













à Raymond Anisten, mon ami...
C'est vivre et cesser de vivre qui sont des solutions imaginaires. L'existence est ailleurs.
André Breton
Si tu savais comme tu me manques, l'ami Raymond. Par ces jours de tempête et de lumière, j'aurai voulu que tu me raconta encore une fois ta vie. Tu savais si bien le faire. J'aurai voulu entendre ta voix, non pas comme au temps des courses folles dans les rues de Paris, non pas dans les cris , les hurlements et les aboiements de chiens policiers qui hantaient tes nuits, soixante dix ans après le drame, non pas dans les larmes de ta mère, ni de tes oncles, ni de tes tantes, ni de tes cousins, ni de tes cousines. Trente huit, tu répétais, trente huit, pfffft...partis en fumée.
J'ai vu tes larmes couler sur la plage d'Omaha Beach et la mémoire du sable en est à jamais emprunte.
Tu m'aurais raconté la rafle du Vel'd'hiv du 16 juillet 1942, la façon dont tu t'en étais échappé avec ton frère. Tu en riais encore de la farce faite aux bons gendarmes qui gardaient les moutons en route vers l'abattoir, l'holocauste, le mot qu'il ne fallait pas prononcer devant certains journalistes de la presse, ayant horreur des gros mots. Et toi, tu me disais, écris Roger, écris leurs noms dans les sables de Omaha Beach, Omaha la sanglante .
Le land art, tu ne connaissais pas et tu découvrais que tout art est porteur de message si c'est l'intention de l'artiste. Nous avions filmé, déjà. Tu te rends compte, moi qui ne sortait pas de l'IDEC. Et puis voila qu'aujourd'hui j'avais présenté un film dont nous avions parlé ensemble, deux ans avant ta mort : LA MÉMOIRE AMNÉSIQUE. Voilà que le film avait du succès, moi qui ne sortais pas de l'IDEC, trublion de la réalisation. J'aurai voulu que tu sois là, avec Jeanine à cette avant-première donnée à l'Amphi Pierre Daure de l'Université de Caen. J'aurai voulu te donner l'accolade fraternelle devant les 450 spectateurs, comme au bon temps, lorsque tu venais à mes expositions de photos,ou lorsque tu étais présent pour mes performances de Land Art avec mon groupe international PLAGES DE LIBERTÉ.
Tu leur aurait dit, toi, mon Raymond, mon frère, que je n'avais pas la grosse tête ,à tous ces faux modestes qui ne se réjouissent que des pâles succès. Des vrais masochistes de la création. Tu leur aurait dit que dans mon atelier d'art-thérapie, juif ou arabe, catholique, protestant, libre penseur, atteints par la maladie d'Alzheimer, ils étaient tous , mes patients, avant tout, respectables, respectés, jusqu'à la fin de leurs jours. Tu leur aurait dit que mon atelier ne conduisait pas des innocents dans les fours crématoires d'Auschwitz, par soucis d'eugénisme,mais que certains, de mes patients âgées de 85 ans et plus étaient toujours hantés par les horreurs de la guerre. Tu leur aurait dit que la promotion de mon film à la télé, dans les radios, et les médias, ce n'était pas pour attraper le melon, la grosse tête comme me disent ces aigris. Tu leur aurait dit comment Papa était mort le 15 février 2011, qu'ils avaient oublié, mais pas moi.Tu leur aurait dis, mon Raymond, touchez pas à Roger, c'est mon frère et puis...et puis, on aurait été boire un coup à leur santé, c'est çà la santé de la vie, à la santé de Jeannine et de Marie-Claude, d'Odette et Jacques, de Jean-Pierre et Mireille, de Lucien et Moïse, de Théo et Suzanne. Ma famille, celle qui dérange.
Bien sûr, tu n'es plus là. Tu es sur le chemin des étoile, celles qui embêtent le petit archi, tu sais, celui qui me demande toujours si je suis juif ?
