


Les visages de la vérité.
La vérité est une femelle métaphorique
Quand l'eau se mêle au feu
Dans sa forme
La vérité est relative
Lorsque le sang se mêle au sang
Dans la nuit
La vérité est immaculée limpide
Lorsque la victime
Pieds tranchés
Va lentement
Et "la vérité est personnelle"
dans un poème.
Elle n'est ni ce qu'elle est:
Ni son contraire.
Elle est ce qui a perlé de son ombre.
Mahmoud Darwich 1942- 2008
La trace du papillon
La vie, comme une trace dans une cour à charbon.
Jardin nu, stérile, porté par l'oubli
il propose
des festins de roi aux obèses
des os rongés aux ascètes.
L'embarquement
pour Cythère est encore un mirage de plus
et l'image
de la folle délirante, aux pieds nus courant dans les vagues
un renvoi à la case départ.
Boire, n'est plus de mise,
les peines sont lâchées
les probations proposées, et les molosses habillés de noir,
aboient après la caravane
annoncent l'ordre nouveau.
L'égérie s'ébroue dans le sperme et le lucre
Salue la dérive
à la Romaine,
avant de rejoindre sa couche,
éreintée par tant de compromis
bave à la commissure des lèvres bleues
collapsus annoncé,
écrit dans le sable
Vengeresse, elle tressaute,
se redresse,
va jusqu'au balcon,
respirer le parfum enivrant des roses qu'elle n'a jamais eues.
.Illusion, ou jardin d'Eden,
trois géraniums nains suffiront à l'affaire
pour tromper la belle,
jusqu'à la prochaine crise .
Roger Dautais
28 septembre 2009
LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
Ce poème a été composé après l'assemblage des ces trois photographies. Il est la résultante d'une recherhe de l'oubli ou comment accélérer l'amnésie d'une rencontre avortée. Il est compagnon de route du poème de Mahmoud Darwich, né comme moi, en 1942, décédé en 2008. Sa vérité est ma compagne de route.
Morgane, Morgane... Eh, oui, ça y est, je me souviens: cela me rappelle un feuilleton que je regardais lorsque j'étais petite "Sébastien et la Marie-Morgane".
RépondreSupprimerCertains de vos mots sont très durs mais adoucis pas la beauté de vos images.