La vie, comme elle va

"S'il suffisait de lire comme dans une bulle de cristal, alors, ce serait, facile.Mais il faut vite déchanter, prendre la route, sac au dos et marcher, toujours marcher pour oublier ce que l'on a déjà fait, ce que l'on va faire. Il faut attendre que la nature nous prenne et nous ouvre sa voie. C'est une progression incessante, pour de si petites choses".
Roger Dautais . Septembre 2009

Un voyage étonnant au cœur du land Art

jeudi 14 février 2019

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Aux passantes insomniaques et souffrantes.

cet extrait de journaux Indiens d'Allen Ginsberg

Livre acheté pour moi, par mon amie Maria Elena de Uloa Flozé, l'Obsidienne des Marges, à la librairie des hommes célèbres. Nous parcourions alors,Paris, la nuit, à pied, à la recherche d'un bonheur perdu.

20 mars 1963
Marchant le soir sur la route d'asphalte
du campus à côté de l'Assistant allemand à lunettes
W.C. William est mort, dit-il,avec un accent
sous les arbres à Bénarès; Je m'arrêtais et demandai William est mort ? Enthousiaste et et yeux grands ouverts sous la Grande Ourse. Debout sur le perron du bungalow de l'annexe de la Maison Internationale
insectes bourdonnants autour de l'ampoule électrique
en train de lire la rubrique nécrologique dans Times.
" dehors, parmi les moineaux derrière les volets"
William est dans la Grande Ourse. Il n'est pas mort
puisque de nombreuses pages de mots combinés vibrent de ses intonations la bouche des humbles gosses, devenant subtil, même au Bengale.
Allen Ginsberg

Un certain nombre de mes amis,sont morts jeunes pour avoir approché les paradis artificiels. J'ai eu la chance d'échapper à cette mort affreuse. Je ne les juge pas. Ils ont aussi rejoint les étoiles, Orion,Alpha de Cephaé, les pléiades, la Grande Ourse, si près de moi. Un seul regard suffit à les rejoindre, avant d'y habiter très bientôt.
Si les hommes passaient moins de temps à juger, et je le fais aussi, consacrant plus de temps à aimer, le monde irait beaucoup mieux.
Belle fin de nuit.
Roger
Pour Ariane Callot



Aux passantes, mes nuits d'insomnie.

à Marie-Claude, femme aimée.

Si je dessine depuis 60 ans, dans la plus absolue indifférence, croyez-vous que ce soit par pure imbécillité, ou bien pour cultiver ce don de gratuité, reçu de mon père, +...
sous ses coups ?


à Maria Elena de Uloa Flozé

Je n'ai plus l'âge de parcourir les rues de St Germain des Prés, aux bras de l'Obsidienne des Marges, géniale chanteuse de samba, junkie brésilienne qui me fit connaître GInsberg, et ses journaux Indiens en 1980. ni celui de me perdre en Ganja. Quoique, croisée, il y a très peu de temps.
Je n'ai plus l'âge de l'Ivresse puisque la dernière remonte déjà à quelques jours.
Une erreur,sans doute.
Je n'ai plus l'âge d'espérer l'amour, mais l'Amour me possède. Je n'ai plus l'âge de quitter mon aimée qui chemine à mes côtés depuis 1967, et pourtant, je ne suis qu'un homme.

Pour Marjolaine,

Je n'ai plus l'âge de vivre en silence et pourtant je l’honore, encore, hier,de mes collages, dans la cabane des Silences en Ria, au Bono.

Je n'ai plus l'âge de vivre et de souffrir chaque jour du dos, quand un chirurgien m'opéra de la colonne vertébrale, me donnait 4 jours pour me remettre, et que,16 mois après, ce n'est toujours pas le cas.