ça m'a fait du bien de te parler et de t'écrire, mon Raymond. Sûr que le 25 février 2011 , dans la salle de cinéma du Cabieu de Ouistreham, lorsque nous présenterons notre film LA MÉMOIRE AMNÉSIQUE, à quelques centaines de mètres de mon atelier d'art-thérapie de la Maison de Retraite Rivabel'Âge, tu seras dans la salle, assis entre Marie-Claude et moi, parce qu'ils ne peuvent plus t'arracher de notre cœur et que dans mon porte-feuille, j'ai la carte de membre de l'association des enfants et petits enfants rescapés de la rafle du Vel'd'hiv, avec ta dernière signature , avant que tu ne sois mort,avant que tu ne sois parti retrouver les tiens, les trente huit membres de ta famille, raflés et passés aux fours crématoires nazi, les "éparpillés dans le vent". Pour moi, être artiste, c'est porter cette mémoire en moi, jusqu'à la fin du parcours et témoigner, témoigner que je suis ton ami, au-delà de la mort.
Roger Dautais
Texte de présentation de mon travail de landartiste sur le PORTAIL DU LAND ART( google)
Adepte de l'expression minimaliste, parce qu'elle me convient, j'ai choisi le Land Art, depuis dix ans, comme mode d'expression principal et complémentaire à l'écriture. Dans ma pratique journalière, devenir sculpteur d'éphémère, c'est réaliser, rêve après rêve, une rencontre au "coeur à coeur" avec la Nature. C'est au milieu des éléments, parfois éprouvants, qui la constituent que je trouve, l'équilibre et matière à nourrir mon imaginaire. J'arrive, ainsi, à faire prendre le relais de la parole et des mots dans la création d'une installation silencieuse et muette. C'est ma façon d'honorer cette Nature, si mal en point, d'y vivre malgré tout, en osmose avec elle. J'essaie de faire partager cette passion en rencontrant des publics divers, sans oublier ceux pour lesquels, privés de liberté ou de moyens, l'art devient médiation, autre façon d'approche singulière, lien d'humanité, tout simplement.
LE VOYAGE DE LA SPHERE
Délaissant, pour une fois, mes espaces maritimes favoris, qui se prêtent aux grandes installations, je me suis lancé dans un voyage de compagnonnage d'une année, avec une sphère végétale de ma création. Réalisée en coudrier, en aulne et en osier, je lui trouvais une telle énergie contenue dans ses courbes que l'idée me vînt de l'engager dans une route, une sorte de voyage initiatique, qui lui ferait connaître les quatre saisons et représenterait sa vie. Nous avons réalisé ce rêve, parcourant bois et forêts, mais aussi, la campagne, remontant les berges d'un fleuve, descendant les ruisseaux, arpentant les plages, sous la neige et par tous les temps. Cette sphère aura été le fil conducteur d'un voyage réalisé dans un carré de 30 kilomètres de côté. J'ai vu cette sphère, se modifier d'aspect au fil des saisons, alors que je l'habillais de couleurs locales. Je la trouvais "magique" et "magnétique " à la fois, cette compagne solitaire, qui me suivait à la rencontre du monde. Puis, considérant sa vie terminée, je l'ai brûlée le long du fleuve, avant d'y répandre ces cendres. Depuis, j'ai souvent raconté le Voyage de la Sphère, estimant que cette oeuvre éphémère englobait, la fabrication, le voyage, et l'évocation de sa mémoire. Roger Dautais
En Normandie, le 14 juin 2009
UCCELLI
Un soffio di vento
sruzzava
gocce d'inchiostro
ucelli vagabondi
sulla pergamena gialla
comme me immobile
del deserto.
(Alveare di specchi)
Les oiseaux
Un souffle de vent
aspergeait en nuées
de gouttelettes d'encre
telles des oiseaux vagabonds,
ce parchemin jauni
comme moi immobile
qu'était le désert.
