
Jean Ferrat,
René Rougerie
Ce jour là, en plein marais, l'arbrisseau mort s'est trouvé sur mon chemin. Je l'ai ramassé et je l'ai planté à l'envers dans la boue d'une mare asséchée. Je suis allé ramasser des feuilles de peuplier dans une autre mare d'eau et je les ai accrochées aux racines, donnant une seconde vie éphémère à ce petit arbre. Puis, j'ai repris ma route.
Roger Dautais
Feuilles de l'automne passé qui me devance sur
la route. Pour elle, je conçois aisément
la cinquième saison.
Mortels, nous sommes--enfin, pas davantage
que cette minuscule araignée qui traverse la table, exposée à l'humeur d'un doigt.
Sensation de froid ou d'écrire.
Philippe Denis
"Notes lentes"
[Moi si j'ai rompu le silence C'est pour éviter l'asphyxie Oui je suis un cri de défense Un cri qu'on pousse à la folie ] Ferrat
RépondreSupprimerGrand respect, Monsieur Ferrat.
RépondreSupprimerRoger
oui même la mort peut avoir fière allure... le jour où j'aurai autant envie de mourir que de vivre...ce jour là,rien ne pourra plus me tuer!
RépondreSupprimerCet arbuste avec ses feuilles rougeoyantes en forme de cœur et ses branches mortes aurait eu sa place sur un disque de Jean Ferrat...
RépondreSupprimerMa mère,dans sa démence sénile, replantait les plantes en pot, à l'envers, racines en l'air : tout un programme...
RépondreSupprimerJ'ai gros pleuré en écoutant Ferrat sur l'hommage de Fce Inter à midi, gros pleuré.
Un exemple pour nous tous.
J'ai vu mes photos de land art utilisées pour illustrer des textes,des magasines, faire la première page de certaines revues, exposées, filmées, et je les ai même utilisées personnellement pour faire des jaquettes de CD et DVD, mais jamais encore pour un CD de chansons. Je n'ai pas osé pousser le rêve jusqu'à imaginer travailler pour le grand Jean Ferrat. Tu l'as fait pour moi, Epamin'.
RépondreSupprimerLes déments que je fréquente depuis si longtemps, Lola, dans mon atelier d'art thérapie, m'ont appris que leurs gestes, leurs comportements si déroutants deviennent pour eux et pour nous un autre langage avec lequel nous communiquons. Rien alors ne surprend qui est d'avance accepté dans ce cadre. L'acte de créer et la création sont si proches de ce monde qui nous échappe.
Merci de vos commentaires
Roger
c'est trés beau. Bel hommage ...
RépondreSupprimerHommage sincère et amplement mérité.
RépondreSupprimerRoger
L'arbre est un être curieux...on le voit toujours puisant ses réserves dans la terre et croissant vers le ciel...mais rien n'empêche de penser l'inverse: peut-être puise-t-il sa force dans le ciel et croît-il "à l'intérieur" ?
RépondreSupprimerOh, cette photo Roger, mais elle aurait sa place partout tant elle est belle et tant elle représente.
RépondreSupprimerJe reste sans voix.