Je n'ai plus l'âge de lancer des projets artistiques et pourtant,en Avril 2019, ce sera fait sur quelques îles du Golfe du Morbihan;

à Thérèse...+

Je n'ai plus l'âge de parler d'art Thérapie avec mon film LA MEMOIRE AMNESIQUE et pourtant, je vais le présenter en Bretagne,dans quelques semaines.
Si l'on ne m'avait ouvert les yeux, que serais-je sinon, un petit vermisseau rampant. Alors, mes nuits de souffrance, je les consacre à la lecture, à la musique, à la méditation, au dessin, au land art et tout en vrac.

à Sophie

Vos jugements ne m’atteignent pas.
Je suis ailleurs.
Je suis étranger,
mais je vous aime, passantes, en Ria, lorsque vous m'y rejoignez.

Roger Dautais
Digressions nocturnes
Nuit du 14 au 15 février 2019

Je pourrai dédicacer ce dessin au chirurgien, le Docteur Missoury qui m'a
sauvé du fauteuil roulant et offert ces nuits d'insomnie, probablement pour que je retrouve cette passion d'illustrateur que je fus, il y a de nombreuses années. Ce dessin est très récent et post-opératoire.
Roger Dautais

Cette légende , ci-dessus, accompagne un dessin différent posté aujourd'hui sur GOOGLE +
Je devance ceux qui me disent à côté de mes pompes, chaque jour, pour expliquer, que ce dessin, est aussi de moi et post-opératoire. Il a aussi sa place ici, puisque j'en ai décidé ainsi. Il est dédicacé à une femme , que je considère,en tout respect, comme une belle personne, une belle âme., Ariane Callot. Elle anime un blog remarquable sous le pseudo d'ARIAGA.


mercredi 13 février 2019

Sérénité  :  à Kami Kueno
En forme de missive, à mon ami Kueno, pour la sortir des brumes Bretonnes, et l'accompagner jusqu'au prochain Printemps Japonais.


Merci, mon ami Kami. ¨Devenir sujet de méditation, à cause d'une œuvre, serait, sans un sentiment égotique presque recherché,, une suprême vanité.
Et pourtant, c'est aussi la preuve que ma création m’échapperait, deviendrait l'essence, le subtil, l’innommable.
Des mots, passant, encore une fois, devant nos yeux, pour trahir, tout simplement, l'amour. Eh bien, j'en tire une fierté fraternelle.
Oui, nous pratiquons un art pour être vu, regardé, aimé. Qu'est-ce en cela condamnable, puisque nous aimons, en tant qu'artiste, avant, de l'être, en retour?
C'est dans cette vibration cosmique, qui rassemble les êtres que je veux me situer. J'abandonne volontiers mes œuvres à l'entropie, mais pas l'art d'aimer la vie.
Au fur et à mesure, que ma vie décompte mon temps, je deviens
plus " précieux". Chacun de nous est un morceau d'étoile, tombé du ciel pour faire partie de la symphonie pastorale. Chacun de nous en sait la brièveté. Chacun de nous appelle ce court moment, la vie.
Les ignorants courent à leur perte, un bandeau noir sur les yeux.
Il nous appartient de faire ce que l'on veut de ce cadeau et pour ma part, après une vie très difficile, un temps long, consacré à l'art, et à l'Amour des autres. Mes affects en témoignent.
J'aime le brut, le râpeux, le débarqué, le largué, , parce qu'avec, la part d'espoir est plus grande de le modifier, le bonifier, le remettre en selle. Tu comprends, maintenant, pourquoi le land art ?
C'est une solitude jusqu'à l'infini qui me donne ce détachement et,depuis une rencontre humaine, vibrante, une foi qui se réveille, chez moi, l'agnostique.
Je n'ai pas les bras assez grands pour aimer tout le monde. Je me tourne d'abord et toujours, j'aime à l'écrire, vers ceux qui n'ont pas, ou peu, moins encore, un souffle de vie comme trésor.
C'est dire si le sentiment de propriété, du cupidité, de l'avarice, m'anime si peu.
Le land art "est " de cette famille des gens de peu, si marginalisés, si oubliés. Voilà donc ma place, mon essence, mon âme, constitués, assemblées ici, dans cette vibration artistique et publique. A partir du moment où vous aimez ce que je fais, vous faites partie de gens de peu, et ma vie vous appartient.
Suis-je clair, mon cher Kami? Dans ton Japon, Pays du Soleil Levant, que j'admire, pour de multiples raisons, moi, vivant en cette vieille Europe, secouée par des relents de fascisme qui coupe les arbres de la mémoire Juive assassinée. Nous terminons tous les deux, notre vie.
Ce qui nous rassemble, c'est probablement cet esprit supérieur, ce sursaut, cette conscience du monde qui bat en nous : l’homme est avant tout fait pour aimer, bien avant de faire la guerre.
Tes compliments flattent mon ego, me vont, bien, très bien, même. Nous avons, l'instant d'une réflexion,rapproché deux culture et en cela, fait vibrer l'univers, à l'unisson.
Le mode a besoin de ce chant là.
Je t'embrasse fraternellement.
Roger Dautais