Gina Labriola
Tes textes me remuent toujours ... trop ! surtout ceux concernant les disparus ! et je ne sais toujours pas pourquoi ! Je fais partie (faut-il le regretter?) de ceux qu'il ne faut pas trop secouer car ils sont pleins de larmes ... Une surcharge d'eau salée qui s'est transformée en surchage de poids tout court ! Un de ces mystères pas toujours expliqués ou explicables ! J'aime tellement ton travail, c'est fascinant ! Avec respect et admiration , bien à toi
RépondreSupprimerQuant si belle est ton oeuvre plus tes sentiments.
RépondreSupprimerC'est si grand le doleur du monde..Si grand que les bons coeurs j'espère.Mais, je ne sais pas, peut être que la peine de certains coeurs, et âmes... on ne peut pas déjà l' effacer. Il faut se plonger dans ta nature pour y se fondre avec tous ceux qui ne sont pas..... la vie est si belle que dure.
Je te souhaite un très bon voyage , et aussi par tous qui marchent avec toi... Je vois que sont plusieurs!
Je n'ai regardé qu'un peu du film, sur la memoire.. ce que j'ai pu voir à You tuve
Mais je te felicite pour ça aussi, pas pour le film ou aussi, si non pour donner joie, et dignité à ces personnes.
Merci.
Artemisia,
RépondreSupprimerUn mystère expliqué cesse de l'être. L'amitié, par exemple.
Merci pour ton très beau texte.
je t'embrasse bien amicalement,
Roger
Quelle note bouleversante.
RépondreSupprimerEt les photos qui parlent aussi. J'aime cette sphère qui se transforme et qui voyage.
Bien sûr il sera là. Dans votre coeur et c'est l'essentiel.
Margo,
RépondreSupprimerMon coeur est aux Asturies lorsque je lis tes mots et mes souvenirs à Lorient, pendant les fêtes de Lorient, avec Marie-Claude, vibrant au son de la gaïta.
Je reste debout dans la tempête, tu sais, malgré les crachins. je connais mes ennemis, je les affronte. Pour le reste, on verra. La vie est belle.
Je t'embrasse,
Roger
CARREment du POP ART au LAND ART !! T'es un bon Roger my friend
RépondreSupprimer... et j'adore : "écris leurs noms dans les sables de Omaha Beach, Omaha la sanglante..." c'est tellement de l'amour profond que je sens dedans... Boulversant ! Merci
Roger,
RépondreSupprimerCette sphère m'a fait voyager à travers les temps... Tes mots m'ont touché...
L'harmonie qui se dégage de ton travail m'appaise par le trop plein d'émotion qu'elle me procure.... J'ai hate de voir ton film dans les salles de l'hexagone.
Amicalement,
Karine
OH Beautiful- this totally made my day!!
RépondreSupprimerChacun de tes mots a trouvé son chemin, Roger, chacun.
RépondreSupprimerMagnifique, ce voyage de la sphère ! Tu as raison, elle est magnétique, et magique.
Je souhaite un bon succès à ton
Amitiés. film, le 25.
Mais surtout, j'adore ton taureau stylisé, il est plein, harmonieux, juste, une merveille de stylisation, oh, vraiment si réussi ! je ne me lasse pas de le regarder, ce taureau qui pourrait être celui de Minos....
Bonne soirée !
Amitiés.
Il me faudra revenir, un billet tellement dense qu'il faut le lire et le relire pour bien l'intégrer. L'hommage à Raymond déjà est une belle page, ornée de ces sphères dont le secret de fabrication a l'air refficace, car sapristi qu'elles sont rondes et pleines de vie !!
RépondreSupprimerMais c'est quoi cette histoire de grosse tête ?? On (je dis "on" car nous sommes plusieurs à partager le même sentiment, on se le dit en catimini mais "on" n'en parle à l'intéressé pour ne pas lui faire de peine) on en connait des blogs qui ont la grosse tête, pour de vrai, même que c'est pas méchant, et même qu'on ne lui en veut pas, mais Roger lui, c'est sûr, il ne l'a pas !!! On s'y connait, foi de Michelaise !
