


car les saisons n'ont rien effacé...
Sept cent
lieues
nous séparent
le rêve
nous
assemble
dans
le
gris
de l'hiver.
Tes cris
d'enfant
tes chants
joyeux
l'éclat
de ton
regard,
un tourbillon
de vie
anime
la maison.
Je pense
un jour
reprendre
le voyage,
traverser
la mer
aborder
sur l'île
retrouver
ton sourire
déposé,
là,
sur une
marelle
de sable.
J'aimerai
à nouveau
tes yeux
d'enfant,
ton rire
à cloche pied
tes cris
de joie
sur la marelle,
ta main
dans la
mienne,
rentrant à la maison.
Mais
sept cent
lieues
nous séparent.
Il faudrait,
ici,
raccommoder
les mots,
écrire
une musique
chanter
nos retrouvailles.
Mais
sept cent
lieues
nous séparent
depuis
si longtemps
que je suis
devenu
vieux.
Roger Dautais
LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
Très émouvant, ce poème...
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup le précédent aussi.
J'étais assis dans un musée, revassant devant une installation video quand m'est venu, hier, ce poème, de je ne sais où. Je l'ai écrit dans cette salle déserte et blanche, avec ses dessins et cette vidéo qui m'échappaient pour entrer dans un autre monde, une autre écriture, faite à son tour pour rencontrer les yeux d'une licorne. Une continuité, donnée en quelque sorte, à cette absence.
RépondreSupprimerMerci de tes encouragements,
Roger
Comme ils sont beaux tous ces mots de tendresse!
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