P.S.
J'ai quitté l'école très tôt,
ne sachant rien,si ce n'est le chemin de l'école buissonnière. Sans diplômes, j'ai parcouru le monde de la vie.
Très vite, je me suis engagé, au service de causes, miennes, humaines.
Ce que je suis devenu,par le land art, reconnu au-delà des frontières, je le dois aux autres, à l'amour, un peu à mon travail personnel.
Il y a 18 mois, j'étais donné pour mort. Après une très grosse opération du rachis..
Je me suis battu, et me bats encore, pour tenir debout avec cette colonne vertébrale, pleine de vis et de plaques.
Dans moins de trois mois, avec deux amies land artistes professionnelles, je réaliserai deux très beaux projets,dont un land art sur les Iles du Golfe du Morbihan. Il y aura du monde et du bruit dans les médias. Plus que maintenant, sur cette page, car la table sera garnie.
Qu'importe.
à chacun ses vanités, aux artistes, bien naturellement, aux flatteurs ,de tout poil, aussi.
Ceci n'est pas très grave mon cher Kami, l'important serait plutôt qu'aujourd'hui, tout le monde mange à sa faim. Tu le penses aussi ?
Très bien.
Lorsque tu admires le Printemps Japonais,avec ces milliers de cerisiers en fleurs, ton âme de poète chavire devant tant de beauté.
Et pourtant, au cœur de cette beauté, la mort. La mort de milliers de fleurs à tes pieds, que tu foules, comme un tapis , cadeau des dieux.
Nous viendrait-il,alors à l'idée, que, foulant la terre de nos ancêtres, devenue poussière du chemin, nous n'utilisions leurs mémoires assemblées,que pour partir en guerre ?
Non ,bien sûr.
Au prochain printemps, lorsque tes yeux regarderont ce spectacle des cerisiers en fleurs, je serai dans tes yeux, mon cher Kami.
Et moi, mon cher amis, je déterrerai le Jade en Kerleano, pour signifier que la paix revenue, ce sera l'Amour triomphant qui guidera ma vie. Un un geste chamanique ne s'explique pas, il se vit.

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com

Photo : création land art de Roger dautais

" Sérénité " pour Kami Kueno

Un jour de bonheur paisible en Normandie




Me permets-tu, frérot, ce choix de l'un de tes poèmes, , au cœur de la nuit, pour elle ?
Merci, mon Guy.





LE SOUFFLE AVIDE



Ici levée la déchirure qui couvre ton nom

Les morceaux de glaise de ton ventre
Qui couraient jusqu'au fond de la terre
S'affermir d'un nœud de feu

... Retrouver la grande patience de la parole
L'ivresse de la pierre.

Guy Allix*

* Pour Mieux connaître mon frérot :

http://guyallixpoesie.canalblog.com/pages/poemes-de-guy-
Tapis de  prières  :  pour elle,seulement. 