La primera es sobrecogedora, Roger. Me ha impactado tanto... No tienes idea. Y la composición de la quinta fotografía, es decir la composición física de la que deja constancia la quinta fotografía, me ha conmovido sobremanera. Me ha parecido estar en casa: absoluto conexión con el paisaje. Te dije cuando nos descubrimos que tus obras, al margen de su innegable impacto visual, habían de ser reflexionadas. Sigo siendo consciente de que están cargadas de metáforas, que son obras hondamente conceptuales. Pero al mismo tiempo permiten un acercamiento muy vivo, muy intuitivo y extremadamente cálido. Permiten emplear la racionalidad, o no. Abrazos.
RépondreSupprimerDear Roger, such peace and joy and beauty again in your works! As an artist I am also intetrested in the round form and circles.
RépondreSupprimerHere you have again some wonderful pieces of art! I love specially the 4th, 5th and 6th: so charming harmony in colours and forms! I am sorry not understanding the french text but so happy to be able to experince and enjoy the pictures! Have a nice weekend,
Leena
Bonjour Roger,
RépondreSupprimerTon billet est vraiment magnifique. Ta première photo ma parle beaucoup, et je ne la trouve pas sans rapport avec une de mes notes du 9 février consacrée à un récit très digne et émouvant :
Simone Veil (de l'Académie française) - Une jeunesse au temps de la Shoah - Le Livre de Poche n° 31898
Merci pour la grande qualité de ton blog.
Bon week-end.
Je me disais, en voyant les photos : mais comment fait-il pour confectionner autant de boules d'osier ?
RépondreSupprimerJe comprends mieux: c'est la même qui "voyage" ...avec toi !
Excellente idée !
Sphère des vies.
RépondreSupprimerBonjour Roger, qui peut ainsi parler de toi, seul celui qui n'a de face que la laideur, l'aigri qui se plaint que le soleil le cache; René Char disait:"il existe une sorte d'homme toujours en avance sur ses excréments". Mais pour ne pas finir sur une note négative: je te salue Roger: thibault
RépondreSupprimercette sphère qui roule, englobe, renferme, se
RépondreSupprimerreflète, remplie d'émotions et de souvenirs !
Roger c'est du beau, du pur, de l'émotion en barres !
bisous Roger
Patrick Lucas,
RépondreSupprimerLors de cette performance, on sentait l'odeur fétide des hyènes qui tournaient sue la digue et leurs paroles immondes passaient au-dessus de nos têtes.
Même le vent ne prit pas le temps de les prendre en compte.
Merci à toi, sur la route, comme un voyageur éveillé.
Amitiés,
Roger
Je ne sais que dire... je suis émue tant par les photographies que par votre texte.
RépondreSupprimerBon, j'ai pris le temps de tout lire, pour comprendre que la sphère c'est toujours la même, qui se promène, pose, repose, roule, va et vient ! Et qu'à la fin tu l'as brûlée et répandue dans l'eau. Debout dès 5h ce matin ??!! Bel et beau WE Roger
RépondreSupprimerL'hommage que votre ami vous a inspiré est digne de lui et de son histoire. Le voyage de la sphère de l'âme continue au-delà de l'oeuvre.
RépondreSupprimerAnne
Bonsoir Roger,
RépondreSupprimerOh, oui ... je ne sais que dire aussi ...
ton art est si absolument pur, belles et touchantes delà de toute mesure. Cette boule magique qui roule à travers les saisons est fascinant, attirant et charmant et - source d'inspiration. C'est une grande opportunité et très inspirant d'être ici avec tu.
bisous Roger,
isabella
(Excusez mes nombreuses erreurs, j'espère que c'est assez compréhensible)
Déja longtemps que je n'avais vu vos tableaux.
RépondreSupprimerToujours aussi sensationnels : une claque de sensations ! Merci!
Et à bientôt entre 2 lignes droites livresques.
