, un vague hoquet, un trou noir.
Voilà ce que je voudrais pour arrêter le manège,couler ma barque, abatte le Temple, ne plus souffrir.
Tu vois, ma superbe, je ne suis rien qu'une poignée d' herbes folles, une ombre, un grain de sable. J'ai fini mon parcours, ne veux ni rencontres ni conclusion, simplement le zéro éternel, celui qui ne dure qu'un instant.
Ma désespérance se heurte à ta porte qui se ferme.
Écrire est pire que tout et tu le sais.
Je suis, bédouin égaré, priant sous la voute, je suis l'acte final, le cri, l'onction, le blasphème, je suis tout sauf ce que tu ne veux pas : un homme libre.
Laisse moi m'égarer et rêver, laisse moi oublier les coups, les cris déments, les fers, les crachats, je n'ai besoin que de moi pour souffrir.
Aucun de mes souvenirs est factice. Tu ne sais rien de moi et tu prétends m'écarter de ta maison. Le monde est cruel, je le sais. Je ne veux plus du monde, juste voir la bougie s'éteindre et moi, aussi. Mourir sera délivrance, aussi, alors, ne pousse pas. Le destin ne peut que s'accomplir. J'ai mal à mon enfance, elle saigne pour toujours. Je ne voudrais plus cette tentation du noir. Pour eux, ce n'est jamais grave, jamais qu'un trou de plus à creuser. Alors ils poussent et puis ils oublient dans leur confort. La vie, fragile comme une plume auvent, la vie,ce miroir brisé quand elle s'achève. La vie, si belle pourtant, parfois piétinée. Voyez le résultat. Ce n'est pas mieux au nord qu'au sud.
Aimez moi comme je vous aime.


Moïse Clément

2 commentaires:

  1. Je peine à suivre tellemnt que le rêve dépasse l'imaginaire!

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  2. Bonjour les photos sont superbes oui oui j'adore

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.