"Yuko vénérait l'art du haïku, la neige et le chiffre 7".
Maxence Fermine.
Neige

Pour elle, seulement.
Petit matin brumeux. Spleen en tête, je pars marcher pour retrouver la sérénité. Un quiproquo ridicule m'éloigne de l'âme aimée. Les mots sont des pièges et mon ignorance me fait encore me tromper. Des passantes se sont mises entre elle et moi, qui ne voulaient que passer et rien d'autre.
La mélancolie me fut donnée au berceau. Triste cadeau que j'assume.
Après deux heures de route dans la campagne normande, j'entre dans un petit parc charmant;, jouxtant une rivière chantante. Manqueraient, des fées.
C'est la fin de l'été.
J'aimerais, en ces lieux, créer à genoux pour me réconcilier avec la nature. Ce sera un tapis de prières, brodé avec amour.
Il se fait que de divines couleurs me passent entre les doigts. C'est si beau. Je pleure.
Je pleure d'elle, absente. Ai-je le droit?
Demain sera un autre jour.
Roger Dautais
Notes de land art pour la Route 77

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com/

" Tapis de prière " pour elle dont le chiffre est 7.
Campagne Normande, vers Caen -2002


./ J'ai connu ces moments où les heures s'allongent
Autant que les secondes, gorgées d'éternité...
Qu'on espère finis, qui viennent nous hanter...
Ces moments qui font dire : "Le temps est de passage ".../

Hélène Naudon
Cécile Gaillard

Anamorphoses
Mises en maux.

lundi 11 février 2019

Pierres et spirale  :  pour Sophie (Pastelle)


Âmes jumelles

Sans regrets, la pente inexorable,
m'emporte vers le tas de cendres...

Bientôt, je deviendrai un chêne,
pour accueillir le Jade.

Roger Dautais


Vison Celtaoïste,
à Paul Quéré l'initié.

Je vis dans un tourbillon d'êtres humains, d'oiseaux, d'animaux sauvages, d'insectes qui jour et nuit, peuplent les éléments et m'interpellent.
Comment traduire une telle pulsation de vie, quand elle met en branle, mon tambour du monde,
Cette énergie folle me capture, m'emporte, me fait voyager.
Et si la route me tend les bras, il me serait bien impossible de dire où j'irai demain, tant ma vie de land artiste s'inscrit dans l'aléatoire.
Sans doute un pas de plus dans l'entropie. Mais qui entend encore ce mot, dans ce monde consumériste ?
La création d'une spirale tient du voyage initiatique, de la transe Soufi, de l’interpellation chamanique.
Nul ne peut espérer sauver le passeur que je suis, pris dans ces contradictions de contorsionniste, si ce n'est l'amour
Mais je ne le partage qu'avec mon Âme jumelle, à son juste niveau. Passantes, passez, je suis pris.
Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com/

Pierres et spirale " pour Sophie ( Pastelle )
Port de Ouistreham - Normandie - 2003

dimanche 10 février 2019

Le troisième  œil
 "au soleil, à la terre, à l'Océan et aux Vents du Golfe.




Dadi Janki

 

3 ème O

La beauté de la nature est une consolation de la vue d'un monde affairé qui l'oublie. Je rêve d'une éternité tranquille et recherche cette sensation pour atteindre un état que les mots ne peuvent restituer. Fumer, s'en rapprocherait
La perte définitive de chaque instant vécu, basculant dans le passé, me fait vivre ce huit clos irrationnel entre deux levers de soleil.
Le rappel d'être soi, pendant les nuits d’assommoir, n'être rien que soi devient une gageure.
Une mélancolie d'exilé m'avait collé à la peau pendant trente ans. Combien de fois suis-je allé à la mer, fondre mon regard dans les vagues en rêvant de trouver l'âme jumelle.
Petite sœur, je te le dis, aucune âme ne se présentera à toi, dans ces conditions. Il te faudra surmonter lentement cette reconstruction essentielle, qui tarde tant.
C'est ici que j'interviens, car , par la puissance de l'amour fraternel, tu trouveras la force de trouver cet homme dont le regard rivé dans les vagues de l'Océan, te tend les bras.