Amitiés
Roger,je devrais ne rien écrire mais lire et relire, regarder, voir et inspirer.
RépondreSupprimerLa sphère éphémère elle-même bravant l'éphémère.
C'est l'amour qui ne disparaît jamais dans l'invisible de notre être.
Merci beaucoup, toujours.
En fraternité.
Ta sphère magique,
RépondreSupprimerTu dois bien t'en douter
Me turlupine,
Me fascine,
M'ensorcelle,
M'envoûte,
Me magnétise...
Tout au long des saisons,
Elle a roulé sa boule
Comme toi tu roules ta bosse
A la recherche du temps qui passe
Pour en savourer l'instant,
Avec pour tout équipage...
Des souvenirs qui débordent du coeur.
La sphère a vécu...
La sphère a retrouvé la Terre Mère
Vive la sphère !
Biseeeeeeeeeeeees de Christineeeee
PS/ Bon, maintenant, tu voyages avec quoi ? Un triangle, des ballons, des boules de pétanque, une bille , une roue ?
304 amis !
RépondreSupprimerJ'en reste baba !
Rebiseeeeeees
Roger, no se què em toca més el cor, si el text o les imatges.
RépondreSupprimerDiu molt de tu el concepte que tens "d'amic".
Crec què hi ha amics que estan tan dintre de nosaltres que son nostra pròpia vida.
Les imatges cada vegada m'impacten més i veig un trocet de Roger en cada una.
Què tinguis una molt bona setmana.
quel bouleversant hommage.... toujours autant d'émotion
RépondreSupprimerlaisse faire mer, l'éphémère effet de sphère...
RépondreSupprimerBeau respectueux du lieu me régal les yeux.
Bonjour Roger,
RépondreSupprimerUne belle visite, encore une fois troublante d'émotions...
Mon Papa est décédé le 8 février... Il fêterait ses 75 ans le 25 février 2011...
Et quel hommage, tout y est, les sphères, la neige, la touche de rouge, l'étoile, la grille, le bord du gouffre,
tout y est !
À bientôt, merci :)
Tres curieux tas fotographies.
RépondreSupprimerJ´a des grands amis en la Normandie.
Saludos desde España.
De novo é dificil, dizer alguma coisa, depois de ler o seu texto e ver suas fotos.
RépondreSupprimerBeijos
Mariacininha
Elle est belle cette boule qui voyage à travers le temps, le saisons... une boule d'amour, rien ne l'arrêtera !!
RépondreSupprimerEn pensée avec vous le 25 !
Changer les sphères en cendres pour qu'ils continuent de voyager et de tracer son propre chemin ... très beau!
RépondreSupprimerSaludos
as a pleasure not get to this site. through a friend. the field and everything else I've seen, is very creative, art and magic that's created is in the works and images .. congratulations. greetings from the end of the world.
RépondreSupprimerOh, que tes textes sont beaux ... celui sur ton père et cette simplicité à dire que tu es orphelin, moi j'ai du mal à le dire, une espèce de retenue parce qu'on croit à tort que c'est réservé aux enfants.
RépondreSupprimerEt le texte sur la Shoah ... bouleversant.Se remet-on jamais de la sauvagerie humaine ?
Pour la première fois les photos n'ont pas eu préséance sur le texte, même si elles l'illustrent parfaitement.
Nous sommes le 25 aujourd'hui et je suis en pensée avec toi et ton oeuvre, ton film sera bien reçu j'en suis sûre et j'espère bien le voir aussi.
Bien à toi Roger.
Comme le lapin d'Alice, j'ai beaucoup de retard...
RépondreSupprimerquel dommage c'eut été de ne pas m'ébahir devant
la planète-branches délicatement posée entre ciel d'écume
et sable de neige... un joyau!
Merci Roger!
alterdom,
RépondreSupprimerTu connais, l'heure unique, dans un lieu unique, sous la voûte étoilée, le lapin d'Alice, tout comme toi sont toujours à l'heure.
Je t'embrasse bien amicalement
Roger