Roger Dautais

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot. com/

Photo : création land art de Roger Dautais
" Le troisième œil " "au soleil, à la terre, à l'Océan et aux vents du Golfe.

*


Alignements du Grand Menec
- Carnac.


Quand le soir
se fait furtif

La clarté pure de la pierre
s'allume.
Marie-Josée Christien

Un monde de pierres
Blanc Silex Editions

vendredi 25 janvier 2019

"ALLIANCE " pour Fanny, ma fille
 
Anamorphe d'un portrait utopique.

Plein été. Je dois rejoindre le centre de la terre. Quitter le ciel, travailler avec la ligne d'horizon, collée au ciel. Je rejoins une immense carrière à ciel ouvert où je recherche, le choc, l’émotion de la chaleur d'un ventre qui bat au rythme des pulsions solaires. Seront vécues, des craquelures de peau. les cicatrices profondes, les algies La terre souffre au point que, d' enterrer les morts devient impossible. Trop sec.
Mes amis corbeaux, quittent leurs rites funéraires pour rechercher de l'eau. Muets dans le ciel. Muets sur terre.
Silence.
Silences diversifiés qui m'atteignent.
La piste est raide qui mène aux barbelés d'enceinte à franchir, en rampant.
Dans une telle aspérité de ressenti, la blondeur douce d'un champ de lin, attire. Une sorte d'attraction partagée. Pas la gravité qui te colle les semelles au sol, non, l'autre, l'horizontale. Palpitation des foules, suavité de la lumière sur les crêtes, lumière Divine caressant la tête des lins.
L'anamorphose de la situation, se fait à l'envers et la vision transposée des formes à naître, m' est donnée.

" Je suis Bon, je suis Complétude, je suis Harmonie, je suis Amour, je suis Origine " ( M.Grian).

Transmettre aux éclairés, est une évidence. Passeur. Vecteur.

Je me mets à genoux devant le champ jaune.Humilité, par rapport à la Terre-Mère Je sépare deux brassées de tiges et les noue en fabriquant une arche. La beauté est là, la joie aussi.

Petit bonheur de milieu d'été qui ouvre la voie, en pleine conscience.

Le travail suivant consiste à travailler la profondeur de l'arche et faire un rappel des têtes, gerbe couchée perpendiculaire ment à la taille. Tout est dit.

Remercier ciel le ciel,d'être présent, malgré la sècheresse.

Je dois repartir, vite. Oublier.

Devant les barbelés, me viennent des images de mes parents, fuyant le fascisme.

Me voici dans l'interdit. Face au ventre qui bat et m'attire, la tentation du saut dans le vide. Terminer dans les pierres. nous sommes en 2006;
Roger Dautais
Notes de Land Art pour la Route 77

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot. com/
" Alliance " à Fanny, ma fille
Colombelle - Nord de Caen - Normandie - 2006


*
Noun Finale.

Le devoir à la maison
est de rester chez vous
dans votre cœur.
Mooji
 
 
 
***
 
 
 
 
En introduction aux quelques commentaires qui  m'arrivent, très gratifiant et que je remercie,  je veux  précise  un  point. Une maladie,  pour le  moment, non maîtrisée,  m'éloigne depuis 15 mois du land art. Ce que je  présente ,  est  une reprise de compositions réalisées dans mes 21 ans de land art. Et cela agace certains. Je leur réponds que mieux vaut  un beau commentaire  censé, adressé  pour  un  land art deà vu  que des fanfaronnades dont  on ne pense rien, sinon que ces  personnes sans talent, écrivent  pour leur  propre  pub. Il est décevant de voir se ternir certains coeurs, plus attachés  à la table  bien servie, qu'aux  miettes d'un casse-croûte. Poètes locaux compris.
Ils  n'ont rien compris et sont  mieux dans les blogs  à la mode qui ne demandent que ça  : faire  du follower.
Le land art, tel que je le pratique, se veut,  humble et  proche de  l'humain. C'est  un vecteur,  une porte ,  un passage,  un  moyen de communiquer avec le  monde, dans toutes les cultures. Je reçois mon  inspiration de différentes sources, mais Sans Amour, cela ne compte  pas. Mon combat n'est pas pour gongler  un ego à le transformer en Montgolfière. Non, c'est celui d'un homme âgé, cardiaque, relevant d'une grave  opérationde la colonne vertébrale, en difficulté et qui veut faire de la dernière  ligne droite,  un geste d'Amour.
 C'est tout.
Roger Dautais

mardi 22 janvier 2019

Spirale   :  pour Anne  Le Maître



... /Je t'avais prévenu,
je suis étranger.../
Graeme Alwright


à Sonia, simplement...

Vous avez pris le jeu de cartes. Vous avez battu les cartes. Vous avez coupé avec la main gauche.Vous avez choisi une carte. C'est le Chat Poisson de la Maison XII.
Permettez que je vous dise merci. Permettez que je reprenne maintenant la barre en main, puisque dérive il y eut en Ria. Dangereuse dérive qui
m 'emmenait à une incertaine disparition.
Les soirs de pleine lune, les elfes sortent. Vous le savez. Si peu de gens dans ce champ poétique. Le merveilleux fait sourire.
Ange venu d'ailleurs, mon Ange, fermez les yeux. Allons à la rencontre du guérisseur d'âmes, au Jardin des Mémoires, côtoyer, frênes , bouleaux, Oliviers et le chêne avec. Levez-les yeux , sept corbeaux amis, dans le ciel de vos yeux clairs
Les mains griffées à sang dans les ronciers, je cueille un à un les cynorrhodons , écarlates comme vos lèvres .
Embarquons dans l'esquif. Surfons sur la première vague. Qu'elle nous jette sur la rive, épuisés de désir. Si vous m'aimez, ne vous retenez pas. Mon corps brisé vous appartient.
Ne me retenez pas. Laissez-moi redescendre et atteindre la mer. Nuit d'encre, sous Orion, je jure ne plus apparaître ici, dès la fin de cette spirale, réalisée, offerte.
Je rejoindrai les autres au Paradis des amours perdues.
Auriez-vous déjà, oublié cette messe et le chêne avec ? et ces cailloux blancs offerts au défunt ?
Auriez-vous déjà, bel Ange, oublié ce que nos doigts ont tissé, et ne détricoterons jamais ?
Si les pierres blanches sont remontées en nombre d'intentions, si les cynorrhodons ont trouvé le cœur d'Anne, si, les silences ont maintenant leur maison, que me faut-il attendre de plus du land art, cher Ange ?
Prononcez de vos lèvres, le nom de celui qui sait votre jardin : Roumi.
Tout sera bien ainsi.
Roger Dautais
Notes de Land art pour la Route 77

http://rogerdautais.blogspot.com.
Photo : création land art, Roger Dautais
" Spirale " pour Anne Le Maître.

Ria d'Auray  - Le Bono.

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Landartiste, photographe, auteur de livres pour enfants, Roger Dautais est aussi un artiste atypique, sensible et attachant.Il a sû, dans la diversité de ses expressions, trouver une harmonie par la pratique quotidienne de cet art éphémère : le Land Art. Il dit "y puiser forces et ressources qui lui permettent, également, depuis de nombreuses années, d'intervenir auprès de personnes en grande difficulté ( Centre de détention pour longues peines et personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer) pour les aider par la médiation de l'art.